Rida Daalouche

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Le 12 avril 1994, Rida Daalouche (né en 1958), est condamné à 14 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Il sera ensuite acquitté le 8 mai 1999 par la cour d'assises de Montpellier à l'issue d'une procédure de révision.

Les faits[modifier | modifier le code]

Le 29 mai 1991, dans le bar marseillais « la Gerbe d'or », un ouvrier de 26 ans revendeur d'héroïne, Abdelali Gasmi, est égorgé à coups de tessons de bouteille à la suite d'une bagarre. Rapidement un tunisien de trente-six ans, Rida Daalouche est dénoncé par son cousin.

Lui-même toxicomane, malade psychologiquement et physiologiquement, Rida Daalouche multiplie les propos contradictoires et les explications confuses durant l'enquête. Le 12 novembre 1991, le juge d'instruction ordonne son incarcération.

Bien qu'il n'ait jamais cessé de proclamer son innocence, le 12 avril 1994 Rida Daalouche est condamné par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à quatorze ans de réclusion pour meurtre.A Paris .

La révision[modifier | modifier le code]

Au cours de sa détention, sa famille retrouve un certificat médical établissant que Rida Daalouche était en cure de désintoxication dans un hôpital le jour du meurtre.

Le , la Commission de révision des condamnations pénales saisit la Chambre criminelle de la Cour de cassation comme Cour de révision.

Le , la Commission ordonne la suspension de l'exécution de la condamnation et un supplément d'information. Le lendemain, Rida Daalouche est libéré.

Le , la Chambre criminelle de la Cour de cassation examine l'affaire et, par un arrêt du , annule la condamnation et renvoie l'affaire devant la cour d'assises.

En , un nouveau procès s'ouvre devant la cour d'assises de Montpellier qui, le 8 mai 1999, acquitte Rida Daalouche.

Innocenté après avoir passé cinq ans et trois mois en détention, Rida Daalouche demande alors réparation devant la Commission nationale d'indemnisation (CNI). Mais, le , la CNI rejette sa requête au motif qu'il est en partie responsable de son incarcération puisqu'il n'avait pas été capable, au moment de l'enquête, de donner des indications suffisamment précises qui auraient permis de retrouver le bulletin d'hospitalisation qui lui a finalement permis d'être acquitté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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