Parti démocratique du Kurdistan d’Iran

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Parti démocratique du Kurdistan d'Iran
(ku) Partî Dêmokiratî Kurdistanî Êran
Image illustrative de l'article Parti démocratique du Kurdistan d’Iran
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Mustafa Hijri
Fondation 16 août 1945
Siège Koy Sanjaq, Kurdistan irakien[1]
Mahabad, Iran (historiquement)
Fondateur Qazi Muhammad
Slogan « Démocratie pour l'Iran, autonomie pour le Kurdistan »[2]
Positionnement Centre gauche
Gauche (historiquement)[3]
Idéologie Nationalisme kurde
Sécularisme
Social-démocratie
Socialisme[4]
Progressisme[4]
Historiquement :
Anti-impérialisme[5]
Traditionalisme[6]
Affiliation internationale Internationale socialiste (membre consultatif)
Alliance progressiste
UNPO
Coalition Front uni des partis progressistes (1946-1948)[7]
Conseil national de la résistance iranienne (1981-1985)[8]
Congrès des nationalités pour un Iran fédéral (depuis 2005)
Adhérents 1 200 à 1 800 (2008)[9]
Site web pdki.org

Le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (en kurde : Partî Dêmokiratî Kurdistanî Êran) est un parti politique kurde en Iran fondé en 1945. Il est membre consultatif de l'Internationale socialiste.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) a été fondé en 1945 à Mahabad. Il profitera de l'invasion en 1941 de l'Iran par l'Angleterre et l'URSS pour proclamer en janvier 1946 la république du Kurdistan (appelée république de Mahabad par les historiens). Elle sera renversée en décembre de la même année par l'armée iranienne en accord avec l'URSS. Une partie des dirigeants du PDKI sont alors arrêtés, parmi eux, Qazi Muhammad, le président de l'éphémère république et le leader du PDKI qui est pendu en 1947.

Il va ensuite coopérer avec le Tudeh (le parti communiste iranien) jusqu'au début des années 1950. Lors de la Révolution islamique de 1979, il participe activement au renversement du Shah dans les zones à majorités kurdes.

Le 13 juillet 1989, Abdul Rahman Ghassemlou, le dirigeant du parti depuis 1973 est assassiné supposément par un agent de la république iranienne. En réaction, le PDKI s'insurge contre la république. Le conflit dure jusqu'en 1996. En 1992 c'est Sadegh Sharafkandi, le secrétaire général du parti depuis 1991 qui est assassiné à Berlin avec trois autres Kurdes alors qu'ils devaient rencontrer des hommes d’États et dirigeants politiques sociaux-démocrates suédois. À la suite de cet assassinat, l'Allemagne lance un mandat d'arrêt contre le ministre du Renseignement iranien[10].

En 1996, il obtient le statut d'observateur au sein de l'internationale socialiste. En 2005 il est élevé au statut consultatif par la même organisation.

En 2016, le PDKI reprend ses activités militaires en Iran. De la mi-juin à début septembre, les affrontements entre rebelles kurdes et militaire iraniens font 33 morts chez les premiers et six chez les seconds[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Deterring Terrorism: Theory and Practice, Stanford University Press, (ISBN 9780804783477), p. 240
  2. Martin Van Bruinessen, « Major Kurdish Organizations in Iran », sur Middle East Research and Information Project (consulté le 10 janvier 2018)
  3. Rodolfo Stavenhagen, Ethnic Conflicts and the Nation-State, Springer, (ISBN 9781349250141), p. 98
  4. a et b Benyamin Neuberger, Kurdish Awakening: Nation Building in a Fragmented Homeland, University Of Texas Press, (ISBN 0292758138), p. 268
  5. David McDowall, The Kurds: A Nation Denied, Minority Rights Group, (ISBN 9781873194300), p. 70 :

    « The KDPI (which had moved to the left in the meantime) adopted an anti-imperialist position, declaring their opposition to the Shah's regime... »

  6. Abbas Valli, Kurds and the State in Iran: The Making of Kurdish Identity, I.B.Tauris, (ISBN 9781780768236), p. 28
  7. Ervand Abrahamian, Iran Between Two Revolutions, Princeton University Press, , 301 p. (ISBN 0-691-10134-5)
  8. Mark Edmond Clark, Terrornomics, Routledge, , 67–68 p. (ISBN 1317045904), « An Analysis of the Role of the Iranian Diaspora in the Financial Support System of the Mujahedin-e-Khalq »
  9. Iran Defence and Security Report, Including 5-Year Industry Forecasts, Business Monitor International, (lire en ligne)
  10. (en) Roya Hakakian, « Looking Back at the Mykonos Trial: The End of the Dispensable Iranian », Spiegel Online,‎ (lire en ligne).
  11. Iran: 8 rebelles armés kurdes tués, Le Figaro avec AFP, 8 septembre 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]