Bulle Ogier

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Bulle Ogier
Bulle Ogier 2005.jpg
Bulle Ogier en 2005.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Marie-France Chantal Geneviève Odile ThiellandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Actrice, scénariste, artiste de scèneVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Louise Ogier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Autres informations
Taille
1,59 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prononciation
Œuvres principales
L'enjeu de l'acteur (Herve) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Bulle Ogier, née Marie-France Thielland le [1],[2],[3] à Boulogne-Billancourt[4], est une actrice et scénariste française.

Reconnue pour avoir côtoyé des cinéastes de renom tels que Jacques Rivette, Daniel Schmid et Barbet Schroeder dont elle est l'épouse, elle a également publié un essai autobiographique, J'ai oublié (2019) — écrit avec la journaliste Anne Diatkine —, qui reçoit le prix Médicis de l'essai l'année de sa parution.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Ses parents se séparent quelques mois après sa naissance. Elle grandit avec sa mère, Marie-Louise Ogier, artiste peintre, son frère aîné est élevé par son père, avocat, et sa sœur est élevée par leur grand-mère paternelle. À dix-huit ans, elle est enceinte de sa fille, Pascale Ogier. Elle se marie avec le père mais divorce deux ans plus tard. Devant travailler, elle est recommandée par Hélène Lazareff à Coco Chanel[5].

Au début des années 1960, elle fait la connaissance du metteur en scène et dramaturge Marc'O, « un type un peu bizarre, situationniste, ami de Breton », et, avec lui, de Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti. Marc'O lui propose de suivre ses cours de théâtre[6],[7]. Elle crée quatre de ses pièces au théâtre, de 1963 à 1966, Le Printemps, Les Playgirls, Les Bargasses et Les Idoles.

Débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Elle fait sa première apparition au cinéma, en 1966, dans Voilà l'ordre de Jacques Baratier, moyen-métrage où l'on voit une ancienne apparition de Boris Vian. En 1967, elle joue dans le film Les Idoles de Marc'O, adaptation cinématographique de la pièce, puis, avec Jean-Pierre Kalfon, dans L'Amour fou de Jacques Rivette, où sa prestation est très remarquée[8].

En 1971, le succès de La Salamandre d'Alain Tanner la fait plus largement connaître du public : le film, projeté pendant une année au Saint-André-des-Arts, atteint les 200 000 entrées[9].

Dans les années qui suivent, alternant cinéma, théâtre et télévision, elle travaille régulièrement avec Jacques Rivette, Barbet Schroeder son compagnon, Marguerite Duras[10].

Elle participe, avec sa fille, à l'écriture du scénario du Pont du Nord de Jacques Rivette avec qui elle a aussi collaboré pour le scénario de Céline et Julie vont en bateau. En 1972, elle joue la sœur du personnage interprété par Delphine Seyrig, dans Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel[11].

Consécration[modifier | modifier le code]

En 2000, elle est nommée pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle avec Vénus Beauté (Institut), où elle joue la patronne de l'institut de beauté. Elle est invitée d'honneur du Festival international du film de La Rochelle, en 2006. Elle reçoit le Molière de la comédienne dans un second rôle lors de la 25e Nuit des Molières, en avril 2011, pour son travail avec Patrice Chéreau sur Rêve d'Automne de Jon Fosse.

En 2001, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

En 2014, le peintre Axel Sanson la représente dans l'un de ses tableaux[12].

En , Bulle Ogier publie J'ai oublié[13], dans lequel elle décrit, avec l'aide de la journaliste Anne Diatkine, sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère[14]. Pour ce récit, elle obtient le prix Médicis essai 2019[15].

Le , elle assure un débat à l'issue de la projection de Notre-Dame de la Croisette (1983) de Daniel Schmid, à la Cinémathèque française de Paris[16].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Elle est la mère de l'actrice Pascale Ogier (1958-1984), née d'un amour éphémère avec le musicien Gilles Nicolas dont elle se sépare lorsque sa fille a deux ans[17].

Elle est l'épouse du réalisateur Barbet Schroeder (né en 1941)[7].

Elle a été une signataire du Manifeste des 343 revendiquant l'avortement libre[18].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Bulle Ogier à l'avant-première de Passe-passe en 2008.

Télévision[modifier | modifier le code]

Bulle Ogier et Jacques Denis- Photo réalisée en lors du tournage du téléfilm Le Professeur jouait du saxophone.
Bulle Ogier en 1972.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Grand prix national du Cinéma 1984
  • Molières 2011 : Molière de la comédienne dans un second rôle pour Rêve d'Automne
  • Leopard d'Or, Pardo alla Carriera Locarno 2015[21]
  • Prix du Syndicat de la Critique du Cinéma 2019
  • Prix Médicis Essai 2019

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bulle Ogier », sur Les Gens du Cinéma (consulté le )
  2. Ogier est le nom de jeune fille de sa mère
  3. Alain Garel, « Bulle Ogier », sur Encyclopædia Universalis (consulté le ).
  4. « L'actrice Bulle Ogier se dévoile et se souvient dans son livre "J'ai oublié" », sur Franceinfo, (consulté le )
  5. « Je rangeais les chaises, mettais du parfum dans l'escalier, faisais la conversation », « Bulle OGIER : La comédienne fétiche de Duras et Rivette poursuit sa carrière d'antistar avec une pièce et deux films », sur paris70.free.fr (consulté le ).
  6. « Bulle OGIER : La comédienne fétiche de Duras et Rivette poursuit sa carrière d'antistar avec une pièce et deux films », sur paris70.free.fr (consulté le ).
  7. a et b Thomas E. Florin, « À la poursuite d'une étoile filante », Vanity Fair, no 63,‎ , p. 110-117 (lire en ligne Accès payant).
  8. Alexandre Demidoff, « Bulle Ogier, les heures bleues d’une amoureuse », sur Le Temps,
  9. Pierre Gelin-Monastier, « Le Saint-André-des-Arts : 50 ans d’indépendance au service du cinéma », sur Profession Audio|Visuel,
  10. Jean Douchet, « Bulle Ogier, l'intégrale en quatre entretiens (2010) », sur France Culture,
  11. Louis Skorecki, « Le Charme discret de la bourgeoisie », sur Libération,
  12. Catherine Malaval, Axel Sanson. Una persistente fortuna, Paris, La nouvelle école française, , 85 p. (ISBN 979-10-97320-00-3), p. 23.
  13. Éditions du Seuil, 2019, (ISBN 978-2-02-141722-7)
  14. « L'actrice Bulle Ogier se dévoile et se souvient dans son livre "J'ai oublié" », France info Culture,‎ (lire en ligne).
  15. « Le prix Médicis est décerné à Luc Lang pour "La Tentation". », France info Culture,‎ (lire en ligne)
  16. Cinémathèque
  17. Jérémie Couston, « A Pascale Ogier, sa sœur reconnaissante », sur Télérama,
  18. Laure Marchand, « 50 ans du manifeste pour l'avortement : ces 343 femmes qui ont défié la loi pour nos droits », sur Marie Claire,
  19. « La Légion d'honneur du Nouvel An », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044361959
  21. « Pardo alla carriera à Bulle Ogier », sur Locarno Film Festival (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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