Nicolas Jachiet

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Nicolas Jachiet
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Nicolas Jachiet, né en 1958, est un ingénieur français. D'abord haut fonctionnaire, il quitte la sphère publique en 2002 au profit de l'industrie. Il est président d'Egis, un des premiers groupes d'ingénierie de la construction en France. Il est depuis septembre 2014 président de Syntec Ingénierie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation

Nicolas Jachiet est diplômé de l'école polytechnique et énarque, promotion « Solidarité » (1983). Il déclare admirer Henri Poincaré, qu'il considère comme le dernier savant universel[1].

Haut fonctionnaire

D'abord haut fonctionnaire, il exerce comme inspecteur des finances publiques, puis devient directeur du Club de Paris pendant quatre ans, jusqu'en 1991[2]. Il est au cabinet d'Edmond Alphandéry, alors ministre des finances, entre 1993 et 1995. Il entre ensuite au bureau des participations du Trésor, où il prépare entre autres les privatisations du Crédit Lyonnais, d'Air France, de Renault, de Thomson-CSF, de Rhône-Poulenc ou encore d'Elf Aquitaine[3],[4]. Il est nommé représentant de l'État au sein du conseil d'administration d'EDF et de Renault en 1998, remplaçant Anne Le Lorier[5]. Fin 1999, après une note préliminaire favorable à la prise de participation de France Télécom dans le câblo-opérateur britannique NTL, il est mis devant le fait accompli de cette opération désastreuse ordonnée par Michel Bon, dirigeant de l'époque ; auditionné dans le cadre du rapport parlementaire relatif aux erreurs stratégiques commises à l'époque par la direction de l'entreprise publique de télécommunication[6], la presse d'investigation accuse Nicolas Jachiet d'avoir à l'époque été chargé « de ne pas trop surveiller » France Télécom[7]. À l'occasion de cette audition, il met toutefois en évidence la relative impuissance de l'État alors, même lorsqu'il se trouve membre du conseil d'administration[8].

Dans le privé

En 2002, il quitte la fonction publique pour le privé, et entre chez Danone comme directeur des services administratifs et financiers. En 2004, il entre chez Egis, groupe d'ingénierie français, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, sur proposition de Francis Mayer, camarade de promotion de l'ENA et directeur de la CDC. Il en prend la direction générale en 2005 et y réalise la vente de la branche Dorsch Consult dès son arrivée puis, en 2011, la fusion avec Iosis[4]. En 2012, il devient président directeur général du groupe[1].

Fin septembre 2014, Nicolas Jachiet prend la tête de la branche ingénierie de la fédération Syntec, organisation syndicale patronale des entreprises d'ingénierie en France, pour un mandat de deux ans. Il succède à Stéphane Aubarbier. Il se fixe trois domaines d'action, la « participation active à l'exercice des responsabilités de la branche dans le domaine social », la défense des intérêts des cabinets d'ingénierie devant les instances publiques et privées, et la promotion des métiers de l'ingénierie[3]. Il précise par la suite d'autres pistes d'action, « lutte contre la concurrence déloyale, maintien des fonds de formation professionnelle et valorisation de la « french touch » de l'ingénierie à l'export » lors d'une interview publiée par Le Moniteur. Il mentionne à cette occasion le fait que, selon lui, l'ingénierie française est reconnue à l'export « pour son inventivité, sa technicité et sa capacité d'adaptation aux besoins du client »[9]. Le 15 avril 2015, il est élu à la présidence de Fer de France, organisme interprofessionnel du secteur ferroviaire [10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Didier Ragu, « Nicolas Jachiet : "J'ai déjà exercé deux métiers. Ça me suffit." », L'Usine nouvelle, no 3347,‎ (ISSN 0042-126X, lire en ligne).
  2. Hedwige Chevrillon, « Lundi 17 janvier, Nicolas Jachiet, 35 ans, conseiller technique chargé des privatisations au cabinet d'Edmond Alphnadéry, ministre de l'économie », L'Expansion,‎ (lire en ligne).
  3. a et b Olivier Baumann, « Nicolas Jachiet élu président de Syntec Ingénierie », Le Moniteur, no 5785,‎ , p. 21 (ISSN 0026-9700)
  4. a et b Marie-Sophie Ramspacher, « Nicolas Jachiet Au plus haut chez Egis », Les Échos - en ligne,‎ (lire en ligne).
  5. « EDF : Nicolas Jachiet a été nommé, en remplacement d'Anne Le Lorier », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne).
  6. Philippe Douste-Blazy (président) et Michel Diefenbacher (rapporteur), La gestion des entreprises publiques afin d'améliorer le système de prise de décision : Rapport no 1004 fait au nom de la commission d'enquête parlementaire, t. II, Assemblée nationale, (lire en ligne).
  7. Ghislaine Ottenheimer, Les Intouchables : Grandeur et décadence d'une caste : l'inspection des Finances, Albin Michel, , 448 p. (ISBN 978-2226151186, lire en ligne), chap. 6 « La mafia des inspecteurs ».
  8. Philippe Douste-Blazy (président) et Michel Diefenbacher (rapporteur), La gestion des entreprises publiques afin d'améliorer le système de prise de décision : Rapport no 1004 fait au nom de la commission d'enquête parlementaire, t. I, Assemblée nationale, (lire en ligne).
  9. Olivier Baumann, « « Face à la conjoncture, l'ingénierie ne doit pas cesser d'innover » - Nicolas Jachiet, président de Syntec-Ingénierie », Le Moniteur, no 5787,‎ , p. 22-23 (ISSN 0026-9700)
  10. Marc Fressoz, « Nicolas Jachiet devient président de Fer de France », Mobilicités,‎ (lire en ligne)