Mohamed Améziane (1859-1912)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mohamed Améziane et Ameziane.
Mohamed Améziane
Medameziane.jpg

Mohamed Améziane

Biographie
Naissance
Décès
Activité
NotableVoir et modifier les données sur Wikidata

Mohamed Améziane est un résistant berbère du Rif, amghar (chef tribal berbère) de la tribu des Iqer'iyen dans la région de Nador. Il est né en 1859[1],[2] au nord du Maroc, à Azghenghen[3]. Il lutta contre le colonialisme espagnol, son action commença bien avant celle d'Abdelkrim El Khattabi. Il est considéré comme le précurseur de la guerre du Rif, et comme une figure importante de la résistance chez les berbères du Maroc. Bien que personnage mystique et peu connue, sa figure fait partie intégrante de l'histoire du Rif et de nombreux poèmes sont encore chantés à sa gloire[4].

Mohamed Ameziane commence l'action militaire contre Bou Hmara, prétendant au trône Marocain dont l'influence grandissait de jour en jour au Rif. Après que celui-ci ait vendu les concessions minières de Ouksen aux espagnols, Ameziane décide d'entrer en rébellion contre Bou Hmara qu'il considéré comme un traitre à la solde des colons. Il rassembla des hommes de sa tribu et l'éjecta du Rif oriental en l'espace de quelques jours seulement.

Dès lors, il lutta contre les possessions espagnols dans le Rif. Il commence la résistance armée en s'attaquant à la Compagnie Espagnole des Mines du Rif notamment par l'attaque des lignes de chemin de fer en construction destinée à relier Melilla aux mines de fer d'Ouksen et par l'assassinat de plusieurs soldats espagnols.

Les Espagnols réagiront en envoyant au front les Regulares matté la rebellion pensant qu'Ameziane n'est qu'un simple chef tribal mais la "harka" de Ameziane sort encore vainqueur lors de la bataille de Diwana dans la commune de Ait Nsar. Le fait d'arme le plus marquant reste tout de même la bataille du Ravin-du-Loup (Ighzar n Wuccen en berbère, Barranco del Lobo en espagnol) dans laquelle il fit plus de 1200 morts coté espagnols après 5 jours de combats. Cette victoire accru sa popularité dans tous le Rif. Dès lors, l'Espagne décida de prendre au sérieux Mohamed Ameziane et envoya plus de 10 000 soldats à Mellila suppléer les troupes déjà présentes.

Il mourra lors d'une mission de reconnaissance à Adrar Hamam près de Mellila en 1912, alors que sa troupe est prise d'assaut par surprise par les Régulares espagnols[1]. Son corps a été trainé et baladé comme trophée de guerre par les soldats espagnols aux populations locales dans le but d'intimider et d’empêcher toute nouvelle tentative de rébellion, avant d’être rendu aux ait Bou Ifrour chez qui il est enterré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Muḥammad Amziyān (1859-1912) », sur data.bnf.fr (consulté le 15 janvier 2014)
  2. Dans Mouna Hachim, Dictionnaire des noms de famille du Maroc, Casablanca, Le Fennec, [détail de l’édition], p. 47, il est indiqué qu'il est né vers 1860.
  3. Mouna Hachim
  4. mohamed ouhayad, « Ayned ( mohamed amazyan thamothad tajid itan ) », (consulté le 30 décembre 2016)