Neêkibo

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Neêkibo
1er album de la série Julien Boisvert
Scénario Dieter
Dessin Michel Plessix
Couleurs Isabelle Rabarot
Genre(s) Franco-Belge

Personnages principaux Julien Boisvert
Lieu de l’action Afrique
Époque de l’action années 1970[1]

Éditeur Delcourt
Collection Conquistador
Première publication 1989
ISBN 2-90618-732-1
Nb. de pages 46
Nb. d’albums 4
Albums de la série Julien Boisvert

Neêkibo est le 1er album de la série de bande dessinée Julien Boisvert de Dieter et Michel Plessix. L'ouvrage est publié en 1989.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Homme-enfant, peu porté sur l'aventure et le risque, ayant horreur de la nature[2], Julien Boisvert souhaite malgré tout partir vite et loin, loin de Paris, où sa mère, pianiste célèbre et envahissante, est revenue s'installer chez son fils... Chargé de relations publiques à l'OPIC (Office de Protection Internationale des Cultures), il se voit confier par son patron une mission à but humanitaire en Afrique, au "Nyasso" : prendre contact auprès de la tribu Fuldaabé, et surveiller son déplacement. Le voyage se termine mal, l'avion transportant les quelques passagers s'écrasant avant d'arriver à destination.

Dans le désert, alors que le pilote est parti chercher de l'aide, Julien et ses compagnons d'infortune, le copilote, Ashley Ashburry l'Anglais, et Herman de Beaurepaire, le représentant d'une grosse société pharmaceutique, doivent se résoudre à chercher de l'eau. C'est Julien qui est "chargé" de la mission, et qui découvre ce-faisant la tribu Fuldaabé, des pasteurs semi-nomades. Celle-ci recueille les ex-passagers, et Julien découvre une culture, une vie et des gens différents de ceux qu'il côtoyait jusqu'alors ; il devient un grand ami de Keebi, petite enfant fuldaabé. Cette manière de vivre, presque en dehors du temps et du reste du monde, fascine les survivants du crash, spécialement Julien.

Tombé (pour la première fois) amoureux d'une belle Fuldaabé, Djuma, qui l'a choisi comme compagnon, il se retrouve déchiré lorsque des militaires regroupent les Fuldaabé, sous prétexte de les aider à survivre, afin de les déporter vers la ville. Les troupeaux des Fuldaabé sont en effet victimes d'incendies de brousse, ce qui met leur survie en péril. Les Européens font partie du convoi, les militaires étant également envoyés pour les ramener ; seul de Beaurepaire reste sur place, en compagnie de quelques soldats.

Mais les "réfugiés", autant africains qu'européens, supportent mal la grossièreté des soldats et la violence dont ils font preuve : Julien manque d'en tuer un qui avait tenté de violer Djuma. Les Fuldaabé décident finalement de fausser compagnie à la troupe, et réussissent, mais le copilote est tué durant l'échange de coups de feu qui s'ensuit. Alors que certains guerriers veulent combattre les soldats (qui les poursuivent), la majorité des nomades souhaite atteindre un refuge loin de leurs oppresseurs. Ceux qui souhaitent combattre se séparent alors du groupe, et sont supposés morts après un accrochage. Les autres atteignent enfin la capitale du pays, et les Fuldaabés sont envoyés en camps de réfugiés, ainsi qu'Ashley, qui s'est retrouvé sans papiers. Dans la capitale, Boisvert écrit son rapport pour dénoncer les évènements à son supérieur. De Beaurepaire vient alors à lui, et lui explique que pour favoriser l'utilisation de la région en y entreposant des déchets toxiques, il fallait faire partir les Fuldaabé. Les soldats allumaient les feux, et de Beaurepaire était chargé d'examiner les sites favorables à l'exploitation.

Boisvert, comprenant sans doute que le rapport est inutile (de Beaurepaire lui révèle que l'OPIC est partie prenante dans cette affaire), le déchire.

Autour de l'album[modifier | modifier le code]

Neêkibo[modifier | modifier le code]

Ce terme est utilisé par Ardo, le chef de la tribu, pour surnommer Julien. Il signifie qu'il n'a pas encore grandi pour pouvoir être appelé par son nom d'homme.

Analyse[modifier | modifier le code]

Selon certains analystes, la série est une tentative de « relecture subtile de Tintin et de la vie d’Hergé[1] »

Cet album correspondrait au premier album couleur de Tintin, Tintin au Congo, et montrerait « la décolonisation et ses horreurs si Tintin/Hergé l’avait vécue/écrite[1]. »

FulaaBe[modifier | modifier le code]

Le nom de tribu "Fuldaabé" pourrait renvoyer par homophonie à une fraction mauritanienne des Peuls, les FulaaBe[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]