Philibert Mollard

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Philibert Mollard
Philibert Mollard

Naissance 13 mai 1801
Albens
Drapeau de l'Empire français Empire français
Décès 23 juin 1873
Chambéry
Drapeau de l'Empire français Empire français
Allégeance Drapeau de la France France Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Arme Infanterie
Grade Général de division
Conflits Guerre de Crimée
Campagne d'Italie (1859)
Faits d'armes vainqueur de la Bataille de San Martino (1859)
Distinctions Légion d'honneur
Ordre militaire
Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Autres fonctions Sénateur du Second Empire
Famille Famille Michaud

Philibert Mollard, né le à Albens et mort le à Chambéry d'une congestion pulmonaire, est un général de division de l'infanterie, aide de camp honoraire de l'empereur Napoléon III. Vainqueur de la bataille de San Martino le 24 juin 1859. Un monument a été érigé dans sa commune de naissance.

Famille[modifier | modifier le code]

Félix-Philibert Mollard est né le à Albens, commune de l'ancien duché de Savoie, annexé à la France en 1792. Il est le fils de Jean-François Mollard et de Marie-Anne Michaud, sœur du futur baron Pierre Michaud. Ces derniers auront huit enfants. Les deux aînés sont morts durant les campagnes napoléoniennes. Les deux plus jeunes, Jean-François et Philibert font carrière dans l'armée[1]. Hubert Heyriès fait donc erreur en présentant le baron Michaud comme le beau-père du général Philibert Mollard[2].

Son frère, le général Jean-François Mollard, né le à Albens et mort le à Turin, fait le choix à la suite de l'Annexion de 1860 de rester en Italie[3],[4]. Surnommé « Clair-de-Lune », il devient général de la brigade de Savoie en 1849 et prend sa retraite en 1852.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Philibert Mollard, engagé volontaire dans l'infanterie sarde, est promu commandant de la 5e brigade du corps expéditionnaire en Orient le , puis commandant de la brigade de Cunes en 1856, et fera carrière dans l'armée piémontaise en tant que commandant de la brigade du Piémont en 1857, puis lieutenant général à partir . Il obtient ce grade à la suite de la victoire à la bataille de San Martino, le 24 juin[5].

Il choisira l'armée française après le rattachement de la Savoie à la France en 1860 et entrera au service de la France le où il est nommé général de division avec effet rétroactif au [6].

Sénateur du au , il sera aide de camp honoraire de l'Empereur du au , puis aide de camp de l'Empereur du au . Il fut aussi membre du conseil général de la Savoie.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations sardes[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Billiez, « Le général Philibert Mollard: une destinée hors du commun », publié dans la revue Arts et mémoire et La Lettre d'Arts et Mémoires, N°56-59, janvier-décembre 2010, p.2-12.
  2. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 40.
  3. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 392.
  4. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, coll. « Études militaires », , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 303.
  5. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-71710-235-2), p. 108.
  6. Hubert Heyriès, « L’intégration des officiers savoyards et niçois dans les armées piémontaise, française et italienne au cœur du XIXe siècle », sur http://rha.revues.org/, Revue historique des armées, (consulté le 26 avril 2009).