Offensive Bialystock

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Offensive Bialystock
Description de cette image, également commentée ci-après

Monument commémoratif T-34

Informations générales
Date 5 - 27 juillet 1944
Lieu Biélorussie
Casus belli Opération Bagration
Issue Victoire de l'Armée rouge
Changements territoriaux Biélorussie et Prusse orientale
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand Drapeau de l'URSS Union soviétique
Commandants
Helmuth Weidling, restes de la IVe armée
Walter Weiß, éléments de la IIe armée
Gyorgy Zakharov, 2e front biélorusse
Pertes
3 000, 1 011 PG soviétiques[1]

Notes

Les lignes de ravitaillement soviétiques s'étirent en longueur.

Seconde guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices : Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver


Guerre Germano-sovietique :

  • 1941 : L'invasion de l'URSS

Opération Barbarossa
Front Nord : Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs · Siège de Léningrad
Front Central : Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk · Bataille de Kiev
Front Sud : Siège d'Odessa · Campagne de Crimée

  • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

Front Nord : Poche de Demiansk · Poche de Kholm
Front Central : Bataille de Moscou
Front Sud : Seconde bataille de Kharkov

  • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

Front Nord : Offensive Siniavino · Opération Iskra · Bataille de Krasny Bor · Opération Polyarnaya Zvezda
Front Central : Opération Mars
Front Sud : Bataille du Caucase (opération Fall Blau) · Bataille de Stalingrad · Opération Uranus · Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch · Offensive Voronej-Kastornoe · Troisième bataille de Kharkov

  • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front Central : 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
Front Sud: Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr · Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée · Offensive Lvov-Sandomir

  • 1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne : Offensive Vistule-Oder · Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau · Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg · Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen · Bataille de Berlin · Capitulation allemande
Front Nord et Finlande : Guerre de Laponie · Offensive Leningrad–Novgorod · Bataille de Narva
Europe orientale : Insurrection de Varsovie · Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest · Offensive Vienne · Insurrection de Prague · Offensive Prague · Bataille de Slivice


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

L’offensive Bialystock (russe : Белостокская наступательная операция) fait partie de la 3e et dernière phase de l'offensive stratégique menée en Biélorussie en été 1944 par l'Armée rouge, communément connue sous le nom de l'opération Bagration. Belostock (russe : Белосток) est le nom russe de la ville polonaise de Białystok.

Rôle dans le conflit[modifier | modifier le code]

L'offensive Bialystock est une partie de la troisième phase (poursuite) de l'opération Bagration et commença après l'achèvement de l'encerclement et de la destruction du Groupe d'armées Centre dans l'offensive de Minsk.

Planification[modifier | modifier le code]

Objectifs opérationnels[modifier | modifier le code]

Après l'achèvement de sa mission de liquidation de la poche est de Minsk, la 4e armée allemande fut prise au piège, le gros des forces du 2e front se vit assigner de nouveaux objectifs :

  1. Initialement s'emparer de Volkovysk,
  2. Avancer vers Białystok[2].

La 49e armée soviétique, cependant, fut utilisée à réduire l'encerclement jusqu'à la mi-juillet. La 4e armée aérienne soviétique poursuivit sa mission d'appui aux deux Fronts de forces terrestres.

Compréhension allemande[modifier | modifier le code]

Après le chute de Minsk, l’OKH ne pouvait appeler la moindre réserve pour arrêter l'avance soviétique. Sur l'axe de Bialystock, les forces restantes furent organisées en un "groupe de blocage" (en allemand : Sperrgruppe) sous le commandement du général Helmuth Weidling. Ceci comprenait de nouvelles formations en plus des troupes réduites qui avaient échappe à l'est de Minsk. Au sud, la défense était conduite par l'aile nord de la 2e armée allemande qui avait été renforcée notablement par la 28e division de chasseurs allemands, dans l'espoir d'attaquer et de percer vers les unités du Groupe d'armées Centre encore emprisonnées à l'est de Minsk.

Les efforts allemands de défense étaient appuyés sur le présence d'anciennes fortifications datant de la Première Guerre mondiale et d'avant.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Wehrmacht[modifier | modifier le code]

Les unités ci-dessus étaient sous le commandement général du Groupe d'armées Centre (Feld-maréchal Walter Model).

Armée rouge[modifier | modifier le code]

L'offensive[modifier | modifier le code]

Chute de Grodno[modifier | modifier le code]

Vers le 11 juillet, la 50e armée soviétique avait forcé les passages sur la rivière Niemen au sud de Dokudovo et se dirigeait vers les forces de Helmut Weidling.

Elle traversa la rivière Kotta le 13 juillet et atteignit Grodno le 15 juillet. Le 69e corps de fusiliers et le 81e corps de fusiliers soviétiques déferlèrent sur la ville le matin du jour suivant. La 3e armée soviétique, sur le flanc nord du 1er Front Biélorusse voisin, prit Volkovysk en combattant contre le IVe corps d'armée allemand de Friedrich Herrlein.

Contre-attaque allemande[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet, le commandant de la 4e Armée, Hoßbach, en accord avec Model, engagea la toute nouvelle arrivée, la 19e Panzerdivision dans une contre-attaque avec l'intention de couper les fers de lance dans la forêt d'Augustov (sur la rivière Netta). Un régiment surprit les forces soviétiques à Grodno (Hrodna) (et prétendit avoir détruit 180 tanks, ceci semble excessif) après avoir obliqué vers le sud vers Białystok[3]. Un second régiment reprit Lipsk, mais fut forcé de se retirer pour aider le premier régiment à se désengager. Faute de ressources, la contre-offensive avorta mais fut révélatrice de la fatigue des deux camps, par rapport à des unités fraîches.

Le 2e front biélorusse avait forcé avec succès toute la longueur du Niémen et de la Svisloch le 24 juillet. La 50e Armée, avec le soutien du 3e Corps de Cavalerie soviétique prit et reprit la partie orientale de la forêt d'Augustow et une partie des fortifications de Grodno que les Allemands avaient conquis après leur contre-offensive[4]. Il y eut un intense combat lorsque la 50e division d'infanterie allemande tenta de défendre l'autoroute entre Grodno et Białystock.

Au même moment, l'Armée rouge avait atteint les faubourgs de Białystock même, malgré une forte résistance du LVe Corps. Il tomba sur la ville et la prit le 27 juillet, après plusieurs jours de combats de rues.

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'offensive Bialystock a été largement couronnée de succès dans ses objectifs tactiques immédiats. À la fin de juillet, les Soviétiques étaient en possession des centres de communication de Grodno et Białystock. Cependant, leurs lignes d'approvisionnement devenaient dangereusement longues et leurs troupes s'épuisaient. Les progrès se ralentirent du fait que le commandant Walter Model du Groupe d'armées centre était en mesure d'organiser une défense efficace en gérant judicieusement les quelques unités dont il disposait.

L'objectif final du 2e front biélorusse était d'avancer jusqu'à la rivière Narew dans l'Offensive d'Osovets.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Composantes de l'Opération Bagration :

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Glantz, p.185
  2. Glantz, p.167
  3. voir Hinze, Ostfrontdrama 1944. Bien des tanks détruits avaient été réunis sur la place de Grodno, où ils avaient été pris par la contre-attaque inattendue.
  4. Glantz, p.183

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Belostock Offensive » (voir la liste des auteurs).
  • Cet article a été traduit depuis un certain nombre d'articles de la wikipédia anglaise ; c'est pourquoi la plupart des références sont en anglais. Il serait évidemment souhaitable de les remplacer par des références en français, quand elles existent.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Allen Caroll (dir.) (trad. Emmanuel Vire), Europe, Washington D.C., National Geographic, , 2 p., carte
  • (en) Glantz, D.M. Belorussia 1944 - The Soviet General Staff Study
  • (de) Hinze, R. Ostfrontdrama 1944: Rückzugskämpfe der Heeresgruppe Mitte