Pedro Opeka

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Pedro Opeka C.M.
Description de cette image, également commentée ci-après
Le père Pedro
Alias
« Père Pédro »
Naissance (70 ans)
San Martín, Argentine
Nationalité Argentin
Pays de résidence Madagascar
Profession
Activité principale
Lutte contre la pauvreté
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre national malgache
Insigne d’or de l’Ordre du Mérite Slovène

Le père Pedro Opeka C.M., né le à San Martín (Argentine), est un religieux catholique lazariste, de parents d'origine slovène. Fondateur de l'œuvre humanitaire Akamasoa en 1989, il est connu pour le combat qu'il mène contre la pauvreté à Madagascar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Pedro Pablo Opeka, est né le 29 juin 1948 à San Martin, chef-lieu d'arrondissement de la province de Buenos Aires, de parents réfugiés slovènes.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, son père, Luis, connu pour ses convictions chrétiennes, est arrêté et condamné à mort par les communistes du maréchal Tito. Mais, en juin 1945, il échappe à la mort, en étant le seul rescapé d'une tuerie. Il décide de fuir son pays, la Yougoslavie. Dans un camp de réfugiés en Italie, il rencontre et se marie avec Maria Marolte. Le 31 décembre 1947, ils embarquent à Naples pour l'Argentine[1].

Pedro Opeka apprend très tôt les métiers du bâtiment, en aidant son père, devenu maçon en arrivant en Argentine. Il joue aussi beaucoup au football, comme tous les jeunes Argentins et veut devenir professionnel[2].

Après son baccalauréat, Pedro Opeka quitte Buenos Aires pour passer l'été, avec les Indiens mapuches, dans un coin reculé de l'Argentine. Accompagné d'un groupe d'étudiants catholiques, il souhaite créer une maison type, dont les villageois pourraient s'inspirer. Ils construisent alors une première maison avec deux élèves architectes. C'est en aidant ces personnes, au pied des Andes, qu'il découvre sa vocation et choisira de se consacrer aux plus pauvres et à Dieu[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Après cette expérience dans les Andes, il décide de rentrer au noviciat pour devenir prêtre[4]et entame, à dix-sept ans, au séminaire chez les Pères Lazaristes (ordre fondé en 1625 par saint Vincent de Paul)[5]. Il commence des études de philosophie et de théologie au Colegio Máximo de San Miguel dans le Grand Buenos Aires. Il y rencontre le futur pape François[6].

En 1968, à vingt ans, le jeune homme part approfondir sa formation à l'université de Ljubljana, en Slovénie, pays d'origine de ses parents[7].

En 1970, il part pour la première fois à Madagascar pour être maçon dans les paroisses Lazaristes, à Vangaindrano[7]. Dans une des régions les plus démunies du sud-est de la grande île, Pedro Opeka aide les paysans à améliorer la culture du riz, des céréales et du café. Il crée aussi des groupes de villageois et de jeunes, pour les aider à réfléchir ensemble, bâtir des projets communs et à prendre en main leur futur.

Pedro Opeka acquiert la conviction qu’il sera missionnaire[4] et continue ses études de théologie à partir de 1972, durant trois années en France, à l'Institut catholique de Paris[7]. Il rencontre la Communauté œcuménique de Taizé, près de Cluny et voyage dans toute l'Europe, où il se fera de nombreux amis[4].

Le 28 septembre 1975, à 27 ans, il est ordonné prêtre à Buenos Aires en Argentine[8], et prononce ses vœux de missionnaire dans l'église Lazariste de la rue de Sèvres à Paris, épousant ainsi la cause de Saint Vincent-De-Paul en vouant sa vie au service des plus démunis[9].

Le père Pedro parle couramment six langues : espagnol (sa langue maternelle), slovène, français, italien, anglais et malgache[7].

Madagascar[modifier | modifier le code]

En 1975, le Père Pedro repart à Madagascar pour être curé de la Paroisse à Vangaindrano. Il officie dans cette fonction durant quatorze ans[7].

La lutte contre la pauvreté devient son combat quotidien : « Plongé jusqu'à mi-corps dans l'eau boueuse des rivières de Vaingaindrano, le Père Pedro, les jambes couvertes de sangsues, s'acharne à convaincre ses amis malgaches qu'il est possible de réaliser deux récoltes de riz chaque année au lieu d'une comme le voulait la tradition »[9].

En mars 1989, il est nommé directeur du scolasticat des Lazaristes de la capitale malgache, afin de former les jeunes frères de cette congrégation[9].

Création d'Akamasoa[modifier | modifier le code]

Père Pedro - Messe anniversaire pour les 25 ans d'Akamasoa - 19 octobre 2014.

Les fumées blanches qui s'élèvent sur les hauteurs d'Antananarivo l'intriguent[9]. Au mois de mai 1989, il se rend avec de jeunes séminaristes sur les collines. Il y découvre femmes, hommes et enfants errant et fouillant à mains nues dans la décharge de la capitale, parmi les chiens et les porcs, attendant que les bennes déversent les déchets[10]. Il lui faudra six mois de longues discussions, pour convaincre ces familles, vivant au milieu des ordures, de se battre pour un meilleur futur pour leurs enfants. Il réussira à convaincre 70 familles de quitter la décharge pour créer un nouveau village sur une terre rocheuse à 7 km de la ville, mise à sa disposition par les autorités.

En décembre 1989, avant Noël, le père Pedro fonde avec ses amis malgaches une association dont le nom en malgache Akamasoa signifie « Les bons amis », pour être précis « les amis fiables et sincères ».

Par décret de février 2004 le gouvernement malgache accorde à l'œuvre humanitaire Akamasoa la reconnaissance d'utilité publique.

Ses objectifs consistent à redonner une dignité humaine aux populations les plus pauvres, issues de la rue, grâce à :

  • un logement décent qu'elles contribuent à édifier ;
  • la scolarisation obligatoire des enfants ;
  • un travail Depuis la création de l'Association, rémunéré.

Akamasoa en 2018[modifier | modifier le code]

Un des villages d'Akamasoa construit pour les plus pauvres.

Depuis la création de l'Association, plus de 500 000 personnes démunies ont bénéficié de son aide.

Le 19 octobre 2014, l'Association Akamasoa a fêté ses 25 ans d'existence; 25 ans de combat permanent et de lutte contre la pauvreté qui sévit dans le pays, mais aussi 25 ans d'amour pour tout un peuple d'exclus.

En 2017,L'Association compte 17 839 bénéficiaires permanents, soit 3 343 familles dans les 18 villages qu'elle a construits et a accueilli 77 familles nouvelles. En outre 479 familles extérieures bénéficient également de son aide. Elle accorde également des aides d'urgence : aide alimentaire, soins de santé, produits d'hygiène, vêtements et couvertures aux pauvres qui se présentent à son centre d'accueil[7].

Akamasoa a bâti, à ce jour, 3 038 maisons et appartements, 324 classes dans une trentaine d'écoles neuves, trois dispensaires, un cabinet de dentiste, des bibliothèques, des stades de foot ou basket dans tous les villages, des cimetières, des latrines[7].

13 987 enfants sont scolarisés en 2017/2018, de la crèche à la terminale, dans les 6 écoles primaires, 4 écoles secondaires et 2 lycées, avec l'aide de 464 professeurs et instituteurs, aidés par 70 assistantes sociales[7]. Et chaque année, les membres d'Akamasoa, et en particulier les enfants, plantent entre 20 000 et 30 000 arbres autour des villages[7], contribuant ainsi à reboiser des parcelles détruites par des incendies dont la plupart, et par tradition pastorale, ont été volontaires.

L'association Akamasoa assure aussi un salaire à plus de 3 070 personnes (carrières de granit, fabrication de briques, pavage des places, rues et routes, maçonnerie, menuiserie, charpente, construction métallique, mécanique, repas et cantines, fleurissement, nettoyage, artisanat d'art, personnel de santé, professeurs, chefs de villages, gestionnaires, fabrication de spiruline etc) sur les différents sites à Madagascar[11].

Le Père Pedro s'est entouré au fil des ans d'une équipe extraordinaire de 460 cadres malgaches[12], qui œuvrent au développement de l'association.

Chaque dimanche matin, entre 7 000 et 9 000 personnes participent à la messe chantée, orchestrée par le père Pedro, au sein de la cité Akamasoa dans le stade de Manantenasoa (8 km à l'est d'Antananarivo)[7].

Une reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Père Pedro saluant l'assistance.

Le père Pedro se bat pour autofinancer une grande partie de son association et finance aussi son combat contre la misère en voyageant à travers le monde, tenant des conférences pour présenter le travail et la lutte qu'il mène au quotidien avec Akamasoa pour susciter des dons.

Auteur de plusieurs livres et coauteur de deux livres avec l'abbé Pierre, le Père Pedro est régulièrement interrogé par la presse malgache et internationale[13]. Des reportages sur les actions du Père Pedro sont fréquemment diffusés sur diverses chaînes de la télévision française. (20 conférence et 24 interviews en 2017)

Le père Pedro a figuré, en 2013, sur la liste des nominations pour le Prix Nobel de la paix, avec le soutien des gouvernements de Slovénie et de Madagascar, ainsi que de parlementaires français, d'associations et organismes canadien, argentin, australien et monégasque[14].

Soutiens[modifier | modifier le code]

Plusieurs milliers de membres actifs soutiennent régulièrement le père Pedro à travers plusieurs associations en Europe (France, Île de la Réunion, Monaco, Italie, Slovénie, Allemagne, Autriche), en Amérique du Nord (États-Unis), Amérique du Sud (Argentine) et Océanie (Australie)[7].

En France, l'Association des amis de Père Pedro[15]créée en 1994 à l'initiative d'amis français rencontrés lors de ses études à dans les années 1970, fédère les actions de soutien aux actions du Père Pedro, avec plus de 3000 donateurs et adhérents. 97 % des fonds récoltés par cette association sont redistribués à Akamasoa[16]. Sur le site internet de cette Association (www.perepedro.com) le Père Pedro communique régulièrement des informations sur les activités d'Akamasoa. De même, ses présences et conférences en France sont annoncées.

L'alimentation des enfants représente un des gros soucis de l'Association (1,7 million de repas ont été distribués en 2017).Elle peut cependant compter sur l'aide alimentaire de la Slovénie et de l'Australie et sur le soutien de sponsors et d'Associations à travers le monde: principauté de Monaco, Kiwanis, Club service, comme le Lions Clubs et le Rotary International ...[7],[8].

Des artistes organisent également des concerts pour soutenir Akamasoa

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Grand croix de l'ordre national malgache en 2014, Commandeur en 2010, Chevalier en 1996[17]
  • Insigne d’or de l’Ordre du Mérite de la République Slovène en 2009. L'insigne lui a été remis à l’Académie de la Faculté de Théologie, à l’occasion des 90 ans de l’Université de Ljubljana, le 6 décembre 2009[18].
  • Plaque de la solidarité du Ministère des Affaires étrangères et du Culte de la République d'Argentine, remise le 25 mars 2009 par le Secrétaire d'État du culte[19],[20].
  • Chevalier de la Légion d'honneur en 2007. Le Père Pedro a été nommé par décret du 12 octobre 2007, Chevalier de La Légion d’Honneur, par le président de la République Française Nicolas Sarkozy, et sur proposition du Grand Chancelier de la Légion d’Honneur le Général Jean-Pierre Kelche. L'insigne lui a été remis par l'ambassadeur de France à Madagascar début 2008[21].

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix d'Honneur 2011 de l'Association Kiwanis d'Autriche[22].
  • Prix Cardinal Van Thuân 2008 "Solidarité et développement". Ce prix lui a été remis le 10 décembre 2008 au Vatican par la Fondation San Mateo lors de la célébration solennelle du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix[23]. Cette nomination a été saluée par le pape Benoît XVI[24].
  • Prix "Fetullah Gülen" de l'Institut Ravinala, Madagascar 2015
  • Prix de la Tolérance par le Président de l'action européenne Sciences et Arts, Slovénie, 2013
  • Prix du Service Mondial 2005 et médaille d'or 2011 de la Fondation Kiwanis[25]
  • Titre et médaille "Paul Harris Fellow" du Rotary international, Paris 2008
  • Prix "Cuore Amico" (Ami du cœur) 2000[3]. Ce prix est remis chaque année à des figures exemplaires de missionnaires dans le but de mettre en évidence la grande œuvre opérée par l’Église[26].
  • Médaille d'honneur de la ville de Poissy (Yvelines, France), Jardin de l'Olivier, 12 juin 2018
  • Docteur honoris causa Université privée d'Argentine, juillet 2018

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. * Père Pedro, Journal de combat : Missionnaire à Madagascar, Paris, Jean-Claude Lattès, , 212 p., Pocket (ISBN 978-2-266-18864-7)
  2. Laurent Grzybowski, « Les combats du père Pedro », La Vie, (consulté le 14 juin 2013)
  3. a et b Etienne Seguier, « Père Pedro Opeka - Bâtisseur d'espoir », La Vie, (consulté le 13 juin 2013)
  4. a b et c Association des Amis du Père Pedro, « Dossier de présentation 2012 », sur perepedro.com
  5. « Père Pedro et Pierre Lunel : Rencontres », (consulté le 25 mai 2013)
  6. Salofo Raneivo, « Le père Pedro Pablo Opeka est officiellement dans la course au Prix Nobel de la Paix 2013. », No Comment Madagascar, (consulté le 13 juin 2013)
  7. a b c d e f g h i j k et l Association des Amis du Père Pedro, « Rapport d'activité 2012 d'Akamasoa »
  8. a et b Association des Amis du Père Pedro, « Rapport d'activité 2011 d'Akamasoa »
  9. a b c et d Gilles Freyssinet, « Revue de l'Association des amis du Père Pédro », septembre 2010= (consulté le 7 juin 2013)
  10. (en) « Bâtisseur d'espoir », La Vie, (consulté le 22 février 2012)
  11. (fr) (en) « Les actions humanitaires avec Signes & sens magazine », Psychanalyse magazine, ? (consulté le 22 février 2012)
  12. Vita Malagasy, « L'association Akamasoa a Madagascar : Le long combat du Père Pedro », (consulté le 15 janvier 2017)
  13. (fr) (en) « Madagascar : Les réalités vraies du Père Pedro Opeka », Madagate, (consulté le 22 février 2012)
  14. Vonjy Radasimalala, « Candidat au prochain prix Nobel de la Paix 2013, le père Pedro Opeka souhaite témoigner sur la possibilité de lutter contre la pauvreté », (consulté le 25 mai 2013)
  15. Association des amis du Père Pedro, « Présentation de l'association », (consulté le 5 juin 2013)
  16. Association des amis du Père Pedro, « Présentation de la structure de soutien », (consulté le 5 juin 2013)
  17. (fr) (en) « Père Pedro Opeka : la constance... », Madaplus, (consulté le 22 février 2012)
  18. Association des Amis du Père Pedro, « Rapport d'activité 2009 d'Akamasoa »
  19. (es) Ministère des Affaires étrangères et du Culte argentin, « Liste des personnalités décorées », (consulté le 7 juin 2013)
  20. (es) Secrétariat d'Etat Argentin du culte, « Reconocimiento a la labor del Padre Opeka »,
  21. Association des Amis du Père Pedro, « Rapport d'activité 2007 d'Akamasoa »
  22. Association des amis du Père Pedro, « Prix d'Honneur Kiwanis 2011 pour le Père Pedro », (consulté le 20 mai 2013)
  23. Congrégation de la mission Lazariste, « Interview du Père Pédro Opeka », (consulté le 6 juin 2013)
  24. (it) Benoît XVI, « Discours final du pape Benoît XVI lors 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme »,
  25. Fondation Kiwanis, « Liste des prix Kiwanis » (consulté le 6 juin 2013)
  26. (it) « Associazione Cuore Amico - Premio », sur cuoreamico.org (consulté le 13 juin 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Père Pedro, Combattant de l'espérance - autobiographie d'un insurgé, Paris, Jean-Claude Lattès, , 285 p., Broché (ISBN 978-2-7441-8906-7)
  • Père Pedro, Le cri des pauvres, ne pas se dérober, Balland, mai 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent de Gebhardt (préf. Père Pedro), Père pedro au service des pauvres de Madagascar, Salvator, , 155 p., Broché (ISBN 978-2-7067-1162-6)
  • Pierre Lunel (préf. Patrick Poivre d'Arvor, photogr. Rijasolo), Akamasoa. Rêves d'enfants. 25 ans d'action du Père Pedro, Le Rocher, , 180 p., Broché (ISBN 978-2268075921)
  • Pierre Lunel, L'aventure du Père Pedro, Paris, Éditions du Rocher, , 304 p., Broché (ISBN 978-2-268-07521-1)
  • Pierre Lunel et Rijasolo Rêves d'enfant, 25 ans d'action du Père Pedro, Editions du Rocher, juin 2014
  • Père Pedro, Journal de combat : Missionnaire à Madagascar, Paris, Jean-Claude Lattès, , 212 p., Pocket (ISBN 978-2-266-18864-7)
  • Carole Escaravage et Grégory Rung (préf. L'Abbé Pierre), La force de l'engagement: en(-)quête de héros, Paris, Presses de la Renaissance, , 317 p., Broché (ISBN 978-2-7509-0031-1)
  • Kämpfer der Hoffnung, Ullstein Verlag, Berlin, 2007
  • Akamasoa 1989-2006. Imprimerie St. Paul Fianrantsoa, Antananarivo, 2006
  • Abbé Pierre et Père Pedro, Pour un monde de justice et de paix : Entretiens, Paris, Presses de la Renaissance, , 230 p., Broché (ISBN 978-2-7509-0044-1)
  • Aimé Ravalimanana: Dix ans d’action humanitaire. Antananarivo (Madagascar), 1999)
  • Alain Scherrer (préf. Patrick Poivre D'Arvor), Le père Pedro de Manantenasoa: debout, encore et quand même, Héricy, Du Puits fleuri, , 214 p., Broché (ISBN 978-2-86739-084-5)
  • Denise Gault, Père Pedro, ou, Les collines du courage, Paris, Éditions Albin Michel, coll. « Paroles vives », , 185 p., Broché (ISBN 978-2-226-06921-4)
  • Père Pedro et Pierre Lunel Insurgez-vous, Editions du Rocher 2017
  • Père Pedro et Pierre Lunel Père Pedro, prophète des bidonvilles, Editions du Rocher, avril 2013
  • Père Pedro et Pierre Lunel (photographies Rijasolo) La cité d'espérance, Editions du Rocher oct. 2018

eDocumentaire[modifier | modifier le code]

  • Bernard Orcel, Père Pedro - Le soldat de Dieu - Documentaire sur cassette vidéo VHS
  • Les Collines de l'Espoir, film documentaire de Albert Jaonison

Liens externes[modifier | modifier le code]