Oxyde de triméthylamine

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Oxyde de triméthylamine
Image illustrative de l’article Oxyde de triméthylamine
Structure de l'oxyde de triméthylamine
Identification
Nom UICPA Oxyde de triméthylamine
Synonymes

TMAO

No CAS 1184-78-7
No ECHA 100.013.341
No CE 214-675-6
PubChem 1145
FEMA 4245
InChI
Apparence solide incolore à jaune, inodore
Propriétés chimiques
Formule brute C3H9NO  [Isomères]
Masse molaire[2] 75,1097 ± 0,0035 g/mol
C 47,97 %, H 12,08 %, N 18,65 %, O 21,3 %,
pKa 4,65[1]
Propriétés physiques
fusion 213 °C
Précautions
Directive 67/548/EEC
Irritant
Xi



Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L’oxyde de triméthylamine est un composé organique de formule brute N(CH3)3O. Il est une des formes de l'excrétion azotée chez certains animaux.

En médecine[modifier | modifier le code]

La molécule proviendrait du métabolisme de la lécithine (ou phosphatidylcholine) contenue dans les aliments, par le microbiote intestinal[3]. La lécithine se transforme en triméthylamine qui est oxydée par la FMO3 : « flavin containing mono-oxygenase isoform 3 ». La FMO1 intervient également dans une moindre mesure[4]. L'excrétion en est urinaire[5]. L'expression de la FM03 régule le taux de triméthylamine oxydée[4]. L'autre voie de dégradation de la triméthyamine est la déméthylation mais cette voie reste anecdotique chez l'être humain[6].

Le taux d'oxyde de triméthylamine est corrélé avec le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires[7],[8]. La molécule stimulerait certains types de macrophages et interviendrait dans la genèse de l'athérome[9]. Ce taux est lui-même modulé par la composition du microbiote intestinal et en particulier par la quantité d'archées[10]. Il peut être aussi attenué par une alimentation appropriée (Ail, vin rouge..), dans lequel ont trouve du DMB (3,3-diméthyl 1-butanol)[11]. Il est augmenté par la consommation de viande rouge[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fiche chemIdplus.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Tang WHW, Wang Z, Levison BS et al. Intestinal microbial metabolism of phosphatidylcholine and cardiovascular risk, N Engl J Med, 2013;368:1575-1584.
  4. a et b Bennett BJ, de Aguiar Vallim TQ, Wang Z et al. Trimethylamine-N-oxide, a metabolite associated with atherosclerosis, exhibits complex genetic and dietary regulation, Cell Metab, 2013;17:49-60.
  5. Bain MA, Fornasini G, Evans AM, Trimethylamine: metabolic, pharmacokinetic and safety aspects, Curr Drug Metab, 2005;6:227-240.
  6. Al-Waiz M, Mitchell SC, Idle JR, Smith RL, The relative importance of N-oxidation and N-demethylation in the metabolism of trimethylamine in man, Toxicology, 1987;43:117-121.
  7. "Nbci,2016:Relationship of Serum Trimethylamine N-Oxide (TMAO) Levels with early Atherosclerosis in Humans"
  8. "Athérosclérose: le rôle du microbiome intestinal"
  9. Wang Z, Klipfell E, Bennett BJ et al. Gut flora metabolism of phosphatidylcholine promotes cardiovascular disease, Nature, 2011;472:57-63.
  10. "2014:Archaebiotics: proposed therapeutic use of archaea to prevent trimethylaminuria and cardiovascular disease."
  11. "Mangez ces aliments protecteurs si vous êtes amateur de viande rouge"
  12. Wang Z, Bergeron N, Levison BS et al. Impact of chronic dietary red meat, white meat, or non-meat protein on trimethylamine N-oxide metabolism and renal excretion in healthy men and women, Eur Heart J, 2019;40:583–594

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]