Syntec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Cintech.
Syntec
Image illustrative de l'article Syntec

Devise : « Au cœur de l'économie de la connaissance. »

Création
Type organisation patronale française
Siège 148, boulevard Haussmann - 75008 Paris
Langue (fr)
Membres 1 250
Présidente Viviane Chaine-Ribeiro[1]
Affiliation syndicat professionnel de loi 1884
Site web www.syntec.fr

Syntec est une fédération de syndicats professionnels spécialisés dans les professions de l'ingénierie, des services informatiques, des études et du conseil, du recrutement, de la formation professionnelle et dont les sociétés sont rattachées à la Convention collective nationale des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils plus communément appelée convention Syntec. La fédération Syntec est membre du Medef.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès 1912, quelques ingénieurs constituent à Paris une Chambre des Ingénieurs-Conseil et Ingénieurs-Experts de France (CICIEF) (ancêtre du CICF, devenu la Fédération CINOV). Mais ces ingénieurs-conseils exercent leur activité en profession libérale. Très attachés à ce statut de profession libérale, ils refusent de s'associer dans une chambre syndicale à des sociétés, comme les bureaux d'études techniques OTH (Omnium technique holding, filiale à l'époque de Paribas exerçant leur activité dans l'ingénierie du bâtiment) ou Technip[2].

Créée en 1950 par ces bureaux d'études intervenant essentiellement, à l'époque, dans le domaine de la construction, Syntec est constitué d'abord sous le nom de Chambre Syndicale des Bureaux d'Études Techniques de France, et correspond à l'émergence en France d'une ingénierie professionnelle organisée en sociétés[2].

Une Convention collective nationale des bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseil, dite Convention Syntec-CICF, est signée le 15 avril 1969 entre le Syntec et deux syndicats de salariés, la CGC et CGT-FO[2]. Certains sociétés adhérentes de Syntec, tel que Technip, qui disposaient déjà d'une autre convention collective, liée à leur origine, ont mis plusieurs décennies à s'affilier à la convention Syntec[3].

En 1979 est créée la Chambre syndicale des sociétés d’études et de conseils abrégée en Syntec, nouveau nom de la Chambre Syndicale des Bureaux d'Études Techniques de France, ce changement d'intitulé correspondant à l'adhésion de sociétés d'ingénierie et de conseil qui n'utilisent pas le terme de bureaux d'études techniques. De 1981 à 1984, les adhérents de Syntec décident de dissocier au sein de ce syndicat divers groupes correspondant à des contextes différents de formation, de recrutement, de fidélisation des salariés, de rémunération, etc. Sont ainsi distingués Syntec ingénierie, Syntec conseil et Syntec informatique. Syntec ingénierie correspond aux adhérents initiaux, alors que les deux autres groupements sont liés au développement de l'informatique et du conseil (conseil en stratégie, en management, en organisation ...). Ces trois familles professionnelles, souhaitant affirmer leur identité, donnent naissance à trois syndicats autonomes de plein exercice, en fin d'année 1990. Ils créent le 1er janvier 1991 la "Fédération des syndicats des sociétés d’études et de conseils", Fédération Syntec, à laquelle ils adhèrent. En novembre 2010, le Syntec Informatique se renomme en Syntec numérique[2].

Structure[modifier | modifier le code]

La fédération Syntec a été créée le 1er janvier 1991 est composée des syndicats suivants[4] :

  • le Syntec numérique (anciennement Syntec informatique), principale chambre professionnelle des sociétés de services et d'ingénierie Informatiques (ESN), des sociétés de conseil en technologie (SCT) et des éditeurs de logiciels.
  • le Syntec ingénierie. Son président est depuis septembre 2014 Nicolas Jachiet, président d'Egis.
  • la Fédération de la formation professionnelle (FFP).
  • le GSSEC (Groupement des syndicats Syntec études et conseil), composé lui-même de Syntec Conseil en Management, Syntec Conseil en Relations Publics, Syndicat du conseil en recrutement Syntec, Syntec Conseil Études marketing et opinion et Syntec Conseil en évolution professionnelle[4].

Dialogue social[modifier | modifier le code]

Avec la Fédération CINOV (ex-CICF), la fédération Syntec est signataire de la convention collective nationale des personnels des bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseil (no 3018) (dite « convention Syntec »)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvain Arnulf, « Pour la première fois, la fédération Syntec sera présidée par une femme », L'Usine digitale,‎
  2. a, b, c, d et e Site du Munci 2012.
  3. Rédaction du Monde 1988, Le Monde.
  4. a et b Agence nationale pour la création et le développement des nouvelles entreprises 2013, p. 327.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Classement par date de parution.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]