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Odile de Vasselot

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Odile de Vasselot
Odile de Vasselot en 2022.
Fonction
Directrice
Lycée Sainte-Marie d'Abidjan
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Odile Jeanne Marie de Vasselot de RégnéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Gaston de Vasselot de Régné (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Chantal de Cugnac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Armand de Vasselot de Régné (d)
Geneviève de Vasselot de Régné (d)
Marie-Thérèse de Vasselot de Régné (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Membre de
Conflit
Distinctions

Odile de Vasselot, née le à Saumur et morte le à Paris, est une résistante française et laïque consacrée de la communauté apostolique Saint-François-Xavier. Elle est aussi la fondatrice et première directrice du lycée Sainte-Marie d'Abidjan.

Odile de Vasselot de Régné naît le [1] à Saumur[2]. Elle est fille et petite-fille de militaires[3].

Elle obtient son baccalauréat en 1940[4].

Activité de résistante

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En 1940, alors dans le donjon du château familial du Poitou, elle écoute l'appel du 18 Juin du général de Gaulle. Son père est fait prisonnier de guerre à Nuremberg. Elle participe à la manifestation du 11 novembre 1940[4]. Elle ment à sa mère pour entrer dans la Résistance, d'abord comme agente de liaison au service de renseignement Zéro avec comme nom de code « Danièle ». Elle devait prendre le train chaque fin de semaine pour remettre courriers et documents fournis par le service dans une « boîte à lettres » à Toulouse. Le réseau est démantelé en avril 1943[4].

En mars 1944, Odile de Vasselot intègre le réseau Comète. Sous le pseudonyme de Jeanne, elle était chargée d'exfiltrer par le train des aviateurs alliés tombés dans les pays contrôlés par le Reich[5]. Grâce à elle, de nombreux aviateurs ont pu rejoindre l'Espagne puis par la suite l'Angleterre[4].

En août 1944, elle participe à la Libération de Paris[4].

Plus tard, sollicitée pour témoigner de son expérience de résistante, elle donne de nombreuses conférences, notamment dans des écoles. Elle écrit ses mémoires de guerre en 1999[6] et 2000[7].

Activité d'enseignement

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Après la Libération, Odile de Vasselot poursuit ses études. Ayant obtenu une licence d'histoire à la Sorbonne[4], elle devient enseignante dans le secondaire à Sainte-Marie de Neuilly, collège fondé par Madeleine Daniélou, puis dirige le collège Sainte-Marie de Passy, proche du Trocadero, depuis transféré à Rueil-Malmaison et renommé centre Madeleine-Daniélou. Odile de Vasselot entre comme laïque consacrée au sein de la communauté apostolique Saint-François-Xavier en 1947[3].

Madeleine Daniélou voulait créer un collège hors de France. Après avoir envisagé le Japon, puis le Cameroun, la communauté apostolique Saint-François-Xavier envoie en 1959 Odile de Vasselot en Côte d'Ivoire fonder le collège Sainte-Marie d'Abidjan[4]. Ce projet rejoignait le souhait du président Félix Houphouët-Boigny d'éduquer les femmes ivoiriennes. Le collège ouvre ses portes en 1962 à Adjamé, puis s'installe cinq ans plus tard en 1967 dans ses locaux définitifs de Cocody, et devient lycée en 1970. Ce lycée accueille dès l'origine des jeunes filles ivoiriennes aussi bien qu'étrangères. Cela donne à Odile de Vasselot l'occasion de fréquents contacts avec des personnalités, parmi lesquelles le président Félix Houphouët-Boigny, dont la résidence se trouvait à côté de l'établissement[Note 1].

Revenue en France en 1988, outre ses interventions dans des établissements scolaires pour raconter son parcours durant la guerre, elle distribue des repas aux personnes dans le besoin via la Banque alimentaire. Elle passe ensuite sa retraite avec d'autres religieuses à Paris[3].

Le , à 101 ans, elle est invitée, au côté du résistant Henri Becker, au défilé militaire dans un tableau commémorant la création en 1943, par le général de Gaulle, de la médaille de la Résistance française.

Le , Odile de Vasselot reçoit à l'Élysée, des mains d'Emmanuel Macron, alors président de la République, la décoration de grand officier de l'ordre national du Mérite[8].

Elle meurt à 103 ans le [9] à Paris[4].

Décorations

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  • Tombés du Ciel : histoire d'une ligne d'évasion, édité à compte d'auteur en 1999, réédité par les éditions du Félin en 2005.
  • Sous l'occupation... J'avais 20 ans, édité à compte d'auteur, 2000.
  • Lycée Sainte-Marie d'Abidjan, Naissance et premières années, édité à compte d'auteur en .

Notes et références

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  1. En 1988, la télévision ivoirienne relaye la nouvelle de son départ au journal télévisé, signe de l'aura qu'elle a acquise en vingt-six ans.

Références

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  1. Jérôme Cordelier, « Odile de Vasselot : « Je n’ai pas peur de la mort… Mais je ne suis pas pressée » », sur Le Point, (consulté le ).
  2. « Odile de Vasselot de Régné | Chemins de mémoire », sur cheminsdememoire.gouv.fr (consulté le ).
  3. a b c d e et f Guyonne de Montjou, « Odile de Vasselot, agent de liaison », Le Figaro, cahier « Le Figaro et vous »,‎ 4-5 septembre 2021, p. 39 (lire en ligne).
  4. a b c d e f g et h « La résistante Odile de Vasselot est morte, à 103 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Odile de Vasselot, Tombés du Ciel : histoire d'une ligne d'évasion, n° (ISBN 2-86645-5835), collection Résistance-Liberté-Mémoire, éditions du Félin, 2005.
  6. Tombés du Ciel : histoire d'une ligne d'évasion, ouvrage édité à compte d'auteur en 1999, et réédité par les éditions du Félin en 2005, où Odile de Vasselot fait part de son engagement dans le réseau Comète.
  7. Sous l'occupation… J'avais 20 ans, ouvrage édité à compte d'auteur, où Odile de Vasselot évoque l'ensemble de son expérience de la guerre et de ses activités de résistance, qui dépassent le seul réseau Comète décrit dans son précédent ouvrage. Elle entre dans les détails de la vie de sa famille, afin de rendre son témoignage plus concret pour le premier lectorat qu'elle vise alors : ses neveux et nièces.
  8. Archives télévisuelles du palais de l'Élysée.
  9. Victor Boiteau, « Mort de la résistante Odile de Vasselot, ancienne agente de liaison durant la Seconde Guerre mondiale », sur Libération (consulté le ).
  10. « Décret du 8 novembre 2021 portant promotion dans l’ordre national de la Légion d’honneur en faveur des militaires n’appartenant pas à l’armée active » [PDF], sur legiondhonneur.fr (consulté le ).
  11. a et b Décret du 7 juin 2024 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier de l'ordre national du Mérite [lire en ligne (page consultée le 2024-06-08)].

Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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