Petit peuple

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Un lutin, personnage typique du petit peuple, dessiné par Godo en octobre 2011, technique mixte crayon et tablette graphique.

Petit peuple est un terme qui désigne les petits êtres humanoïdes issus des mythologies et du folklore, principalement celtique et nordique : les fées, mais aussi les lutins, trolls, gnomes, elfes et êtres assimilés.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Dans son sens le plus commun, « petit peuple » est une ancienne expression qui désigne la catégorie sociale la moins aisée de la population :

« On dit "Le petit peuple", pour dire
Le bas peuple, le menu peuple ;
Des gens de petite étoffe, pour dire,
Des gens de basse condition. »

— Dictionnaire de l'académie française[1]

Dans de nombreux pays d'Europe, les créatures surnaturelles du folklore étaient désignés indirectement par différentes périphrases, avec des expressions comme « Belles gens », « Bon gens », « Petit peuple ». Dans les pays scandinaves, le terme småfolk (littéralement « petit peuple ») désignait ainsi les petites créatures surnaturelles du folklore. Vers 1690, Robert Kirk mentionne à propos des croyances populaires d'Écosse :

« Ces Siths ou Faeries, qu'ils appellent Sleagh Maith ou "le Bon Peuple" [the Good People], vraisemblablement pour éviter d'attirer leurs attentions néfastes (d'après la coutume des Irlandais de bénir tout ce qu'ils craignent)[2]. »

Avec le travail du conteur et encyclopédiste Pierre Dubois[réf. nécessaire], le terme est venu à désigner les petits êtres humanoïdes issus des mythologies et du folklore. Par extension, le mot fée en anglais (fairy) peut aussi désigner le petit peuple dans son sens étendu, tandis qu'en français, on utilise souvent à tort le mot lutin, assimilant sous ce nom des créatures aux caractéristiques différentes[3]. Pour le Dictionnaire historique de la langue française, en français « féerie » peut également désigner un monde merveilleux et ses « personnages surnaturels »[4].

Créatures considérées comme faisant partie du petit peuple[modifier | modifier le code]

Le terme « petit peuple » englobe tous les êtres humanoïdes imaginaires, généralement de petite taille : fées, lutins, trolls, gnomes, nains, elfes et assimilés. Le terme de fadet, fadette ou farfadet, apparenté étymologiquement au mot fée, peut désigner à la fois la petite fée et le lutin.

Fée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fée.

La fée, au sens strict, est une créature féminine dotée de pouvoirs surnaturels tels que voler, enchanter, etc.

Elfe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elfe.

L'elfe est issu des croyances germaniques et scandinaves.

Gnome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gnome.

Le gnome est une petite créature humanoïde légendaire, habitant sous terre, assez proche du nain.

Lutin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lutin.

Le lutin est un petit être issu du monde roman.

Nain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nain (mythologie).

Le nain est principalement issu de croyances germaniques médiévales.

Le petit peuple dans les folklores du monde[modifier | modifier le code]

Ces créatures sont issues de diverses mythologies et folklores.

Folklore scandinave et germanique[modifier | modifier le code]

Le petit peuple du folklore scandinave germanique est issu principalement de la mythologie nordique, notamment les elfes, les trolls, et les gnomes. Le kobold et le gobelin sont propres aux croyances germaniques. En Islande, le Huldufólk est composé de créatures du petit peuple qui ont la particularité d'être invisibles sauf pour quelques rares personnes.

Folklore celte[modifier | modifier le code]

Le folklore écossais, irlandais, anglais et breton semble issu principalement de la mythologie celte, et rassemble par exemple la banshee et la Bansidh, littéralement « femme du Sidh », qui relève de la mythologie celtique irlandaise, messagère des dieux Tuatha Dé Danann. Le korrigan breton (de la racine korr, « nain ») est quant à lui plus proche du lutin.

Folklore français[modifier | modifier le code]

Au croisement de plusieurs influences (celtique en Bretagne, germanique à l'est et romaine au sud), le folklore français comporte aussi bien les lutins, gobelins et korrigans, en plus de la « dame fée » (fata, la fée Mélusine). La mythologie était déjà bien fixée quand la France a été formée et les personnages merveilleux spécifiquement français sont des inventions littéraires ou des évolutions de personnages issus d'un folklore plus ancien[5].

Folklore japonais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : yōkai.
Article détaillé : kitsune.

Elficologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elficologie.

L'elficologie est un néologisme créé par Pierre Dubois pour désigner l'étude du petit peuple[6]. Il emploie ce terme pour la première fois en 1967, lassé de répondre « écrivain » lorsqu'on lui demandait sa profession. Le terme a depuis été repris dans les ouvrages d'autres auteurs étudiant le petit peuple, notamment ceux d'Édouard Brasey, ainsi que dans des bandes dessinées.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Académie française, Dictionnaire de l'Académie françoise, Volume 2, Édition 5, Bossange, 1813, p. 279 [lire en ligne]
  2. Robert Kirk, La République mystérieuse : Des elfes, faunes, fées et autres semblables, Chap.I p.15-16. Traduction libre
  3. Dubois 1992, p. 11
  4. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Dictionnaires Le Robert, , p. 839
  5. Par exemple les personnages dans Les Contes de ma mère l'Oie de Charles Perrault.
  6. Interview de Pierre Dubois à propos de l'elficologie

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]