Octave Penguilly L'Haridon

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Octave Penguilly L'Haridon
Defaut.svg
Naissance
Décès
(à 59 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Autres activités
Conservateur du musée de l'artillerie
Maîtres
Mouvement
Œuvres réputées
Combat des Trente
Les Petites mouettes, rivage de Belle-Isle en mer

Octave Penguilly L'Haridon, né le à Paris, mort dans la même ville le , est un peintre, graveur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un sous-inspecteur aux revues. Il est entré à l'École polytechnique où il a été inspecteur des études en 1868. Il termine sa carrière militaire comme lieutenant-colonel.

La formation artistique de Penguilly L'Haridon débute très tôt, dès 1835, par des cours de dessin de Nicolas-Toussaint Charlet. Il mena une carrière militaire en tant qu’officier d’artillerie parallèlement à sa carrière de peintre. Il commence par présenter des dessins au Salons de 1835, puis des peintures au Salon de 1842 et régulièrement à partir de 1847 jusqu’à sa mort. Il a su se démarquer, notamment grâce à son tableau Combat des Trente (1857, musée des beaux-arts de Quimper), œuvre réaliste par la multiplicité des détails. La Bretagne lui inspire des paysages et des évocations historiques qui feront l'objet d'illustration de livres sur cette région, comme Bretagne ancienne et moderne et Bretagne et Vendée.

En 1854, il est nommé conservateur du musée de l'artillerie et de la collection d’armures de l’empereur à Pierrefonds[1].

Il présente au Salon de 1859 un paysage intitulé Les Petites mouettes (1858, musée des beaux-arts de Rennes), remarqué par Charles Baudelaire, dont le sujet, la composition et les couleurs prennent leurs distances avec les principes académiques traditionnels. Un peu plus tard, Octave Penguilly L'Haridon choisit de renouveler l'iconographie traditionnelle dans son tableau Les Bergers, conduits par l'étoile, se rendent à Bethléem (1863, musée d'Orsay, Paris). En effet, les bergers sont représentés ici comme des bédouins contemporains accompagnés de leurs chiens, et le lieu saint vers lequel ils se dirigent est en fait une bourgade en plein désert, signalée par une étoile qui la domine.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Octave Penguilly L'Haridon, Catalogue des collections composant le Musée d'artillerie, Charles de Mourgues frères, Paris, 1862 (lire en ligne)
  • Octave Penguilly L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de S. M. l'empereur, Librairie centrale, Paris, 1865 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Béatrice Fontanel, Daniel Wolfromm, Quand les artistes peignaient l’histoire de France, De Vercingétorix à 1918, Seuil, Paris, 2002.
  • Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome 2, p. 228, Librairie Renouard, Paris, 1885 (lire en ligne)
  • Geneviève Lacambre, Jacqueline de Rohan-Chabot, Le Musée du Luxembourg en 1874, p. 150, Éditions des Musées Nationaux, Paris, 1974

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]