Robin Swicord

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Robin Swicord
Nom de naissance Robin Stender Swicord
Naissance (66 ans)
Columbia, Caroline du Sud
(États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Scénariste, réalisatrice, productrice
Films notables Les Quatre Filles du docteur March
Les Ensorceleuses
Mémoires d'une geisha
Lettre ouverte à Jane Austen
L'Étrange Histoire de Benjamin Button

Robin Swicord, née le à Columbia en Caroline du Sud aux États-Unis, est une scénariste, réalisatrice et productrice américaine.

Elle est connue pour ses adaptations d'œuvres littéraires[1]. Elle écrit le scénario du film Mémoires d'une geisha, d'après le roman Geisha d'Arthur Golden[2], pour lequel elle remporte le Satellite Award du meilleur scénario adapté en 2005. En 2008, son scénario du film L'Étrange Histoire de Benjamin Button, d'après la nouvelle éponyme de F. Scott Fitzgerald, est nommé pour l'Oscar du meilleur scénario adapté et le Golden Globe du meilleur scénario. Parmi les scénarios pour lequel elle est créditée figurent aussi notamment Les Quatre Filles du docteur March, Les Ensorceleuses, Matilda, La Famille Perez et Shag[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Robin Swicord est née à Columbia en Caroline du Sud[2], elle est la fille d'Henry « Hank » Grady Swicord II, un homme d'affaires, et de Jean Carroll Swicord (née Stender)[5]. Le père de Swicord était dans l'armée, la famille déménageait donc souvent, elle passe une grande partie de son enfance à Barcelone, en Espagne, jusqu'à finalement s'installer en Floride[6]. Elle a un frère, Steven Swicord.

Swicord explique qu'elle a toujours écrit durant son enfance, et que plus tard, comme elle a continué à le faire à l'université, elle est devenu intéressé par les scénarios parce qu'elle les trouve visuels par nature[7].

Elle est diplômée de l'université d'État de Floride[8], où elle obtient un double diplôme en anglais et en théâtre, avec une spécialité sur la scénographie[2]. Pendant ses études, Swicord travaille comme photographe au journal de l'université, Florida Flambeau[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après l'université, alors qu'elle est encore dans le nord-ouest de la Floride, Swicord réalise des courts métrages, finissant par obtenir un poste de réalisatrice industrielle à Atlanta, en Géorgie, pour IBM. La multinationale appréciant son travail, recommande Swicord pour un emploi dans leur agence de publicité à New York, où elle travaille comme rédactrice[7].

Avec d'autres anciens élèves de l'université d'État de Floride, ils créaient une troupe de théâtre, Swicord écrit et aide à produire deux pièces de théâtre[9]. Merrily Kane, un agent, assiste à l'une des pièces et demande à Swicord si elle envisage d'écrire pour un film. Swicord lui transmet un script appelé Stock Cars for Christ qui est vendu à M-G-M, un travail qui exige qu'elle déménage à Los Angeles. Bien que le projet n'ait jamais été produit[8], elle est encadrée à M-G-M par Lynn Arost, une responsable du développement de l'entreprise qui, selon Swicord, lui a donné l'expérience et le temps pendant qu'elle apprenait à réécrire elle-même des scripts[7]. Susan Froemke, une éditrice qui travaillait souvent avec les frères Maysles, devient également un de ses premiers mentors[10].

Elle fait ses débuts de réalisatrice avec le court métrage The Red Coat sorti en 1993, pour lequel elle a également écrit le scénario. Le film porte sur sa grand-mère et met en scène Teresa Wright et Bridget Fonda[11].

Pour le film Les Quatre Filles du docteur March, sorti en 1994, Swicord mène des recherches intensives dans les journaux personnels et les lettres de famille de Louisa May Alcott afin de recréer la période avec précision[7]. Pendant plus de 12 ans, Swicord travaille avec la réalisatrice Amy Pascal pour développer le projet. Le studio voulait que Winona Ryder soit la vedette du projet, de sorte que la productrice Denise Di Novi, qui entretenait une relation de travail de longue date avec Ryder, rejoigne l'équipe en tant que productrice. Ryder voulait une réalisatrice, ce qui représentait un défi supplémentaire, car la liste des réalisatrices du studio était restreinte. Gillian Armstrong, qui était sur cette liste, est alors embauché au poste de réalisatrice[12].

Au cours du processus d'écriture de l'adaptation de La Famille Perez, sorti en 1995, Swicord apprend à connaître le monde de l'auteur, Christine Bell, à Miami[7].

Swicord travaille avec son mari, Nicholas Kazan, sur le scénario du film Matilda, sorti en 1996, adapté du roman éponyme de Roald Dahl, qui était un livre pour enfants que le couple aimait lire à leurs filles. La fille de Dahl, Lucy Dahl, reçoit l'approbation du script[13].

Pour le film Mémoires d'une geisha, sorti en 2005, Swicord travaille en collaboration avec le réalisateur Rob Marshall pour adapter le roman d'Arthur Golden[14]. Bien que le projet ait été mené avec d'autres auteurs et réalisateurs et qu'il y avait beaucoup de versions précédentes du script, Swicord déclare qu'elle et Marshall ont commencé à partir de zéro[12]. Swicord a pu utiliser les recherches originales de Golden et ses manuscrits non édités pour construire le scénario, qui a remporté un Satellite Award du meilleur scénario adapté[2].

Le premier long métrage de Swicord est Lettre ouverte à Jane Austen, sorti en 2007, dont elle est la scénariste et la réalisatrice[15]. Le film est une adaptation du roman de Karen Joy Fowler, Le Club Jane Austen, publié en 2004[16].

Pendant plus de 10 ans, Swicord travaille sur l'adaptation à l'écran de L'Étrange Histoire de Benjamin Button, d'après la nouvelle éponyme de F. Scott Fitzgerald issue du recueil de nouvelles Tales of the Jazz Age, publié en 1922[17],[18]. Le projet est développé par le producteur Ray Stark pendant 20 ans avant qu'elle ne commence à travailler sur le scénario. Swicord dit que l'adaptation de la nouvelle est si libre qu'elle estime que son travail est presque devenu un scénario original[12]. Le scénario a eu une très longue période de développement à Hollywood et est attaché à de nombreux réalisateurs, acteurs et studios[19]. Le dernier réalisateur du film, David Fincher, embauche Eric Roth, qui réécrit une grande partie du script original de Swicord[6],[17].

Projets non-produits[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1984, Swicord épouse le scénariste Nicholas Kazan, fils du réalisateur Elia Kazan, avec qui elle a deux filles, les actrices Zoe Kazan et Maya Kazan[23],[24].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Last Days at the Dixie Girl Café
  • 1984 : Criminal Minds

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jaime Wolf, « The Blockbuster Script Factory », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  2. a b c et d (en) Jeremy Kay, « Memoirs of an adaptation », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  3. (en) Barbara Morgan et Maya Perez, On Story: Screenwriters and Their Craft, Austin, Texas, University of Texas Press, , 1re éd., 63-80 p. (ISBN 978-0-292-75460-7, lire en ligne), « Structure and Format: A Conversation with Frank Pierson, Whit Stillman, Robin Swicord, and Nicholas Kazan ».
  4. (en) Research Channel, Université de Californie du Sud, « Literary Luncheon Series with author and screenwriter Robin Swicord » (consulté le 11 octobre 2015).
  5. (en) « Florida Obituary and Death Notice Archive - Page 1042 : Henry "Hank" Grady Swicord II », sur GenLookups, (consulté le 6 octobre 2015).
  6. a et b (en) Tim Grierson, Screenwriting, Burlington, Massachusetts, Focal Press, , 154-163 p. (ISBN 978-1-136-07061-7, lire en ligne), « Robin Swicord ».
  7. a b c d e et f (en) Jay Fernandez, « The Dialogue: Learning from the Masters, An Interview with Screenwriter Robin Swicord. Part 1 of 3 », sur The Dialogue Series, (consulté le 11 octobre 2015).
  8. a et b (en) Jill Nelmes, Jule Selbo et Jean Ansolabehere, Women Screenwriters: An International Guide, Houndmills, Basingstoke, Hampshire ; New York, NY, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-1-137-31236-5, lire en ligne).
  9. (en) John Simon, « Theater: Apocalypse? Naaah! », New York Magazine,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Robin Swicord, « 2014 Nicholl Screenwriting Awards: Robin Swicord », sur Academy of Motion Picture Arts and Sciences, (consulté le 11 octobre 2015).
  11. a et b (en) Anne Thompson, « Swicord making directing debut », Variety,‎ (lire en ligne).
  12. a b et c (en) Jay Fernandez, « The Dialogue: Learning from the Masters, An Interview with Screenwriter Robin Swicord. Part 2 of 3 », sur The Dialogue Series, (consulté le 11 octobre 2015).
  13. a b c et d (en) Jay Fernandez, « The Dialogue: Learning from the Masters, An Interview with Screenwriter Robin Swicord. Part 3 of 3 », sur The Dialogue Series, (consulté le 11 octobre 2015).
  14. (en) David Mermelstein, « Robin Swicord: Memoirs of a Geisha », Variety,‎ (lire en ligne).
  15. (en) Jackie Lyden, « Filming 'The Jane Austen Book Club' », All Things Considered, NPR,‎ (lire en ligne).
  16. (en) Michelle Grabicki, « Robin Swicord, screenwriter-director », The Hollywood Reporter,‎ (lire en ligne).
  17. a et b (en) Dave Kehr, « Holiday Movies: A Curious Life, From Old Age to Cradle », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  18. (en) Movieline Staff, « Top Ten Unproduced Screenplays », Movieline,‎ (lire en ligne).
  19. (en) Virginia Campbell, « Open Secret », Movieline,‎ (lire en ligne).
  20. (en) Lynn Smith, « A Small Boom in Visiting the Sins of the Fathers », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).
  21. (en) Cathy Dunkley, « Trio cast off for 'Mermaid' tale », Variety,‎ (lire en ligne).
  22. (en) Jeremy Kay, « Dougray Scott joins powerhouse female trio in Mermaids Singing », Screen Daily,‎ (lire en ligne).
  23. (en) « Zoe Swicord Kazan - California Birth Index », sur FamilySearch (consulté le 6 octobre 2015).
  24. (en) Kenneth Turan, « Film Critic's Notebook: When an actor is also a friend », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]