Mircea Lucescu
| Mircea Lucescu | ||
Lucescu en 1972 | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nationalité | Roumaine | |
| Naissance | Bucarest (Roumanie) |
|
| Décès | (à 80 ans) Bucarest (Roumanie) |
|
| Taille | 1,77 m (5′ 10″) | |
| Période pro. | 1963 – 1982 | |
| Poste | Attaquant puis entraîneur | |
| Parcours senior1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1963-1977 | 265 (60) | |
| 1965-1967 | → |
44 (17) |
| 1977-1982 | 111 (21) | |
| 1990 | 1 (0) | |
| Sélections en équipe nationale2 | ||
| Années | Équipe | M.(B.) |
| 1966-1979 | 70 (9) | |
| Parcours entraîneur | ||
| Années | Équipe | Stats |
| 1979-1982 | (entraîneur-joueur) | |
| 1981-1986 | 23v 19n 15d | |
| 1985-1990 | 156v 30n 31d | |
| 1990-1991 | 5v 5n 16d | |
| 1991-1996 | 27v 42n 34d | |
| 1996-1997 | 0v 4n 7d | |
| 1997-1998 | 31v 7n 5d | |
| 1998-1999 | 6v 5n 7d | |
| 1999-2000 | 29v 8n 9d | |
| 2000-2002 | 64v 21n 21d | |
| 2002-2004 | 52v 19n 16d | |
| 2004-2016 | 396v 85n 91d | |
| 2016-2017 | 26v 8n 7d | |
| 2017-2019 | 4v 6n 7d | |
| 2020-2023 | 65v 19n 34d | |
| 2024-2026 | 11v 1n 5d | |
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. 2 Matchs officiels. Dernière mise à jour : 26 mars 2026 |
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Mircea Lucescu, né le à Bucarest et mort le dans la même ville, est un footballeur international roumain, reconverti en entraîneur où il compte parmi les plus titrés de l'histoire du football. Il figure également parmi les entraîneurs les plus âgés à avoir dirigé en Ligue des champions de l’UEFA ainsi que parmi ceux ayant dirigé le plus grand nombre de matchs et obtenu le plus de victoires dans cette compétition[1].
Depuis sa nomination en 2024 à la tête de l’équipe nationale de Roumanie, il figure parmi les sélectionneurs les plus âgés de l’histoire des équipes nationales[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Carrière d’entraîneur
[modifier | modifier le code]Lucescu a beaucoup appris de Viorel Mateianu sur le coaching, étant très impressionné par ses méthodes de travail. Il se rendait au FC Baia Mare pour observer ses séances d'entraînement, demandant parfois à Mateianu de les prolonger afin d'en apprendre davantage sur ses méthodes. Il allait également chez lui où ils passaient des nuits entières à discuter de football et à élaborer ensemble des schémas tactiques de jeu[3],[4],[5],[6].
Lucescu a débuté comme entraîneur alors qu'il était encore joueur au Corvinul Hunedoara en janvier 1979, remplaçant Ilie Savu. Son premier match a eu lieu le 28 février 1979 en seizièmes de finale de la Coupe de Roumanie 1978-1979, une défaite 3-1 après prolongation face au Metalul Bucarest, club de Divizia B (deuxième division roumaine). Trois jours plus tard, il a fait ses débuts en Divizia A lors d'une victoire 2-0 contre le Politehnica Iași, match au cours duquel il a marqué un but. Cependant, l'équipe a été reléguée en Divizia B à la fin de la saison, mais Lucescu est resté au club, contribuant à sa remontée en première division un an plus tard. Il a ensuite aidé le club à terminer troisième de la Divizia A 1981-1982, après quoi il l'a quitté pour se concentrer sur son travail avec l'équipe nationale, qu'il entraînait simultanément depuis novembre 1981[7]. Pendant son passage au Corvinul, Lucescu a démontré sa capacité à découvrir et à promouvoir de jeunes joueurs tels que Ioan Andone, Mircea Rednic, Michael Klein, Dorin Mateuț et Romulus Gabor. Plusieurs d’entre eux poursuivent ensuite leur carrière sous sa direction ou occupent un rôle important dans les équipes accompagné par Lucescu.
Selection nationale roumaine
[modifier | modifier le code]Les débuts de Lucescu à la tête de l’équipe nationale roumaine eurent lieu le 11 novembre 1981, lors d'un match nul 0-0 contre la Suisse, comptant pour les qualifications de la Coupe du monde 1982. Il qualifia l'équipe pour l'Euro 1984 en remportant son groupe composé de la Tchécoslovaquie, de la Suède, de Chypre et de l'Italie, championne du monde 1982. Il obtint un match nul 0-0 à l'extérieur et une victoire 1-0 à domicile contre cette dernière. Lors de la phase finale, qui réunissait huit équipes, la Roumanie prit un point grâce à un match nul 1-1 contre l'Espagne, mais perdit ses deux autres matchs contre l'Allemagne de l'Ouest et le Portugal, et ne parvint donc pas à se qualifier pour la phase finale[8]. Pour les qualifications de la Coupe du monde 1986, la Roumanie passe tout près de se qualifier, terminant à un seul point de la deuxième place, occupée par l'Irlande du Nord[9]. Le 10 septembre 1986, Lucescu a quitté son poste après une victoire 4-0 contre l'Autriche lors des qualifications pour l'Euro 1988. C'est également lui qui a offert à Gheorghe Hagi sa première sélection en équipe nationale à l'âge de 18 ans, lors d'un match amical nul 0-0 contre la Norvège, et qui lui a confié le brassard de capitaine à l'âge de 20 ans.
Dinamo Bucarest
[modifier | modifier le code]Il prit les rênes du Dinamo Bucarest lors de la 14e journée de la saison 1985-1986. Dès son arrivée, l'équipe remporta la Coupe de Roumanie en battant le Steaua Bucarest, champion d'Europe, 1-0. Cette victoire leur assura également une place en Coupe des vainqueurs de coupe de l'UEFA pour la première fois en 18 ans, lors de la saison 1986-1987. Lucescu retrouvait ainsi le même niveau qu'il avait atteint en tant que joueur lors de la première campagne du Dinamo Bucarest en Coupe des vainqueurs de coupe, cette fois-ci comme entraîneur. Cependant, l'équipe fut éliminée par le KF Tirana. En championnat, Lucescu resta à la tête de l'équipe jusqu'en 1990, terminant régulièrement deuxième du championnat et de la coupe jusqu'à la saison 1989-1990. La première place était toujours remportée par leur grand rival, le Steaua Bucarest .
La finale de la Coupe de Roumanie 1987-1988 fut marquée par des événements intéressants. Menée 1-0 par le Steaua Bucarest, l'équipe de Lucescu vit Florin Răducioiu égaliser à la 87e minute. À la 90e minute, Gavril Balint l'avantage au Steaua Bucarest (2-1), mais le but fut refusé par l'arbitre. Valentin Ceaușescu, fils du dirigeant de l'époque, Nicolae Ceaușescu, et membre du staff du Steaua Bucarest, ordonna à son équipe de quitter le terrain. La Fédération Roumaine de Football enregistra officiellement la victoire du Steaua Bucarest (2-1) et lui attribua la coupe. Lors de la saison 1988-1989, outre une deuxième place en championnat et en coupe, l'équipe réalisa un beau parcours en Coupe des vainqueurs de coupe, atteignant les quarts de finale. Elle fut cependant éliminée par la Sampdoria après deux matchs nuls (1-1 et 0-0).
La Révolution roumaine de 1989 entraîne la destitution de Nicolae Ceaușescu et modifie l’organisation du football en Roumanie, jusque-là fortement centralisée. Dans ce contexte plus facilement profitable pour le Dinamo Bucarest lors de la saison 1989-1990, le club remporta le championnat pour la première fois en six ans. Il gagna également la Coupe de Roumanie, en battant son rival, le Steaua, 6-4 en finale. Cette saison fut aussi marquée par le parcours du Dinamo Bucarest jusqu'en demi-finale de la Coupe des vainqueurs de coupe, son plus grand exploit à ce jour, où il fut éliminé après deux défaites 1-0 face au RSC Anderlecht. Après la révolution, des tentatives furent faites pour attribuer au Dinamo Bucarest le trophée controversé remporté par le Steaua en 1988, mais le club refusa.
Italie
[modifier | modifier le code]Après les succès obtenus suite à ses années tumultueuses en Roumanie, Lucescu partit pour la première fois à l'étranger en 1990 pour l’Italie, où il va longuement y faire carrière, notamment dans les clubs de Pise, Brescia, Reggiana et l'Inter Milan. Entre Reggiana et l'Inter, il est retourné une saison en Roumanie, au Rapid Bucarest, avec lequel il a remporté le championnat de Roumanie.
Galatasaray
[modifier | modifier le code]Durant l'été 2000, Lucescu accepta une offre de Galatasaray, qui, selon certains journalistes suggèrent que Lucescu est devenu entraîneur de Galatasaray sur recommandation de Gheorge Hagi et Gheorge Popescu, le premier club turc ayant remporter la Coupe UEFA 1999-2000 sous Fatih Terim, après quatre années fructueuses à Istanbul, il partit pour l'Italie et prit les rênes de la Fiorentina. Successivement, Lucescu devait percevoir le même salaire que Terim, soit près d'un million de marks allemands convenu, Lucescu disposait de l’équipe de la victoire en Coupe UEFA, parmi les joueurs clés, seul Hakan Şükür quitta le club pour rejoindre l'Inter, remplacé par le Brésilien Mario Jardel, en provenance du FC Porto. Le gardien brésilien Claudio Taffarel, les joueurs turcs Emre Belözoğlu, Bülent Korkmaz, Ümit Davala et Hasan Şaş, ainsi que les compatriotes de Lucescu, Gheorghe Hagi et Gheorghe Popescu, principaux artisans de ce succès européen qui restèrent à Istanbul. Lucescu hérite ainsi d’un effectif largement inchangé, ce qui pouvait suscité des inquiétudes quant à une éventuelle influence trop importante sur l’entraîneur.
Les débuts de Mircea Lucescu à Istanbul commence par un bon résultat : en début de saison, le Galatasaray affronte le Real Madrid, vainqueur de la Ligue des champions 1999-2000, lors d’un duel au sommet pour la Supercoupe de l’UEFA, et s’impose 2-1, devenant ainsi le premier club à remporter ce trophée après avoir gagné la Coupe UEFA. Lucescu déclara que l’équipe turque méritait la victoire, même s’il estime avoir clairement eu de la chance, en évoquant son prédécesseur, il dit : « Je tiens à préciser qu’une partie de ce succès est à attribuer à Fatih Terim. »
Le club a poursuivi sa série de victoires tout au long de l'automne 2000. Galatasaray s'est qualifié pour la deuxième phase de groupes de la Ligue des champions, devançant les Rangers et l’AS Monaco, et a terminé en tête du championnat à l'issue de la saison d'automne, malgré une défaite dans le derby face à Beşiktaş (1-3). Le club a également atteint les demi-finales de la Coupe de Turquie, où il s'est incliné face à Fenerbahçe aux tirs au but. Au final, les résultats en Ligue des champions ont été les meilleurs de l'histoire de Galatasaray : le club a également franchi la deuxième phase de groupes (devant Milan AC et le Paris Saint-Germain) mais lors du match face au Paris Saint-Germain, Lucescu évoqua les difficultés rencontrées sur le plan physique : l’absence de Popescu et Hagi, ainsi que la blessure précoce d’Emre Belözoğlu, avaient placé l’équipe dans une situation délicate. Taffarel et Hakan Ünsal jouaient après de longues blessures, et le Ramadan pouvait affecter la condition physique des joueurs. Lucescu souligna l’importance de ces facteurs et la nécessité d’adapter la stratégie : « Nous avons très bien joué en première mi-temps (…) la seconde mi-temps a demandé beaucoup d’efforts, et grâce à un peu de chance et à un penalty incontestable, nous avons pu préserver l’avantage et obtenir cette grande victoire. »[10].
Au printemps 2001, Galatasaray atteignit les quarts de finale de la Ligue des champions et y affronta à nouveau le Real Madrid, qui comptait dans ses rangs, entre autres, Iker Casillas, Roberto Carlos, Raúl, Steve McManaman et Luis Figo. L'équipe était menée 0-2 à la mi-temps, mais après la pause, elle a réussi à renverser la situation et à s'imposer de manière sensationnelle 3-2. Cependant, ils ont perdu 0-3 au match retour à Madrid. Malgré la relégation, aucun entraîneur de Galatasaray n'a jamais réussi à amener le club aussi loin en Ligue des champions.
Les bonnes performances sur la scène européenne ne se sont pas traduites par des succès en championnat. Galatasaray n'a pas réussi à défendre son titre pour la première fois en cinq ans, terminant seulement deuxième, et les joueurs du club ont été impliqués dans plusieurs scandales durant la saison. Mario Jardel a exigé son transfert alors qu'il était courtisé par Benfica Lisbonne, et le capitaine Gheorghe Hagi lors d'un match contre Gençlerbirliği, a craché sur l'arbitre du match et l'a insulté[11]. Lucescu lui-même s'est fait connaître pour ses déclarations acerbes à l'égard des arbitres : lors d'un match de Ligue des champions contre le Deportivo La Corogne, lorsque l'arbitre allemand Hartmut Strampe a expulsé un joueur turc et accordé un penalty, Lucescu a fait remarquer que « ce n’était pas Strampe qui dirigeait le match, mais la foule de supporters dans les tribunes »[12].
L’échec en championnat lors de la saison précédente entraîne un début de renouvellement de l’effectif, plusieurs joueurs importants quittant progressivement le club. Avant la saison 2001-2002, Galatasaray se sépare notamment de Claudio Taffarel, de Mario Jardel, ainsi que de Emre Belözoğlu. Par la suite, Gheorghe Popescu et Ümit Davala quittent également l’équipe et à l’été 2001, Gheorghe Hagi met un terme à sa carrière de footballeur.
Parallèlement, Mircea Lucescu participe à un événement symbolique en Roumanie, figurant parmi les anciens sélectionneurs invités (aux côtés d’Anghel Iordănescu et Emerich Jenei) à diriger l’équipe nationale roumaine lors du match d’adieu de Gheorghe Hagi.
Afin de compenser ces départs, Lucescu procède à plusieurs recrutements, notamment celui de son compatriote Radu Niculescu, ainsi que du gardien colombien Faryd Mondragón, qui s’impose rapidement comme titulaire et s’inscrit dans la durée au club.
Malgré ces changements importants, Galatasaray réalise une saison 2001-2002 solide, en conciliant ses ambitions nationales et tout en réalisant un parcours notable en Ligue des champions. Franchissant la première phase de groupes en terminant à la deuxième place derrière la Lazio Rome, devant le PSV Eindhoven et le FC Nantes. Ce résultat lui permet d’accéder à la deuxième phase de groupes, où le niveau s’intensifie nettement.
Dans ce second groupe, Galatasaray affronte des adversaires majeurs : le FC Barcelone, le Liverpool FC et l’AS Roma[13],[14]. L’équipe turque réalise un parcours atypique en restant invaincue lors de ses cinq premiers matchs, mais en concédant systématiquement des matchs nuls. Cette série limite fortement son total de points et compromet ses chances de qualification pour les quarts de finale.
La qualification se joue lors de la dernière journée : Galatasaray doit obtenir un résultat face au FC Barcelone, mais s’incline 0-1, ce qui entraîne son élimination. Malgré cette sortie, le parcours est jugé honorable compte tenu du niveau du groupe et du contexte de reconstruction de l’équipe.
La campagne européenne est également marquée par des incidents lors du match à l’extérieur contre l’AS Roma (1-1). À l’issue de la rencontre, des échauffourées éclatent entre joueurs, membres des staffs et forces de l’ordre. Dans ce contexte tendu, Mircea Lucescu déclare avoir été bousculé, voire frappé, lors de l’intervention de la police italienne.
Entre-temps, le club parvient à reconquérir le titre de champion de Turquie, malgré ce succès, Lucescu quitte le club à l’issue de la saison 2001-2002, déclarant avoir « accompli sa mission », après un accord pour faire revenir son ancien entraîneur, Fatih Terim[15].
Besiktas
[modifier | modifier le code]Peu après son départ de Galatasaray en juin 2002, Lucescu signe un contrat avec l'un de leurs rivaux, Beşiktaş. Dès sa première saison à la tête de sa nouvelle équipe, il mène Beşiktaş au titre de champion, précisément l'année du centenaire du club, en 2003. Ce titre est remporté avec un record de 85 points, un total inégalé dans le championnat turc.
Lors de la saison 2003-2004, le Beşiktaş fut éliminé dès la phase de groupes de la Ligue des Champions, puis s'inclina en Coupe UEFA face à Valence, futur vainqueur du trophée. En championnat, le Beşiktaş était en tête début janvier 2004, mais le 25 janvier, lors de son match à domicile contre Samsunspor, l'arbitre Cem Papila expulsa cinq joueurs du Beşiktaş . Après cette rencontre, les performances de l'équipe chutèrent brutalement et Lucescu, incapable d'enrayer le déclin, accusa la Fédération turque de football (TFF) d'être impliquée dans les difficultés de son équipe à reconquérir le titre. À la fin de la saison, Lucescu démissionna et quitta le championnat turc.
Shakhtar Donetsk
[modifier | modifier le code]En mai 2004, Mircea Lucescu signe avec le Shakhtar Donetsk. Au cours des saisons suivantes, il conduit le club à une transformation en remportant le championnat d’Ukraine et autres titres nationaux à plusieurs reprises, mais aussi à s’imposer sur la scène européenne[16].
Le premier trophée est remporté peu après son arrivée, avec la Coupe d’Ukraine le 30 mai 2004, à la suite d’une victoire 2-0 en finale contre le Dnipro Dnipropetrovsk. Lors de la saison 2004-2005, le Shakhtar devient champion d’Ukraine pour la deuxième fois de son histoire.
En novembre 2005, alors entraîneur du Shakhtar, Lucescu affronte son fils, Răzvan Lucescu, qui dirige le Rapid Bucarest, lors d’un match de phase de groupes de la Coupe UEFA remporté 1-0 par le club roumain à Donetsk.
Lors de la saison 2008-2009, le seul succès national lors de la saison fut la Supercoupe d'Ukraine, bien qu'il ait conduit le Shakhtar à la victoire en Coupe UEFA, premier titre européen du club, après une finale remportée 2-1 contre le Werder Bremen[17].
Le 29 mai 2009, il est nommé citoyen d’honneur de Donetsk par le conseil municipal. En décembre 2009, il refuse le poste de sélectionneur de l’équipe national d’Ukraine en vue de l’Euro 2012. Ce refus est en partie motivé par son désir d'éviter une nouvelle rencontre avec son fils, Răzvan, devenu entre-temps entraîneur de l’équipe nationale de Roumanie pour la raison qu’il pouvait cette dernière, que l’Ukraine devait organiser.
La saison 2010-2011 a été particulièrement fructueuse pour Lucescu. Il a mené le Shakhtar à un triplé national, remportant le championnat d'Ukraine, la Coupe d'Ukraine et la Supercoupe d'Ukraine. Le Shakhtar a également réalisé sa meilleure campagne en Ligue des champions, atteignant les quarts de finale avant d'être éliminé par le FC Barcelone, futur vainqueur.
Lors de sa dernière saison à la tête du Shakhtar Donetsk, il a mené l'équipe en demi-finales de la Ligue Europa, où elle a été éliminée par le FC Séville, tenant du titre et futur vainqueur. Il a annoncé sa démission début 2016, mettant ainsi fin à douze années passées au Shakhtar Donetsk et devenant le plus grand entraîneur de l'histoire du club. Pour son dernier match, il a remporté la Coupe d'Ukraine 2015-2016 en battant le Zorya Louhansk 2-0 en finale.
En 2016, il annonce qu’il ne prolonge pas son contrat avec le Shakhtar, mettant fin à douze années passées à la tête du club.
Zénith Saint-Pétersbourg
[modifier | modifier le code]Le 24 mai 2016, Lucescu signe un contrat de deux saisons avec le club russe du Zenit Saint-Pétersbourg. Cependant, après seulement une saison, en mai 2017, le Zenit le licencie après avoir terminé troisième du championnat, manquant ainsi la qualification pour la Ligue des champions[18].
Équipe nationale de Turquie
[modifier | modifier le code]Le 2 août 2017, Lucescu a été nommé sélectionneur de l’équipe nationale de Turquie, en remplacement de Fatih Terim. Il a dirigé la Turquie lors de 17 matchs, remportant seulement quatre victoires et subissant sept défaites. Le , la Fédération turque de football (TFF) se sépare de Mircea Lucescu, qui était alors son sélectionneur : en poste depuis , il est remercié après seulement 17 matches à la tête de la sélection turque à la suite d'une série de contre-performances[19].
Dynamo Kiev
[modifier | modifier le code]Le , il devient entraîneur du Dynamo Kiev[20]. Le , il est annoncé qu'il quitte prématurément son poste, en raison de l'hostilité des supporters des clubs vis-à-vis d'un ancien entraîneur du club rival du Chakhtar Donetsk[21], avant que sa nomination ne soit finalement confirmée dès le lendemain[22]. Après une défaite contre le Chakhtar Donetsk en novembre 2023, Lucescu annonce démissionner[23].
Retour à la tête de la sélection roumaine (2024-2026)
[modifier | modifier le code]Le 6 août 2024, Mircea Lucescu fait son retour en tant que sélectionneur de l’équipe nationale de Roumanie, 38 ans après son premier mandat. Son premier match a lieu le 6 septembre, avec une victoire 3-0 à l’extérieur contre le Kosovo en Ligue C de la Ligue des nations de l'UEFA 2024-2025[24]
Il emmène la sélection en tête du groupe de sa Ligue en gagnant les six matchs, permettant ainsi à la Roumanie d’être promue en Ligue B.
Lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026, la Roumanie obtient des résultats décevants, s’inclinant à domicile et à l’extérieur face à la Bosnie-Herzégovine et faisant match nul contre Chypre, ce qui empêche l’équipe de se qualifier directement et d’accéder à un barrage plus favorable.
Malgré les performances en Ligue des nations de l’UEFA, la Roumanie accède aux barrages de qualification pour la Coupe du monde 2026, bien que face à une opposition plus relevée.
À la fin du mois de mars 2026, la situation de Mircea Lucescu connaît un tournant brutal, à la fois sur le plan sportif et médical. Le 26 mars, la sélection roumaine est éliminée des barrages après une défaite 1-0 face à la Turquie[25].
Dans les jours qui suivent, alors que l’équipe reprend l’entraînement, Lucescu est victime d’un malaise lors d’une séance. Pris en charge en urgence, il est transporté dans un hôpital de Bucarest, où les premiers examens révèlent un trouble sévère du rythme cardiaque[26]. Son état nécessite une hospitalisation immédiate et une surveillance étroite, l’empêchant d’assurer ses fonctions.
Il souffre de troubles cardiaques depuis plusieurs années, et plusieurs stents coronariens lui ont été implantés selon certaines sources[27].
Initialement jugé préoccupant mais stabilisé, son état se détériore dans les jours suivants. Il est soumis à plusieurs examens complémentaires et reste hospitalisé, tandis que son absence prolongée complique la gestion de la sélection nationale. Dans ce contexte, la fédération roumaine annonce, au début du mois d’avril 2026, la fin de son mandat à la tête de l’équipe, alors qu’il est toujours hospitalisé[28].
Peu après cette décision, son état s’aggrave brusquement : il est victime d’un infarctus aigu du myocarde, nécessitant une prise en charge en urgence en unité spécialisée[29]. Son état avait initialement semblé stable après l’infarct, mais une rechute a nécessité l’admission en réanimation[30],[31]. Cet épisode marque un tournant critique et conduit à son admission en soins intensifs, où il présente des complications cardiaques importantes, notamment des troubles du rythme persistants.
Au début du mois d’avril 2026, il est toujours hospitalisé en réanimation à Bucarest, dans un état jugé très grave et instable. Si certaines sources médiatiques évoquent un coma artificiel ou une réponse limitée aux traitements, ces éléments ne sont pas tous confirmés officiellement. Son pronostic vital est néanmoins engagé, suscitant une vive inquiétude dans le monde du football roumain, où de nombreux messages de soutien lui sont adressés[32].
Mircea Lucescu meurt finalement quelques jours plus tard, le , à Bucarest, à l’âge de 80 ans, des suites de complications cardiaques[33], il avait consacré sur cinq décennies, l’essentiel de sa vie au football, malgré son désir exprimé à plusieurs reprises de rester lié au terrain jusqu’à la fin, allant jusqu’à déclarer : « Mourir sur le terrain est la plus belle chose qui puisse arriver à un entraîneur. J’aimerais mourir sur le terrain. Cela signifie avoir tout vécu au cœur du combat. »[34].
Polémique
[modifier | modifier le code]Le , alors que le Dynamo Kiev, dont il est entraîneur, vient de perdre à domicile (2-3) contre le Beşiktaş en barrage aller de la Ligue Europa Conférence. À l’issue de la rencontre, Mircea Lucescu, pendant la conférence d’après match, entre critique de l’arbitrage, estimant que son équipe a été lésée, est l'auteur de propos jugés racistes, déclarant : « Nous n’avons pas joué contre Beşiktaş, mais contre une sélection africaine. Des Gambiens, des Congolais, des Ghanéens, des Angolais… Il est très difficile de jouer contre eux avec 11 joueurs formés dans le club. Ils ont profité de l’inexpérience de nos joueurs et ont marqué des buts. C’est une bonne équipe, ils ont fait de bons transferts. ». Parmi les joueurs de Beşiktaş concernés par ces propos en raison de leurs origines et l’ayant pris personnellement, sont certainement Daniel Amartey, Omar Colley, Arthur Masuaku et Jackson Muleka, tous titulaires ce jour-là sous la direction de Şenol Güneş[35],[36].
Cette déclaration a été largement condamnée, étant perçue comme un amalgame réducteur et stéréotypé. Des joueurs de Beşiktaş, comme Arthur Masuaku, ont publiquement exprimé leur incompréhension face à ces propos, tandis que la polémique a rapidement pris de l’ampleur dans les médias et sur les réseaux sociaux[37],[38].
Par la suite, Lucescu a tenté de se défendre en expliquant qu’il faisait référence au profil physique et athlétique de l’équipe adverse, avant de reconnaître implicitement une maladresse dans ses propos, pour que ceux-ci aient été « mal compris »[39].
Statistiques
[modifier | modifier le code]En tant que joueur
[modifier | modifier le code]| Saison | Club | Championnat | Coupe(s) nationale(s) | Compétition(s) continentale(s) |
Total | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division | M. | M. | Comp. | M. | M. | ||||||
| 1963-1964 | Divizia A | 2 | - | - | - | 2 | |||||
| 1964-1965 | Divizia A | 1 | - | - | - | 1 | |||||
| 1967-1968 | Divizia A | 17 | - | - | - | 17 | |||||
| 1968-1969 | Divizia A | 28 | - | C2 | 1 | 29 | |||||
| 1969-1970 | Divizia A | 24 | - | - | - | 24 | |||||
| 1970-1971 | Divizia A | 23 | - | C3 | 3 | 26 | |||||
| 1971-1972 | Divizia A | 26 | - | C1 | 3 | 29 | |||||
| 1972-1973 | Divizia A | 28 | - | - | - | 28 | |||||
| 1973-1974 | Divizia A | 25 | - | C1 | 2 | 27 | |||||
| 1974-1975 | Divizia A | 31 | - | C3 | 3 | 34 | |||||
| 1975-1976 | Divizia A | 26 | - | C1 | 2 | 28 | |||||
| 1976-1977 | Divizia A | 19 | - | C3 | 1 | 20 | |||||
| Sous-total | 57 | - | - | 3 | 60 | ||||||
| 1977-1978 | Divizia A | 34 | - | - | - | 34 | |||||
| 1978-1979 | Divizia A | 27 | - | - | - | 27 | |||||
| 1979-1980 | Divizia B | - | - | - | - | 0 | |||||
| 1980-1981 | Divizia A | 27 | - | - | - | 27 | |||||
| 1981-1982 | Divizia A | 23 | - | - | - | 23 | |||||
| Sous-total | 21 | - | - | - | 21 | ||||||
| 1989-1990 | Divizia A | 1 | - | - | - | 1 | |||||
| Sous-total | 0 | - | - | - | 0 | ||||||
| Total sur la carrière | 78 | - | - | 3 | 81 | ||||||
En tant qu'entraîneur
[modifier | modifier le code]| Club | Début | Fin | Résultats | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| M | V | N | D | V. % | ||||||||
| 31 | 13 | 9 | 9 | 41,9 | ||||||||
| 217 | 156 | 30 | 31 | 71,9 | ||||||||
| 26 | 5 | 5 | 16 | 19,2 | ||||||||
| 102 | 27 | 42 | 33 | 26,4 | ||||||||
| 11 | 0 | 4 | 7 | 0,0 | ||||||||
| 43 | 31 | 7 | 5 | 72,1 | ||||||||
| 18 | 6 | 5 | 7 | 33,3 | ||||||||
| 46 | 29 | 8 | 9 | 63,0 | ||||||||
| 105 | 63 | 21 | 21 | 60,0 | ||||||||
| 88 | 51 | 18 | 19 | 58,0 | ||||||||
| 573 | 395 | 90 | 88 | 68,9 | ||||||||
| 41 | 26 | 8 | 7 | 63,4 | ||||||||
| 17 | 4 | 6 | 7 | 23,5 | ||||||||
| 118 | 65 | 19 | 34 | 55,1 | ||||||||
| Total | 1 436 | 871 | 272 | 293 | 60,7 | |||||||
Palmarès
[modifier | modifier le code]Joueur
[modifier | modifier le code]- 65 sélections et 9 buts avec l'équipe de Roumanie entre 1966 et 1979
- Champion de Roumanie en 1964, 1965, 1971, 1973, 1975 et 1977 avec le Dinamo Bucarest
- Champion de Roumanie de deuxième division en 1980 avec le Corvinul Hunedoara
- Vainqueur de la Coupe de Roumanie en 1968 avec le Dinamo Bucarest
Entraîneur
[modifier | modifier le code]Avec le Dinamo Bucarest
[modifier | modifier le code]- Champion de Roumanie en 1990
- Vainqueur de la Coupe de Roumanie en 1986 et 1990
Avec le Brescia Calcio
[modifier | modifier le code]- Champion d'Italie de Serie B en 1992
- Vainqueur de la Coupe anglo-italienne en 1994
Avec le Rapid Bucarest
[modifier | modifier le code]- Champion de Roumanie en 1999
- Vainqueur de la Supercoupe de Roumanie en 1999
- Vainqueur de la Coupe de Roumanie en 1998
Avec Galatasaray
[modifier | modifier le code]- Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA en 2000
- Champion de Turquie en 2002
Avec Beşiktaş
[modifier | modifier le code]- Champion de Turquie en 2003
Avec le Chakhtar Donetsk
[modifier | modifier le code]- Vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 2009
- Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA en 2009
- Champion d'Ukraine en 2005, 2006, 2008, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014
- Vainqueur de la Coupe d'Ukraine en 2004, 2008, 2011, 2012, 2013 et 2016
- Vainqueur de la Supercoupe d'Ukraine en 2005, 2008, 2010, 2012, 2013, 2014 et 2015
Avec le Zénith Saint-Pétersbourg
[modifier | modifier le code]- Vainqueur de la Supercoupe de Russie en 2016
Avec le Dynamo Kiev
[modifier | modifier le code]- Vainqueur de la Supercoupe d'Ukraine en 2020
- Champion d'Ukraine en 2021.
- Vainqueur de la Coupe d'Ukraine en 2021.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (uk) « Мирча Луческу - в топ-15 тренеров по количеству побед в матчах Лиги чемпионов », sur Динамомания (consulté le )
- ↑ (ru) Елизавета Искам, « Луческу установил возрастной рекорд среди тренеров сборных », sur Чемпионат (consulté le )
- ↑ (en) « EXCLUSIV Povestea lui Viorel Mateianu, antrenorul-revoluționar îndrăgostit de fotbal și obsedat de experimentele lui, care îl fascinau pe Mircea Lucescu! », sur GSP.ro (consulté le )
- ↑ (ro) Ion JIANU, « „Morişca“ lui Mateianu trăieşte », sur GAZETA de SUD, (consulté le )
- ↑ (ro) independenta romana, « DIN ISTORIA SPORTULUI ROMÂNESC – VIOREL MATEIANU, ANTRENORUL CARE A REVOLUȚIONAT FOTBALUL », sur Independența Română - Independența prin cultură (consulté le )
- ↑ (ro) « Crimele comunismului: cazul Viorel Mateianu », sur Prosport, (consulté le )
- ↑ (ro) Adrian Florea, « Povestea primul meci ca antrenor al lui Mircea Lucescu, acum fix 44 ani, 8 luni, 6 zile » A fost învins de o divizionară B, iar MVP a fost un stelist care a făcut carieră și la Rapid: „Fotbalul e drogul lui” », sur GSP.ro, (consulté le )
- ↑ (ro) « 30 iunie 1982, ziua în care ar fi trebuit să înceapă o nouă eră! Acum 40 de ani, Mircea Lucescu lăsa Corvinul pentru naționala României | Sport.ro », sur www.sport.ro (consulté le )
- ↑ (ro) Adrian Florea, « Retro GSP // VIDEO + FOTO 34 de ani de la cea mai tristă zi din viața lui Mircea Lucescu: „Un meci pe care n-ai cum să-l uiți” », sur GSP.ro, (consulté le )
- ↑ « Lucescu: Büyük bir zafer kazandık », sur arsiv.ntv.com.tr (consulté le )
- ↑ (tr) « Hagi: Hakeme değil yere tükürdüm », sur www.hurriyet.com.tr, (consulté le )
- ↑ « Lucescu: Maçı tribünler yönetti », sur arsiv.ntv.com.tr (consulté le )
- ↑ (en) « Disappointment for Lucescu and Thompson », (consulté le )
- ↑ (en) « Something must give in Rome », (consulté le )
- ↑ (en) « Terim back at Galatasaray », (consulté le )
- ↑ (en) UEFA.com, « How Mircea Lucescu put Shakhtar on the map », sur UEFA.com, (consulté le )
- ↑ (en) UEFA.com, « History: Shakhtar 2-1 Bremen | UEFA Europa League 2008/09 Final », sur UEFA.com (consulté le )
- ↑ (ru) « «Зенит» благодарит Мирчу Луческу за сотрудничество - новости на официальном сайте ФК Зенит », sur fc-zenit.ru (consulté le )
- ↑ « Turquie : le sélectionneur Mircea Lucescu remercié », sur lequipe.fr, Groupe Amaury, (consulté le ).
- ↑ (ru) « Официально. Динамо назначило нового главного тренера », sur ua-football.com, (consulté le )
- ↑ « Ukraine : à peine nommé, Mircea Lucescu quitte le Dynamo Kiev », sur l'équipe.fr, (consulté le )
- ↑ « Ukraine : finalement, Mircea Lucescu entraînera bien le Dynamo Kiev », sur l'équipe.fr, (consulté le )
- ↑ Belga, « Mircea Lucescu quitte son poste de T1 du Dynamo Kiev », sur rtl.be, .
- ↑ (en-GB) « FlashFocus: Lucescu returns to Romania in final chapter of stellar career | Flashscore.co.uk », sur www.flashscore.co.uk (consulté le )
- ↑ « Qualifications de la Coupe du monde 2026 : la Turquie élimine la Roumanie et file en finale de barrages », sur L'Équipe (consulté le )
- ↑ « Agé de 80 ans, le sélectionneur roumain Mircea Lucescu a été hospitalisé après un malaise », sur L'Équipe (consulté le )
- ↑ (ro) Adina Sîrbu, « Starea lui Mircea Lucescu s-a înrăutăţit. Antrenorul a fost transferat în Secţia ATI a Spitalului Universitar București », sur Știri Constanța - Radio Constanța - Știri Tulcea, (consulté le )
- ↑ (en) « Lucescu leaves role as Romania coach », sur Reuters, (consulté le )
- ↑ (es) Europa Press, « Lucescu sufre un infarto horas después de dimitir como seleccionador de Rumanía », sur Diario AS, (consulté le )
- ↑ (ro) Tiberiu Cocora, « Mircea Lucescu, din nou la Terapie Intensivă: „Starea pacientului s-a înrăutățit!” », sur GAZETA de SUD, (consulté le )
- ↑ (ro) Andreea Ignat, « Mircea Lucescu, la Terapie Intensivă: starea sa de sănătate s-a înrăutățit : Europa FM », (consulté le )
- ↑ (it) « Timori per Lucescu, ricoverato in coma a Bucarest - Calcio - Ansa.it », sur Agenzia ANSA, (consulté le )
- ↑ « Entraîneur aux 38 trophées en 45 ans de carrière, Mircea Lucescu est mort à 80 ans », sur lequipe.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) « Romanian football legend Mircea Lucescu dies aged 80 | Goal.com Malaysia », sur www.goal.com, (consulté le )
- ↑ « Mircea Lucescu (Dynamo Kiev) : « Nous n'avons pas joué contre Besiktas, mais contre une sélection africaine » », sur lequipe.fr (consulté le )
- ↑ « Football : "nous avons joué contre l'équipe nationale africaine", le gros dérapage de Mircea Lucescu après Dynamo Kiev-Besiktas », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ « « Nous avons joué contre l’équipe nationale africaine » : le dérapage raciste de Mircea Lucescu après la défaite de Kiev contre Besiktas », sur CharenteLibre.fr, (consulté le )
- ↑ Prudence Ahanogbe, « Besiktas comparé à une sélection africaine, Masuaku choqué », (consulté le )
- ↑ (en) « Mircea Lucescu: "My words have been misunderstood" », sur dynamo.kiev.ua, (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (ro) Mircea Lucescu, Mirajul gazonului, Junimea, , 271 p. (OCLC 8-9527409-8)
- (ro) Ioan Chirilă, Lucescu, Gazeta Sporturilor, , 193 p. (ISBN 978-606-92053-2-7).
- (ru) Mircea Lucescu et Yuriy Juris, My Shakhtar Story, Novyĭ Svit, , 237 p. (ISBN 978-617-638-017-7).
Liens externes
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- Ressources relatives au sport :
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- Entraîneur champion de Roumanie de football
- Sélectionneur de l'équipe de Roumanie de football
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