Église Saint-Jean-Baptiste de Belleville

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église Saint-Jean-Baptiste de Belleville
Image illustrative de l’article Église Saint-Jean-Baptiste de Belleville
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1854
Fin des travaux 1859
Style dominant Néo-gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (2015)[1],[2]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 32″ nord, 2° 23′ 21″ est

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église Saint-Jean-Baptiste de Belleville

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église Saint-Jean-Baptiste de Belleville

L’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville est une des premières églises d'architecture néogothique construites à Paris. Située au 139 rue de Belleville, dans le 19e arrondissement de Paris, elle fut construite entre 1854 et 1859.

Sans paroisse propre à leur village, les Bellevillois obtiennent de l'évêché une chapelle en 1543. Construite en 1548, elle est remplacée par une première église Saint-Jean-Baptiste en 1635[3].

Lors des travaux de 1854, la première pierre de l’église édifiée en 1645 a été retrouvée. Elle portait cette inscription : « Cette première pierre a esté pozée par M. Charles de Hillerin, docteur en théologie, curé et chevecier de Saint-Médéric, à Paris, le IIIe jour de juillet 1645. »

Description[modifier | modifier le code]

Cette église est composée d'une nef de cinq travées à deux collatéraux et huit chapelles latérales, un transept, un chœur avec une travée dans le prolongement de la nef, un déambulatoire donnant accès à sept chapelles, de deux sacristies et de deux clochers surmontés de flèches. L'église mesure 68 m de longueur hors-œuvre sur 25 m de largeur, l'élévation de la façade jusqu'au faîtage est de 26 m, la hauteur de chaque flèche est de 57 m, les hauteurs de voûte sont pour la grande nef de 19 m et de 8 m pour les bas côtés.
Parce qu'elle est son dernier chantier, l'église saint Jean-Baptiste de Belleville est l'œuvre la plus aboutie de Jean-Baptiste-Antoine Lassus (1807-1857) l'un des premiers architectes du style néo-gothique au milieu du XIXe siècle en France. À Belleville, Lassus détermina la structure, fixa le programme iconographique et dessina le mobilier de l'église ; le décor sculpté est l'œuvre d'Aimé-Napoléon Perrey ; les verrières furent réalisées par Auguste de Martel, d'après des cartons de Louis Steinheil ; les pentures du portail et de toutes les portes latérales furent forgées par le ferronnier d'art Pierre Boulanger[4].

Jugement d'Eugène Viollet-le-Duc sur l'église saint Jean-Baptiste : à Belleville, « Lassus a déployé beaucoup d’érudition, de goût et même mis un certain caractère original dans cette étude en grand de l’architecture du XIIIe siècle. »[5]

En 2008, le chœur fit l'objet de travaux destinés à aménager un baptistère et à rénover le sanctuaire, sous la direction de l'architecte François Lacoste.

Ce site est desservi par la station de métro Jourdain.

Façade[modifier | modifier le code]

Jean le Baptiste est le saint patron de l’église et de la paroisse. C'est pourquoi la façade lui est consacrée. Jean est présenté dans le Nouveau Testament comme le cousin de Jésus et le prophète qui prépare la venue du Seigneur (Luc), comme la voix annoncée par les prophètes invitant à la conversion (Matthieu) : Jean prêche au désert, annonce la « bonne nouvelle » de la venue du Messie. Il invite les foules à recevoir le baptême pour se préparer à accueillir le Messie, qui baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu. Jean désigne à ses disciples Jésus comme l'Agneau de Dieu, le Messie (Jean) et le baptise dans le Jourdain. Jean dénonce le mariage d'Hérode avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe (Marc) : il est arrêté, mis en prison et décapité (Matthieu et Marc).

  • Portail central (œuvre d'Aimé-Napoléon Perrey): l’ange Gabriel annonce à Zacharie la naissance d'un fils: Jean. Marie visite sa cousine Élisabeth. La naissance de Jean. La prédication de Jean. Jean baptise Jésus. Jean critique Hérode. Jean est décapité, sa tête est apportée à la fille d'Hérodiade (Luc 1-3 ; Marc 6,17-29). Le Christ en gloire.
  • Trumeau : Jean au désert présente l’Agneau de Dieu.
  • Portail de gauche : les prophètes Isaïe (Isaïe 6,6 ; Mt 3,3 ; 11,10) et Malachie (Mt 17,11) annoncent Jean le Baptiste.
  • Portail de droite : Jésus et Jean en prison (Mt 11,2-19). Le Christ libère Adam et Ève. Le triomphe de Jean le Baptiste.

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Au-dessus des portes, deux vitraux : le roi David et sainte Cécile, et une rosace : la Vierge Marie au ciel.

Nef[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de la nef

L’iconographie, la typologie variée des verrières et les techniques mises en œuvre manifestent le souci archéologique propre aux architectes du néo-gothique. Ces vitraux illustrent des récits de l’Ancien Testament :

Nef, sur le côté gauche

  • 1 Ève tirée du côté d’Adam
  • 2 Adam, Ève et le serpent
  • 3 Adam, Ève et l’ange
  • 4 Caïn et Abel
  • 5 L’arche de Noé
  • 6 Le sacrifice de Noé
  • 7 Noé maudit Canaan
  • 8 La tour de Babel

Transept gauche

Transept gauche
  • 9 Abraham et Isaac
  • 10 Abraham et Melchisédech
  • 11 Moïse et le buisson ardent
  • 12 les tables de la Loi

Transept droit

Transept droit
  • 13 l’arche d’alliance
  • 14 le désert
  • 15 le serpent d’airain
  • 16 la mort de Moïse

Nef, sur le côté droit

  • 17 Job et ses amis
  • 18 Tobie et les morts
  • 19 Samson et le lion
  • 20 Josué et le soleil
  • 21 David jouant de la harpe
  • 22 Salomon rendant la justice
  • 23 Eléazar et l’éléphant
  • 24 Judith et Holopherne

Chapelles latérales[modifier | modifier le code]

Le vaisseau central est flanqué de deux collatéraux et de chapelles latérales. Le mobilier — autels, baptistère, confessionnaux, portes — a été dessiné par Lassus.

Vitraux des chapelles du côté gauche :

  • Saint Jean baptisant Jésus.
  • Saint Michel.
  • Saint Nicolas, évêque de Myre (270-345).
  • Saint Vincent, prédicateur, diacre, martyr (304)

Vitraux des chapelles du côté droit :

  • La descente de Jésus aux enfers.
  • Saint François-Xavier, prêtre (1506-1552).
  • Sainte Catherine d’Alexandrie, philosophe, martyr du IVe siècle.
  • Saint Fiacre, ermite et jardinier (vers 670).

Sanctuaire[modifier | modifier le code]

Les trois vitraux de la Passion et de la Résurrection
  • Au premier niveau
  1. Portement de Croix : aidé par Simon de Cyrène, Jésus porte la Croix et s’adresse aux femmes de Jérusalem.
  2. Calvaire : Jésus est élevé sur la Croix, entouré de Marie et du disciple bien-aimé. Ce vitrail est inspiré de la grande verrière de la cathédrale de Poitiers, œuvre du XIIe siècle.
  3. Déploration sur le corps du Christ : Joseph d’Arimathie s’adresse à Nicodème, à côté de Marie, mère de José. Marie-Madeleine verse des larmes et un disciple embrasse la main de Jésus.
  • Au second niveau
  1. Résurrection : Jésus sort du tombeau, portant le livre de vie et la Croix, instrument de sa victoire sur la mort.
  2. Ascension : Jésus trône dans les cieux, les disciples et Marie.
  3. Pentecôte : envoyé par le Christ Jésus, l’Esprit-Saint descend sur les douze apôtres réunis autour de Marie (Luc 24,49).
Les quatre vitraux de la travée du chœur
  1. Saint Jean-Baptiste, saint Paul, saint Jacques le Majeur, saint André
  2. Saint Philippe, saint Jacques le Mineur, saint Jean, saint Thaddée
  3. Saint Luc, saint Pierre, saint Matthias, saint Marc
  4. Saint Simon, saint Thomas, saint Barthélémy, saint Matthieu
L'autel et les reliques
  • L'autel, comme l'ensemble des meubles du sanctuaire est l'œuvre d'Ulysse Lacoste. Lors de la consécration de l’autel en 2008, des reliques de saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (1786-1859), y ont été déposées. L’autel est orné d'un vitrail d'Henri Guérin. Il représente l’Agneau pascal : Jean le Baptiste désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu, reprenant une comparaison du prophète Isaïe (Isaïe 53,7-11).
Le tabernacle

Grand orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue

Cavaillé-coll (1863). Roethinger (1960). Beuchet (1976). Bernard Dargassies (2003). 2 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes. Transmissions électriques. 22 jeux.

Grand-Orgue :

  • Bourdon 16'
  • Montre 8'
  • Bourdon 8'
  • Flûte harmonique 8'
  • Salicional 8'
  • Prestant 4'
  • Doublette 2'
  • Fourniture IV rgs
  • Cymbale III rgs
  • Trompette 8'
  • Clairon 4'

Récit expressif :

  • Cor de nuit 8'
  • Gambe 8'
  • Voix céleste
  • Flûte 4'
  • Doublette 2'
  • Trompette 8'
  • Hautbois 8'

Pédale :

  • Flûte 16'
  • Flûte 8'
  • Bombarde 16'
  • Trompette 8'

Accouplements: Récit/Grand orgue en 16', 8'. Tirasses: Grand orgue, Récit. Crescendo général. Appel d’anches sur les trois claviers. Tutti.

Jean-Baptiste Lassus et Henri Guérin[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Lassus (1807-1857). Premier à avoir appliqué aux édifices du Moyen Âge les méthodes de l’examen et du raisonnement archéologiques et à avoir combiné cette approche graphique avec l’étude des textes anciens, Lassus a transmis beaucoup de son savoir à Viollet-le-Duc. Lassus combine ce savoir avec la pratique d’architecte restaurateur : il est chargé de monuments nombreux et considérables : la Sainte Chapelle et Notre-Dame, Saint-Séverin et Saint-Germain l’Auxerrois, les cathédrales de Chartres et du Mans, de nombreux édifices bretons. Avant saint Jean-Baptiste de Belleville, Lassus a construit quatre autres églises (Saint Nicolas de Nantes, Sacré-Cœur de Moulins, Saint Pierre de Dijon, Saint Saturnin de Cusset), la sacristie de Notre-Dame de Paris et quelques monuments civils. Ses expériences dans le domaine des arts décoratifs sont nombreuses. Théoricien du gothique, Lassus met en avant le caractère rationnel de ce mode de construction et insiste sur le caractère porteur de l’ogive, s’opposant au discours méprisant de Quatremère de Quincy qui ne voyait dans le gothique que l’expression du désordre ou du caprice.
Il cherche à construire un édifice riche d'une poésie religieuse en jouant sur la lumière, la multiplicité des points de vue, la variété dans l'unité et la légèreté de la construction : « Les monuments gothiques emportent l’esprit vers le ciel où s’élancent leurs pyramides : on croirait que l’artiste a voulu dresser autant d’échelles de Jacob, pour mettre l’homme en rapport avec Dieu. Chaque pas que l’on fait dans une église gothique modifie la perspective et change pour l’observateur l’aspect du monument. L’esprit s’élève d’un seul coup à la région des merveilles. L'unité vous frappe d'abord et cependant chaque partie, chaque détail vous présente une combinaison nouvelle, une disposition aussi ingénieuse qu'inattendue, et dans lesquels chaque pas vous procure le plaisir d'une découverte. L’inspiration a triomphé de tous les obstacles matériels, ouvert les portes d’un monde nouveau. »[6]

Henri Guérin (1929-2009) a adopté la technique du vitrail en dalle de verre que pratiquait le moine bénédictin Dom Ephrem Socard à l’abbaye d’En Calcat. Technique bien différente de celle du vitrail traditionnel par le matériau lui-même la dalle, plaque de verre de trois centimètres d’épaisseur et par le moyen de liaison des pièces de verre, un mortier de ciment et non un joint de plomb. Henri Guérin a personnalisé cette technique en lui appliquant sa manière de peintre : en enlevant lors de la taille, de l’ombre dans les dalles par de grands éclats en profondeur. Il a peu à peu affiné les joints de ciment jusqu’à les transformer en fine résille qu’il teinte dans la tonalité permettant son intégration à l’architecture.

Autel de saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

La Prédication de Jean

Trois toiles de Théodore Maillot (1826-1888).

  • Le baptême de Jésus Christ par saint Jean.
  • La prédication de Jean. Sous la peinture, une inscription : Fuit homo missus a Deo Joannes ut testimonium perhiberet de lumine (« Il y eut un homme envoyé de Dieu, Jean, pour témoigner de la lumière » (Jean 1,6-7).
  • La décapitation de Jean (Mt 14,3-12).
  • Vitraux de saint Jean Baptiste : Saint Jean au désert, Saint Jean présentant l'Agneau, Décollation de saint Jean.

Baptistère[modifier | modifier le code]

Lors des travaux du chœur, en 2008, la croix installée en 1961 a été conservée. La décision de placer le baptistère dans le chœur s'explique par le désir de mettre en valeur le baptême dans une église consacrée à Jean le Baptiste et par la volonté de pouvoir accueillir dignement les grandes assemblées présentes pour les baptêmes, ce que ne permet pas la chapelle des fonts baptismaux. Un octogone a été tracé au sol, symbole du huitième jour : le sabbat juif étant le septième jour, le Christ étant ressuscité le lendemain du Sabbat, le jour de la résurrection est le huitième jour « dans le temps et au-delà du temps ».

L'orgue du chœur est dû à Suret et date de 1859. Il est composé de deux claviers de 54 notes et d'un pédalier de 18 notes. Les transmissions sont mécaniques. Il compte treize jeux. Devant les deux buffets d'orgue, six stalles dessinées par Lassus.

L'éclairage de l'église[modifier | modifier le code]

An 2014 la ville de Paris a remis tout le système électrique de l'église aux normes actuelles et a procédé à l'éclairage de toutes les petites chapelles de l'édifice.

En  2015, un nouvel éclairage, financé par la paroisse et le diocèse de Paris, a pris place dans l'église. C’est l’entreprise « LUMIN’ERE » qui réalisa ce travail d’ensemble. On n’y admire dorénavant la légèreté et l’élévation que procure cette réalisation en harmonie avec le souhait de Monsieur Lassus. L’ensemble de l'éclairage utilise des lampes au format LED pour un respect écologique de l’énergie.

FIN 2014, L'ÉGLISE EST CLASSÉE A L’INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES

Vitraux du chœur[modifier | modifier le code]

  • Sainte Anne, mère de la Vierge Marie.
  • Saint Roch, pèlerin, serviteur des malades (1340-1376).
  • Saint Martin, soldat, moine, évêque de Tours (316-397).
  • Saint Denis, premier évêque de Paris (vers 250).
  • La chapelle de la Vierge Marie, rectangulaire, est ornée de trois vitraux représentant la vie de Marie. La représentation de l'Immaculée Conception de Marie, comme celle de la rose de la façade, reprend l'iconographie de la Vierge de la Médaille miraculeuse frappée en 1832. Le dogme de l'Immaculée Conception fut proclamé en 1854, ce qui explique la présence de deux représentations de ce thème théologique dans cette église construite en 1857. Ces trois vitraux ont été offerts par le curé de la paroisse, Charles Longblois, et ses vicaires. Ils sont représentés en prière devant la statue de la Vierge Marie.
  • Saint Vincent de Paul, prêtre (1581-1660). Le vitrail a disparu lors de l'incendie de la chapelle.
  • Le bon samaritain (Luc 10,29-37)
  • Sainte Geneviève, vierge consacrée, patronne de Paris (420-500).
  • Saint Charles Borromée, évêque de Milan, cardinal (1538-1584).

Autel de saint Joseph[modifier | modifier le code]

Autel de saint Joseph

Joseph, de la maison du roi David, est l’époux de la Vierge Marie, mère de Jésus.

Trois toiles d'Auguste Leloir (1809-1892)

  • La nativité
  • Le mariage de Joseph et de Marie, avec une inscription : Maria desposata Justo cui nomen Joseph « Marie accordée en mariage à un juste du nom de Joseph ».
  • La mort de Joseph, entouré de Jésus et Marie.
  • Vitraux de saint Jean : l'importance donnée à Jean l'évangéliste s'explique par la présence dans son évangile d'une description de Jean le Baptiste désignant à ses disciples Jésus comme l'Agneau et par l'emploi de cette image dans l'Apocalypse. Vitraux : le martyre de saint Jean, Jean l'Évangéliste, Jean rédigeant l'Apocalypse devant les sept Églises d'Asie.

Tympans du transept[modifier | modifier le code]

Tympan du portail de gauche (rue Lassus) : Monseigneur François-Nicolas-Madeleine Morlot, archevêque de Paris (1857-1862) et la Religion présentent à saint Jean-Baptiste l’église de Belleville.

Tympan du portail de droite (rue de Palestine) : La résurrection de Jésus. Le tombeau du Christ est gardé par cinq soldats : deux sont en admiration et en prière, un autre réfléchit, un autre encore se sauve, épouvanté, et le dernier tente de percer le Christ de sa lance.

Tympan de La Résurrection de Jésus

Inscriptions relevées sur les cloches[modifier | modifier le code]

Les inscriptions gravées sur les quatre cloches ont été relevées lors de l’inventaire de 1922, transcrites sur celui de 1942 et vérifiées en 2009 :

  • « Dieu tout en nous S Raphaël pour servir à l’honneur de Dieu en l’église de s Michel Bourdeau 1566 L’an 1810 j’ai été nommée GUILLAUMETTE GENEVIEVE par Gau Galot et M G Berger Veuve de Gilles DENOYEZ et bénie par M Ches Isidore DUMOUTIEZ Curé et LEVERT Maire de Belleville. »
  • « L’an 1762, à la gloire de Dieu, j’ai été bénie et nommée JEAN-MARIE, par Mr Jean Antoine Xavier DONZEAUD DE ST PONS, prêtre, docteur en droit de la Faculté de Paris, chefsier curé de l’Église Collégiale et Paroissiale de St Merry et de st Jean Baptiste de Belleville, son annexe, et Demoiselle Marie Françoise DONZEAUD DE ST PONS, sa sœur ; Florent ROUSSEAU, marguillier en charge, et Pierre Nicolas HOUDART, marguillier. ». Cette cloche durant la semaine du 20 au 25 février 2018 vient de se fêlée. Elle est arrêtée jusqu'à nouvel ordre.
  • « L’an 1817, à la gloire de Dieu, du règne de Louis XVIII, roi de France, j’ai été bénie par Mr Charles Isidore DUMOUTIEZ curé de Belleville et nommée LOUISE par Mr Louis Ches THIBON 1er sous gouverneur de la Banque de France et Me Marie Jeanne GUERRIER épouse de Mr Victor LEVERT maire – offerte à l’Église par MM Bts FAUCHEUR Vve et Bte VARENNE Fs BORDIER - BOUCAULT et CAVILLIER federunt. »
  • « L’an 1817, à la gloire de Dieu, du règne de Louis XVIII, roi de France, j’a i été bénie par Mr DUMOUTIEZ curé de Belleville, nommée MARIE VICTOIRE par Mr Pierre de NEUFCHATEL, Mtre de pension et Dme Marie Victoire FABRE veuve de Mr TISSOT prop.e, Mr LEVERT étant maire. Offerte à l’Église par MM Jn Bte FAUCHEUR Vve Bte VARENNE Fs BORDIER huissier royal et anc. Marg. BOUCAULT et CAVILLIER federunt. »

La paroisse[modifier | modifier le code]

Clochers de Saint-Jean-Baptiste de Belleville et vue de l'ancien Tramway funiculaire de Belleville

Desservi par le vicaire de la paroisse Saint-Merry de Paris, le centre paroissial n'était pas autonome. La paroisse de Belleville est fondée le . Elle devint paroisse parisienne en 1860, année de l'annexion de Belleville par Paris[3].

La première mention de « Belleville » apparaît dans un acte épiscopal de 1543 : les habitants du village de Belleville-sur-Sablon reçoivent l'autorisation d'avoir un autel portatif afin qu'un prêtre, vicaire de saint Merry, vienne célébrer la messe. Le cardinal Jean-Baptiste de Belloy érige Belleville en cure le 7 mai 1802.

Curés de la paroisse
  • 1802-1832 Charles Dumoitier
  • 1832-1833 Pierre Faudet
  • 1833-1859 Charles Longbois. Il fonde à Ménilmontant la chapelle Notre-Dame de la Croix et il édifie la nouvelle église de Belleville. L’archevêque de Paris Mgr Marie Dominique Sibour bénit la première pierre de la nouvelle église le 24 juin 1854.
  • 1859-1873 Jacques Olympe Demures. L’archevêque de Paris le cardinal François Nicolas Morlot consacre la nouvelle église le 11 août 1859.
  • 1873-1878 Alexandre Caux
  • 1878-1890 Louis Rossignol
  • 1890-1897 Henri Adam
  • 1897-1900 Georges Guillon
  • 1900-1905 Urma Sara
  • 1905-1910 Charles Leblanc
  • 1910-1916 Arsène Rimbault
  • 1916-1921 Maxime Sabatier
  • 1921-1936 Georges Mouraux
  • 1937 Georges Marie
La paroisse fut confiée aux Fils de la Charité de 1937 à 2003
  • 1937- 1956 Jean Le Bihan
  • 1956-1966 Georges Michonneau
  • 1966-1971 Norbert Marchand
  • 1971-1983 Roger Chabrel
  • 1983-1995 Paul Uzureau
  • 1995-1998 René Rey
  • 1998-2003 Jean Guellerin
En 2003, la paroisse fut à nouveau confiée au clergé diocésain.
  • 2003-2012 Éric Morin
  • 2012- Stéphane ESCLEF
Personnalités liées à la paroisse
Évènements

Fin 2013 et début 2014, la vie paroissiale est perturbée par des actes de vandalisme. Le 7 décembre 2013, deux prêtres sont agressés par deux adolescents de 13 ans aussitôt interpellés. En janvier 2014, des graffitis injurieux sont trouvés sur l'église et un local paroissial rue Fessart[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2015
  2. « Église Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville », notice no PA75190005, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b « Paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville. Paris », bnf.fr (consulté le 25 décembre 2014)
  4. Pierre Boulanger par Raymond Subes, Presses du Compagnonnage, Paris 1961
  5. Paris-Guide, Paris, 1867, p. 727.
  6. Lassus, Histoire et description des mœurs en Europe, Paris, 1851.
  7. Denise Aimé Azam, Mlle de Vaux et le GOSB, Paris, 1966.
  8. « Des graffitis haineux découverts sur une église parisienne », leparisien.fr, (consulté le 24 décembre 2014)

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Préfecture du département de Paris, Inventaire général des œuvres d'art appartenant à la Ville de Paris, Édifices religieux, tome 4, Paris, 1886, p. 225-231.
  • Inventaire général des richesses d'art de la France. Paris. Monuments religieux, tome 2, Paris, Plon, 1888, p. 351-362.
  • Jean-Michel Leniaud, Jean-Baptiste Lassus, 1807-1857, ou le temps retrouvé des cathédrales, Genève, Droz, 1980.
  • Jean-Claude Caron, « Jacques-Olivier Boudon, Paris, capitale religieuse sous le Second Empire », Revue d'histoire du XIXe siècle, 2002.
  • Martine Callias Bey, « Les édifices néogothiques parisiens et leurs verrières : églises et chapelles catholiques », In Situ no 11, 22/07/2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]