Paulina s'en va
| Réalisation | André Téchiné |
|---|---|
| Scénario | André Téchiné |
| Acteurs principaux |
Bulle Ogier Yves Beneyton |
| Sociétés de production | Télé Hachette Dovidis |
| Pays de production |
|
| Genre | drame |
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 1969 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Paulina s'en va est un film dramatique français réalisé par André Téchiné et sorti en 1969. Ce film marque les débuts de Téchiné en tant que réalisateur. Il reste l'œuvre la moins connue de Téchiné, car il n'est sorti que très brièvement en salles en 1975, six ans après sa première à la Mostra de Venise 1969. Il n'est jamais été ressorti depuis.
Le titre fait référence au départ de Paulina, qui quitte à la fois la maison qu'elle partageait avec ses frères et le monde de la raison. Le film s'inspire en partie de l'adaptation réalisée en 1950 par Jean-Pierre Melville du roman Les Enfants terribles (1929) de Jean Cocteau[1].
Synopsis
[modifier | modifier le code]Paulina quitte l'appartement où elle vit avec ses deux frères, Nicolas et Olivier. Son départ est marqué par des affrontements chaotiques et parfois violents. Dans un café, elle rencontre un mystérieux inconnu qui travaille dans une clinique psychiatrique voisine. Là, elle est présentée par une infirmière et doit répondre à un questionnaire qu'elle voit sur un écran de cinéma, les mots imprimés sur un fond violet.
Pendant ce temps, un conflit civil semble faire rage, avec des postes de contrôle, des coups de feu et la réapparition de Nicolas enchaîné. Il est autorisé à rendre visite à Paulina à la clinique, mais il est emmené le lendemain comme déserteur, après avoir dit à Paulina qu'Olivier est parti dans la forêt pour rejoindre un groupe rebelle. Paulina est ensuite vendue par la clinique à une maison close, seule institution en activité et seul bâtiment encore debout dans la ville, dirigée par Hortense, une ancienne chanteuse d'opéra, et le vieil oncle. Paulina y est soumise aux interminables discours philosophiques de l'oncle dans une pièce contenant un immense globe terrestre, et Hortense l'encourage à participer à un cocktail, ce qu'elle refuse.
Paulina retrouve Nicholas dans une ville en ruines, mais on la voit ensuite rechercher Hortense, avant d'être chassée à travers la forêt par un homme mystérieux.
Fiche technique
[modifier | modifier le code]- Titre français : Paulina s'en va
- Réalisation : André Téchiné
- Scénario : André Téchiné
- Assistants-réalisation : Alain Lavalle, Alain Sens Cazenave, Jean-Christophe Bouvet
- Photographie : Pierre-William Glenn et Jean Gonnet
- Montage : Fabienne Tzank, Roland Prandini
- Son : Bernard Aubouy, René-Jean Bouyer
- Sociétés de production : Télé Hachette Dovidis
- Pays de production :
France - Format : Couleurs - Mono
- Genre : drame
- Durée : 90 minutes
- Date de sortie :
- France : (Festival de Cannes) ; (sortie en salles)
Distribution
[modifier | modifier le code]- Bulle Ogier : Paulina
- Yves Beneyton : Nicolas
- Michèle Moretti : l'infirmière
- André Julien : le vieil oncle
- Marie-France Pisier : Isabelle
- Dennis Berry : Olivier
- Laura Betti : Hortense
- Christian Chevreuse
- Pascale Ogier (non crédité)
Production
[modifier | modifier le code]Paulina s'en va est le premier film réalisé par Téchiné. Initialement conçu comme un court métrage, il a ensuite été développé pour devenir un long métrage. Il est réalisé avec un budget très modeste et tourné en deux temps, pendant une semaine en 1967 et deux semaines en 1969[2].
Accueil
[modifier | modifier le code]Le film est présenté à la Quinzaine des réalisateurs, en sélection parallèle du festival de Cannes 1969[3], puis en septembre à la Mostra de Venise 1969. De par son caractère expérimental, Paulina s'en va a déconcerté le public et n'est finalement sorti qu'en 1975, où il a été brièvement projeté dans un cinéma aux côtés du deuxième film de Téchiné : Souvenirs d'en France[2]. Il enregistre 9 387 entrées en France, dont 6 920 entrées à Paris[4].
« Il s'agit [...] d'une rêverie sur [...] la dérive mentale, l’enfermement [...] Si l’on accepte de s’y perdre sans chercher à rationnaliser [sic], on sera récompensé par le trouble des images, la poésie des dialogues, la puissance hypnotique de longs plans-séquences silencieux. Un registre impressionniste et marginal qui évoque aussi bien Rivette que Garrel, les figures du cinéma intello-arty de l’époque. »
— Olivier Nicklaus, dans Les Inrockuptibles[5]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jones 1997, p. 50.
- Marshall 2007, p. 5.
- ↑ Édition 1969, site officiel de la Quinzaine des réalisateurs.
- ↑ « Paulina s'en va », sur jpbox-office.com (version du sur Internet Archive)
- ↑ « Paulina s’en va », sur lesinrocks.com
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (es) Kent Jones, André Téchiné : la estrategia de la tensión, 42 Semana Internacional de Cine, (ISBN 9788487737237, lire en ligne)
- (en) Bill Marshall, André Téchiné, Manchester University Press, (ISBN 978-0719058325)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :