Mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré

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Les mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré sont des mines d'anthracite, situées sur les communes de la Bazouge de Chémeré et de Saint-Georges-le-Fléchard et faisant partie des mines de la région Pays de Loire.

On y extrayait un charbon de qualité médiocre, de l'anthracite, qui alimentait les fours à chaux de La Fortinière, Fours-Croissant, Marsouarière, les Fours-de-l'Hommé.

Situation[modifier | modifier le code]

La Bazouge-de-Chemeré est situé à l'extrême est du Massif armoricain. Sa géologie est donc extrêmement variée (schistes argileux, calcaire, rhyolite, grès jouxtant des couches de charbon).

Le chaulage des terres est une technique permettant de combattre la trop grande acidité des sols (schistes argileux) et comme il y avait des carrières de calcaire, des fours à chaux furent construits. Mais les fours à chaux consommaient beaucoup de bois. En 1789, les cahiers de doléances des communes voisines à la Révolution réclamaient déjà qu'on interdise le chaulage des terres car cela créait la disette de bois et il y avait déjà 5 fours à chaux. Quand on construisit le sixième, on imagina donc de remplacer le bois par de l'anthracite car il y avait déjà quelques endroits où elle affleurait.

Quelques zones d'extraction avaient été creusées en surface vers 1821 mais artisanalement car il aurait fallu extraire l'eau et la nouvelle loi de 1810 exigeait une concession approuvée par le nouveau Conseil général des mines (CGM) institué en 1810.

La concession[modifier | modifier le code]

D'après Edouard Blavier[1] la prospection de l'anthracite commença en 1813[2] puis en 1818 et enfin vers 1822. Là c'est sans doute le géologue Alexandre Brongniart, nommé ingénieur en chef en 1819 au CGM[3], qui y participa puisque son rapport est cité dans l'avis du Conseil général des mines[4].

Pour obtenir la concession en avril 1825 ils étaient 3 demandeurs concurrents (Liziard, Rocher, Chantelou, Roblot, Legras et comte de la Rochelambert), (Plaichard-Lachollière, propriétaire) et (marquis de Préaulx et autres associés, riches propriétaires du canton) mais le Conseil général des mines a donné un avis favorable aux premiers[4].

Le 6 septembre 1825 la concession est accordée par ordonnance[5] de Charles X. Elle est extrêmement étendue : du clocher de Soulgé-sur-Ouette au pont de la Vaige sur la route du Mans, le long de la Vaige jusqu'au clocher de La Bazouge-de-Chemeré, du clocher de la La Bazouge-de-Chemeré jusqu'à celui de Bazougers et enfin du clocher de la Bazougers jusqu'à celui de Soulgé-sur-Ouette. Cela fait 32 km² 27ha. Saint-Georges-le-Fléchard se trouve dans ce périmètre. La zone intéressante "anthracifère" se trouvera uniquement dans la partie de La Bazouge-de-Chemeré qui jouxte Saint-Georges-le-Fléchard.

Mais bizarrement en novembre 1827 la concession est inexploitée et en état de délabrement. Alors le préfet décide de nommer un directeur des mines sans consulter le concessionnaire, ce que désapprouve le CGM[6]. Ensuite l'exploitation a du reprendre puisqu'elle fut florissante jusqu'en 1896...

Il faut noter que Henri de La Rochelambert est un des rares aristocrates de Mayenne à investir dans l'industrie[7] avec l'argent de ses 50 métairies, mais après tout l'industrie minière sert à extraire de l'anthracite qui sert à faire cuire de la chaux qui sert à chauler les terres de ses métairies. De fait quand il voudra se présenter aux élections législatives de 1852 on le lui déconseillera car il est à la fois mal vu par ses pairs, pas non plus aimé par les paysans et encore moins par les mineurs puisqu'il a participé à la répression de la grève, or c'est une élection au suffrage universel masculin et non pas au suffrage censitaire et ils sont nombreux à pouvoir voter.

L'exploitation de l'anthracite[modifier | modifier le code]

L'anthracite de la Bazouge fut reconnu comme le moins mauvais et le plus dense de la région, c'est-à-dire tout juste bon pour alimenter les fours à chaux. L'anthracite s'est regroupée bloquée par des failles quand les parois des deux couches englobantes ont glissé l'une sur l'autre, formant des "bouillards" où le charbon est comprimé, torsadé, mélangé aux poussières des parois.

schéma explicatif mais incorrect de la disposition des puits de la Bazouge de Chemeré
schéma explicatif mais incorrect de la disposition des puits de la Bazouge de Chemeré

Les "bouillards" faisaient de 20 à 40 m de long sur 2 à 6 m de large. Ils sont séparés les uns des autres par des "crains" stériles très longs ne facilitant pas la liaison vers les puits équipés d'extraction ou de descenderie.

le chalet des Choisieries ancienne maison du directeur à St Georges le Fléchard
le chalet des Choisieries ancienne maison du directeur à St Georges le Fléchard




L'exploitation commença à partir des mines de la ferme « Les Grands Bleds » et aussi sur la commune voisine Saint-Georges-le-Fléchard où l'on trouvait la maison du directeur [8]et des maisons de mineurs (Mazagran) construites par la société des mines.




Sur la ferme, il y avait deux puits : Clotilde (400 m) et Mathieu (193 m) (voir le cadastre napoléonien 1834)[9]. En dehors de la ferme, on en trouvait deux autres : Henri (170 m) [10] et Aimé (350 m) le seul à être sur le territoire de Saint-Georges-le-Fléchard.

Plus tard il y eut un total de 9 puits avec Edouard (105 m), Vallon (92 m), Mazagran (102 m), Charlotte (122 m) et La Baudonnière qui n'était pas sur un « bouillard » mais sur une veine de charbon de 1 m à 1,40 m de large.

L'exploitation des mines de la Bazouge en 1834 est décrite par Edouard Blavier dans les Annales des mines Tome VI 1834 page 58[11]. L'exploitation des bouillards qui forment des prismes inclinés se fait en gradins inversés avec des effondrements contrôlés.

L'exploitation des mines de la Bazouge en 1860 est décrite par J. Dorlhac dans le Bulletin de la Société de l'industrie minérale Tome VII 1861-1862 page 381[12]

Ensuite la prospection se fait en creusant un tunnel le long de la couche d'anthracite devenue très mince en espérant trouver plus loin un nouveau bouillard. On aménage aussi de tels tunnels pour se raccorder aux puits principaux bien équipés pour descendre le personnel, les chevaux ou pour remonter l'anthracite, et pour assurer la ventilation et surtout l'exhaure (la remontée de l'eau du fond à la surface).

Difficile de savoir exactement comment était réglé les problèmes de l'Exhaure de 7m3/h par puits[13], c'est-à-dire la quantité d'eau à renvoyer à la surface et qui s'infiltrait à certains niveaux. Ce serait facile avec le moteur électrique mais il n'arriva qu'en 1891 dans le puits le plus profond. L'instituteur de La Cropte en 1899 dit que cette eau rejetée dans la Vaige avait compensé sa tendance à sécher en été[14].

L'aération des galeries était assurée par de grandes cheminées, comme il en reste encore une aujourd'hui.

C'est cette succession de période faste où l'on vide un bouillard et de période maigre où l'on creuse désespérément à la recherche d'un nouveau gisement qui ruinera par la suite les tentatives de remise en route des mines.

De 1848 à 1850 le prix des céréales baisse aussi les agriculteurs ont moins d'argent pour acheter de la chaux. Les exploitations d'anthracite souffrent de mévente[15].

La société fusionnait en 1855 avec la « Société anonyme des mines de la Sarthe et de la Mayenne » à Mayenne, rue Crossardière qui exploitait le gisement de Sablé-sur-Sarthe dans la Sarthe en regroupant toutes les autres sociétés qui exploitaient autres concessions de Mayenne encore exploitées sauf une, et cela avec l'accord du préfet malgré la disparition de concurrence.

L'instituteur de la Bazouge nous dit dans la monographie de la commune de 1899[16] : "en 1891 la plus grande profondeur était de 400 mètres. À ce niveau a été creusé en 1893 un puits incliné d'une profondeur verticale de 150 mètres. Ce puits était exploité par une machine mue par l'électricité. Une installation téléphonique mettait en relation les ouvriers du fond de la mine avec le directeur et les contremaîtres." Nota : Le moteur électrique avait été mis au point par le belge Zénobe Gramme qui a créé une entreprise en 1871 dirigée par son partenaire Hippolyte Fontaine. Quant au téléphone il a été mis au point par Antonio Meucci mais Alexander Graham Bell lui en volé le brevet en 1876.

Les ouvriers[modifier | modifier le code]

En 1840 Les mines occupaient 228 ouvriers tant hommes, femmes, qu'enfants[17]. Ils étaient aidés par une machine à vapeur de 16 chevaux et 5 manèges actionnés par 44 chevaux produisant 144 000 hectolitres de charbon et alimentant 40 fours à chaux d'après un rapport statistique départemental[17].

maison double de mineurs à la Bazouge de Chemeré
maison double de mineurs à la Bazouge de Chemeré
Mazagran, coron de mineurs St Georges le Fléchard
Mazagran, coron de mineurs St Georges le Fléchard

Vers 1850 les populations de La Bazouge-de-Chemeré et de Saint-Georges-le-Fléchard atteignirent leur maximum car la mine n'était pas encore très mécanisée. De nombreuses habitations pour mineurs furent construites sur ces 2 communes en particulier au lieu dit Mazagran nommé ainsi sans doute à cause de la notoriété du siège de Mazagran 1840. Ce coron comportait plusieurs groupes de maisons qui ont depuis été toutes détruites sauf une[18]. En géographie, un "écart" correspond à un hameau, un groupe d'habitations en milieu rural trop petit pour être considéré comme un village. Mazagran est donc considéré comme un écart[19].





chapelle des mineurs à la Bazouge de Chemeré
chapelle des mineurs à la Bazouge de Chemeré

Sur le chemin une chapelle des mineurs permettait de prier qu'il n'y ait pas d'accidents.

La loi de 1841 édictée suite au rapport de Louis René Villermé institua l'âge minimum de 8 ans pour le travail des enfants en condition pénible mais cette loi ne fut pas tellement respectée.







En 1850, à l'instigation des mineurs de Sablé eut lieu une grève[20] qui ne dura que quelques jours : les salaires étaient bas à cause du Krach de 1847 qui réduisait l'extraction de houille et donc son prix.

En 1854 la commune demande à ce qu'on lui installe une brigade de gendarmerie mais sans succès[21].

À l'époque de pleine exploitation de la mine, 500 mineurs étaient employés. On utilisait beaucoup de chevaux pour la ferme et pour le travail au fond de la mine. Les chevaux tiraient les wagonnets remplis de charbon, descendus dans les puits, ils y restaient constamment, le hongreur descendait pour prodiguer ses soins sur place car il y avait des écuries.

En échange des travaux à la mine, il y avait de la chaux pour la ferme (engrais et construction bâtiments d'exploitation). La chaux servait aussi à la construction.

En 1869, le personnel était de 240 ouvriers et la production de 270 000 hectolitres.

En 1894 l'état autorise le directeur des mines a stocker de la Dynamite dans un dépôt.

En 1896 il n'y avait plus que 160 ouvriers[22].

L'abandon et les reprises[modifier | modifier le code]

L'exploitation en a été abandonnée en 1896, malgré les efforts du directeur, qui était maire de la commune. Tous les puits ont été bouchés, les machines enlevées. La raison était que la chaux ne se vendait plus du tout aux agriculteurs : les engrais chimiques venaient d'arriver.

En 1901 des travaux de recherche sont entrepris à La Bazouge[23]. En 1903 la concession vient d'être réouverte à la Bazouge[24]. En 1904 les concessions sont mises en adjudication[25]. Dans les journaux de la Bourse on sollicite les investisseurs en disant que d'autres débouchés ont été trouvés puisque les fours à chaux ne sont plus demandeurs... C'est en fait l'ancienne compagnie de Sarthe et Mayenne qui aux termes de 50 ans s'est reconstituée[26]. En 1905 la "Compagnie des charbonnages de l'Huisserie et de la Bazouge" obtient la concession de ces deux sites[27], mais sans grand succès...

Depuis le 4 janvier 1913 une concession est attribuée à Frédéric Genest de Laval. En 1917 on extrait 3000t de combustible (contre 24.000t en 1885) en vidant la veine charbonneuse de la Baudonnière[28]. 1 mort le 2 décembre 1918 due à l'imprudence de la victime : chute d'un bassicot dans un bure[29].

Même quantités en 1919 et 1920... puis le propriétaire meurt.

Action des Mines de la Bazouge en 1926
Action des Mines de la Bazouge en 1926

En 1926 une nouvelle société des Mines d'Anthracite de La Bazouge est créée[30] en reprenant la concession aux héritiers Genest. Elle possède aussi la concession de Bazougers. Avec une quarantaine de mineurs elle vide le dernier puits de La Baudonnière puis rencontre 2 ans après des problèmes financiers et arrête l'exploitation en 1928. Comme elle n'a pas payé les redevances à l'état[31], celui-ci refuse la mutation de concession de la Bazouge[32] à la Cie des mines de l'Ouest en 1932 et reprend la concession[33] abandonnée en 1935.

Le 16 avril 1960 les mines de la Bazouge furent ouvertes par décret[34] à la recherche.

En 1979 le BRGM conclut[35] que leur exploitation n'était pas mécanisable car ce sont des couches stériles très longues ("crains" ou "serrées") qui les séparent des "bouillards", amas de houille compressé lors du glissement des couches de pierre et coincé par une faille et qui font de 20 à 40m de long sur 4 à 8m de large. Ils émettent enfin l'hypothèse que l'exploitation des gaz de schiste y serait envisagée quand les techniques seraient mises au point.

Restes industriels[modifier | modifier le code]

la vieille mine avec sa cheminée et les bâtiments servant de base ULM
la vieille mine avec sa cheminée et les bâtiments servant de base ULM
La vieille mine
La vieille mine

Une grande cheminée et des bâtiments en très bon état malgré leur fragilité apparente, restent les témoins d'un passé récent. Si l'on s'enfonce un peu dans le petit bois voisin, on peut encore deviner l'entrée d'un puits de mine mais il serait très dangereux de s'en approcher. Sur le sol de nombreux restes de charbon et des fosses profondes sont encore visibles. Aujourd'hui, l'on peut encore y voir une cheminée très bien conservée au lieu-dit la "Vieille Mine" où a élu domicile une base ULM, située non-loin de l'ex-puits Henri.



lieu-dit "la mine" avec des bâtiments industriels
lieu-dit "la mine" avec des bâtiments industriels


Le lieu-dit "les petites mines" entre le puits Mathieu et le puits Henry
Le lieu-dit "les petites mines" entre le puits Mathieu et le puits Henry
Indication des puits de mines connus sur carte géoportail
Indication des puits de mines connus sur carte géoportail ; notez les traces charbonneuses dans le champ du puits Henry ou sur la route en allant vers Mazagran









Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Edouard Blavier » (consulté le 21 octobre 2019)
  2. Annales des mines Tome VI 1834 (lire en ligne), page 49
  3. « Alexandre Brongniart » (consulté le 21 octobre 2019)
  4. a et b « 28 mars 1825 avis concession », sur francearchives (consulté le 21 octobre 2019)
  5. « choix du concessionnaire », sur francearchives (consulté le 21 octobre 2019)
  6. « 5 novembre 1827 », sur francearchives (consulté le 21 octobre 2019)
  7. R. Foucault, J. Renard, J. Steunou, La Mayenne industrielle durant le Second Empire, Persée (lire en ligne)
  8. instituteur de St Georges le Fléchard, « Monographie SGLF 1899 » (consulté le 21 octobre 2019)
  9. « Cadastre napoléon - La Bazouge de Chemeré - Section C1 », sur archives de la Mayenne (consulté le 21 octobre 2019)
  10. Les mines prennent le nom de celui qui l'ouvre.
  11. Annales des mines Tome VI 1834 (lire en ligne)
  12. Bulletin de la Société de l'industrie minérale Tome VII 1861-1862, Dunod, 1861-1962 (lire en ligne), Tome VII 1861-1862 page 381
  13. BRGM, Ressources en charbon de la région pays de Loire (BRGM) 79 SGN 437 BPL juin 1979 (lire en ligne)
  14. monographie de la commune de la Cropte en 1899 (lire en ligne)
  15. Rpport et délibérations du conseil général de la Mayenne 1850, 2 p. (lire en ligne)
  16. « monographie de la commune de la Bazouge de Chemeré 1899 » (consulté le 21 octobre 2019)
  17. a et b Notice statistique sur le département de la mayenne 1840 (lire en ligne), p. 79
  18. « Mazagran », sur patrimoine paysdeloire (consulté le 21 octobre 2019)
  19. « Ecart, actuellement maison : Mazagran » (consulté le 21 octobre 2019)
  20. Journal des débats politiques et littéraires 26 novembre 1850 (lire en ligne), vue 2
  21. Rapports et délibérations conseil général de la Mayenne 1854 (lire en ligne), p. 149
  22. instituteur de la Bazouge de Chemeré, « monogrphie 1899 » (consulté le 21 octobre 2019)
  23. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne 1902 (lire en ligne), p. 257
  24. apports et délibérations / Conseil général de la Mayenne Mayenne (lire en ligne), p. 276
  25. L'Écho des mines et de la métallurgie 22 février 1904 (lire en ligne), p. 209
  26. L'Écho des mines et de la métallurgie du 30 octobre 1905 (lire en ligne), p. 1292
  27. Journal des chemins de fer et des progrès industriels (lire en ligne), p. 1021
  28. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne 1919 (lire en ligne), p. 251 à 253
  29. Rapports et délibérations du conseil de la Mayenne 1919 (lire en ligne), p. 253
  30. Annales des mines. Partie administrative : ou Recueil de lois, décrets, arrêtés et autres actes concernant les mines et [...] (lire en ligne), décret du 15 juin 1926 concession page 636
  31. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne 1932 (lire en ligne), p. 316
  32. Annales des mines. Répertoire administratif : années 1932-1945 (lire en ligne), page T301.2
  33. « Retour à l'Etat de mines inexploitées et déchues 1935 » (consulté le 21 octobre 2019)
  34. Annales des mines (lire en ligne), répertoire analalytique page T302.1
  35. Ressources en charbon de la région pays de Loire (BRGM) 79 SGN 437 BPL juin 1979 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]