Parti pirate tchèque

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Page d'aide sur l'homonymie Pour Parti pirate, voir Liste des partis pirates.

Parti pirate tchèque
(cs) Česká pirátská strana
Image illustrative de l’article Parti pirate tchèque
Logotype officiel.
Présentation
Chef Ivan Bartoš
Fondation
Siège Na Moráni 360/3, 128 00 Prague 2[1]
Porte-parole Karolína Sadílková
Positionnement Centre à gauche
Idéologie Social-libéralisme[2]
Libertarisme de gauche[2]
Droit à l’Information
Démocratie directe[3]
Cyberdémocratie
Europhilie[4],[5]
Affiliation européenne Parti pirate européen
Affiliation internationale Parti pirate international
Adhérents 734 (2018)
Couleurs noir
Site web pirati.cz
Représentation
Députés
22 / 200
Sénateurs
3 / 81
Députés européens
3 / 21

Le Parti pirate tchèque (en tchèque : Česká pirátská strana, abrégé en Piráti) est un parti politique tchèque, fondé en 2009. Il s'inscrit dans le mouvement du Parti pirate international.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la suite d'une pétition en ligne, 1 000 signatures ont été recueillies deux jours après le lancement du site internet en , seuil nécessaire pour l'établissement d'un parti politique en République tchèque[6].

Sur proposition en date du , le ministère de l'Intérieur tchèque décide d'enregistrer le parti pirate tchèque le [7].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Dans une analyse de 2016 de la perception qu'ont les électeurs des partis politiques, le Parti pirate tchèque a été identifié comme centriste (ayant à la fois des électeurs de droite et de gauche) et « libéral » (par opposition à « conservateur »)[8]. La direction du parti a déclaré qu'elle considérait le spectre politique gauche-droite comme obsolète[9].

Le programme du parti se concentre sur le contrôle du pouvoir politique et des dépenses publiques par le biais de mesures de transparence, de responsabilité et de lutte contre la corruption, la protection des libertés civiles, y compris les droits numériques, l'introduction d'éléments de démocratie participative en permettant au public de proposer des lois par le biais de pétitions et la simplification de la bureaucratie de l'État grâce aux e-gouvernements[10].

Le parti soutient la taxe bancaire, le renforcement de l'autorité de la Banque nationale tchèque, des mesures pour arrêter les sorties de capitaux et l'évasion fiscale, prévenir la spéculation financière qui mène à des crises financières et à la criminalité financière, et il est contre tout renflouement des banques par les contribuables[11]. Le parti propose également la création d'un registre du lobby et une loi de lobbying[12].

Le Parti pirate tchèque est généralement pro-européen et pro-zone euro, tout en préconisant des réformes majeures dans les deux institutions pour combler le déficit démocratique perçu dans l'Union européenne. Les Pirates proposent que la République tchèque participe à l'intégration européenne et au processus décisionnel de l'UE, mais qu'elle n'adopte l'euro que si certaines conditions sont remplies[13]. Le parti soutient également l'adhésion de la République tchèque à l'OTAN, mais il critique l'agression des membres de l'OTAN et soutient que tout engagement des forces de l'OTAN en dehors des territoires de ses États membres ne devrait avoir lieu que si les Nations unies le soutiennent par une résolution[14].

Les pirates s'opposent au Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI)[15] et soutiennent les droits LGBT en République tchèque[16].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Le parti prend part pour la première fois à une élection en République tchèque à l'occasion des élections législatives tchèques de 2010. Dans l'ensemble du pays, il obtient alors 42 323 voix, soit 0,8 % des suffrages exprimés et se classe onzième en nombre de voix obtenues.

Aux élections sénatoriales de 2010, le parti se présente dans la circonscription de Prague-11 (district 19) et obtient 2,77 % des voix tandis qu'aux élections locales de la même année, il n'obtient que 0,19 % des suffrages, mais obtient néanmoins 3 conseillers municipaux[17].

En 2011, lors des élections sénatoriales, le parti se présente dans la circonscription de Kladno (district 30) mais n'obtient que 205 voix et 0,75 % des suffrages

Le 20 octobre 2012, Libor Michálek est élu avec 74.4 % des voix dans le district 26[18].

Aux élections législatives tchèques de 2017, le Parti pirate fait son entrée à la Chambre des députés, en obtenant 10,79 % des voix, ce qui lui donne 22 députés. Il se classe troisième en nombre de voix obtenues.

Zdeněk Hřib, un représentant de ce parti, est élu maire à Prague, la capitale du pays[19], le 15 novembre 2018[20].

Le parti participe aux élections européennes de 2019 et parvient à faire élire 3 députés: Marcel Kolaja, aussi élu municipal à Brno[21], Markéta Gregorová et Mikuláš Peksa.

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année Voix % Mandats Rang Gouvernement
2010 42 323 0,8
0 / 200
11e Extra-parlementaire
2013 132 417 2,66
0 / 200
9e Extra-parlementaire
2017 546 393 10,79
22 / 200
3e Opposition

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Année Voix % Mandats Rang
2018 63 132 5,80
1 / 81
8e

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Mandats Rang
2014 72 514 4,78
0 / 21
8e
2019 330 844 13,95
3 / 21
3e


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kontaktní informace. pirati.cz
  2. a et b Pavel Maškarinec. The Czech Pirate Party in the 2010 and 2013 Parliamentary Elections and the 2014 European Parliament Elections: Spatial Analysis of Voter Support. Slovak Journal of Political Sciences, Volume 17, 2017, No. 1. Walter de Gruyter.
  3. (cs) « Stanovy České pirátské strany », sur pirati.cz, (consulté le 17 septembre 2013)
  4. (cs) « Mezinárodní vztahy », sur www.pirati.cz
  5. (en) « In the Czech Republic, almost everyone ran against the system », sur The Economist,
  6. (cs) Jiří Macich, « Česká pirátská strana podala žádost o registraci - Lupa.cz », sur lupa.cz, .
  7. (cs) Jakub Čížek, « Česká pirátská strana je oficiální », sur zive.cz, .
  8. (ca) « Politická mapa podle čtenářů: Úsvit a ANO neuchopitelní, o KSČM máte jasno », sur iDNES.cz,
  9. (cs) « Koncept levice a pravice je podle mě už přežitý, říká předseda Pirátů », sur iDNES.cz,
  10. (cs) « Piráti pøedstavili program. Do voleb jdou se sloganem ‚Všichni nekradou‘ - Domov », sur Lidovky.cz,
  11. (cs) « Banky, které se postarají samy o sebe », sur www.pirati.cz
  12. (cs) « Piráti: Zákon o lobbingu a registr lobbistů zpřehlední legislativní proces a zabrání plýtvání », sur www.pirati.cz
  13. (cs) « Stanovisko k Euru », sur www.pirati.cz
  14. (cs) « Stanovisko Pirátů ke kolektivní obraně v rámci EU a NATO », sur www.pirati.cz
  15. (cs) « Desítky tisíc Němců vyšly do ulic. Odmítají smlouvy EU s Kanadou a USA », sur iDNES.cz,
  16. (cs) « Piráti milují. Pirátské vlajky tradičně na Prague Pride », sur www.piratskelisty.cz
  17. (cs) « Výsledky voleb - volby.cz », sur volby.cz.
  18. (en) « Czech PP Celebrates First Pirate Senator - PirateTimes », sur piratetimes.net, .
  19. Blaise Gauquelin, « A Prague, le nouveau maire figure de proue du Parti pirate », sur Le Monde,
  20. Magdalena Hrozínková, « Zdeněk Hřib a été nommé nouveau maire de Prague », sur Radio Praha,
  21. (cs) « Piráti chtějí eurovolby vyhrát, lídrem kandidátky zvolili softwarového specialistu Marcela Kolaju », sur irozhlas.cz, Radio Prague,

Lien externe[modifier | modifier le code]

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