Pierre Giacometti

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Pierre Giacometti, né le [réf. souhaitée], est un consultant en stratégie d’opinions et de communication, et enseignant à l’Institut d'études politiques de Paris depuis 1989[1],[2]. Ancien directeur général d'Ipsos France[3] et président du cabinet « Giacometti Péron & Associés » depuis 2008[3], il met aujourd’hui ses compétences au service d’entreprises publiques et privées, d’institutions, de gouvernements et de décideurs politiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly, Pierre Giacometti est diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris.

Il commence sa carrière, en 1985[3], à l’institut de sondages BVA, en tant que chargé d’études. Il en devient le directeur des études politiques et directeur du département opinion en 1987 et est nommé Directeur exécutif en 1992[4].

En 1995, il rejoint le groupe Ipsos comme Directeur général d’Ipsos Opinion. En 2000, il devient Directeur général d’Ipsos France et Directeur International Division Public Affairs, fonction qu’il occupera jusqu’en janvier 2008[3].

Alors directeur général d'Ipsos France, Pierre Giacometti, tout comme Roland Cayrol et Christophe Barbier, participe de manière régulière à l'émission d'informations quotidienne C dans l'air diffusée sur la chaîne de télévision France 5.

Le soir du premier tour de l'élection présidentielle française de 1995, il est vivement critiqué par l'ensemble du personnel politique, notamment Nicolas Sarkozy sur le plateau de France Télévisions, pour avoir favorisé Jacques Chirac[5].

Il est, par ailleurs, membre du Conseil d’administration du groupe Casino, en tant que censeur[6].

Affaire des sondages de l’Élysée[modifier | modifier le code]

Après avoir conseillé Nicolas Sarkozy durant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, il est invité au Fouquet's le soir de l'élection[5]. Son indépendance est alors remise en cause[7],[8].

En , il quitte Ipsos pour créer avec Alain Péron une société de conseil en stratégie et en communication « Giacometti Péron & Associés »[3]. En 2007 et 2008, le cabinet d'études facture plus de 65 000 € par mois à l'Élysée son activité de conseil. En novembre 2011, ce cabinet est mis en cause par un rapport de la Cour des comptes qui met en lumière l'attribution par les services du Premier ministre François Fillon de marchés de communication à ce cabinet sans publicité ni appel à la concurrence[9].

Le 29 juillet 2015, Pierre Giacometti est entendu[10] puis mis en examen[11] pour « recel de délit de favoritisme ».

Distinction[modifier | modifier le code]

Le , Pierre Giacometti a été fait chevalier de la Légion d'honneur par le président de la République française Nicolas Sarkozy[12].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article de presse[modifier | modifier le code]

  • Pierre Giacometti - Conseiller à la courbe, Anne-Sophie Mercier, Le Canard enchaîné, mercredi 17 juin 2015, p. 7.

Lien externe[modifier | modifier le code]