La Bazouge-de-Chemeré

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La Bazouge-de-Chemeré
La Bazouge-de-Chemeré
L'église paroissiale Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Meslay-du-Maine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez
Maire
Mandat
Franck Legeay
2014-2020
Code postal 53170
Code commune 53022
Démographie
Gentilé Bazougéen
Population
municipale
515 hab. (2015 en diminution de 1,15 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 03″ nord, 0° 29′ 15″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 112 m
Superficie 24,84 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labazougedechemere.fr

La Bazouge-de-Chemeré est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 515 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Bazouge-de-Chémeré est assez peu mouvementé, traversé pourtant du nord au sud par la vallée de la Vaige qui, jusqu'en 1858, y formait un étang de deux kilomètres de longueur. C'est sur le bord de cet étang que La Bazouge s'est établie dans un site assez pittoresque. Les maisons et les clôtures formaient au-dessus de la nappe d'eau (aujourd'hui prairie) une sorte d'enceinte murée. Le ruisseau de Chémerette, né à l'ouest de La Bazouge, conflue dans la Vaige, au sud et en dehors des limites communales.

Le sol est constitué de schistes carbonifères (schistes de Laval), vers la base desquels on trouve en alternance des couches de grès, d'anthracite et de poudingue, le tout formant ds bandes très sinueuses. Les mines d'anthracite de La Bazouge ont été exploitées dès 1821 et sont restées en activité jusqu'en 1896.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Bazouge-de-Chémeré est citée dès 1097 dans une bulle du pape Urbain II, sous le nom de Basilgia. En 1152 dans une bulle du pape Eugène III est cité Balgia. Par une charte de 1207, Guy VI de Laval, pour mettre fin à certaines contestations, abandonne à Yves Le Franc, fils d'Hamelin Le Franc, le droit de juger les rapts, les meurtres dans les juridictions des seigneuries de la Bazouge et de Chémeré. Yves Le Franc va faire un mariage illustre qui va rendre puissante sa famille. Il se marie en 1215 à Avoise de Craon, la femme, veuve de Guy VI de Laval. Après 1260, la Bazouge est considérée comme une partie de la châtellenie de Chémeré sans qu'elle ne semble posséder des droits ou une juridiction distincte. Dans les années 1434, le comte d'Arundel et 12 000 Anglo-Normands occupent la région, rasant les châteaux de Meslay-du-Maine, de Bazougers et de Montsûrs. Les habitants de la Bazouge-de-Chémeré payent des sauf-conduits aux Anglais pour pouvoir se déplacer et commercer. En 1591, les Anglais, alliés des huguenots reviennent et ravagent le pays. Les années 1517 et 1586 sont des années de « contagion » où la mortalité est importante. Durant les troubles de la fin du XVIIIe siècle, la Bazouge eut à souffrir de combats.

Des carrières d'ardoise étaient exploitées avant 1663. De nombreux moulins s'échelonnaient au-dessous de l'étang. En 1762, le tissage ne comptait que cinq métiers et ne produisait que 16 pièces.

En 1824, une société composée de Pierre Thoré-Cohidet, du Mans, de René-Joseph Salmon, Louis Landeau et autres obtint par décret une concession pour l'exploitation des mines d'anthracite. L'anthracite de la Bazouge était reconnu comme le plus pur et le plus dense de la région mayennaise. Elles occupaient 228 ouvriers en 1844, aidés par une machine à vapeur de 16 chevaux et 5 manèges actionnés par 44 chevaux produisant 144 000 hectolitres de charbon et alimentant 40 fours à chaux.

En 1850, à l'instigation des mineurs de Sablé eut lieu une grève qui ne dura que quelques jours. La société fusionnait en 1855 avec la Société de Sarthe et Mayenne. En 1869, le personnel était de 240 ouvriers et la production de 270 000 hectolitres. Les derniers chantiers furent fermés en 1896.

Une épidémie de malaria en 1853, touchent 300 habitants sur une population de 400. Pierre Crié permet de faire assécher un étang qui était la cause principale de l'épidemie aux dépens d'un grand propriétaire Henri de La Rochelambert qui le poursuit jusqu'au Conseil d'État. Dans un rapport relatif à l'insalubrité de l'étang de la Bazouge-de-Chemeré, Pierre Crié considérait le miasme paludéen comme la cause unique indiscutable de toutes ces fièvres intermittentes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1798 1800 Pierre Letessier    
1804 1813 Pierre Joly   Notaire
1815   Henri Breton    
1821 1824 Paris    
1827 1830 Chanteloup    
1835 1836 Lebreton    
1841   Bigot    
1850 1856 Chanteloup    
1856 1862 Couléard-Desforges    
1862 1870 Bertron    
1871 1873 Poirier    
1873 1884 Beaujean    
1884   Croissant    
         
  mars 2001 Gustave Ferrand    
mars 2001[1] mars 2014 Gabriel Gélineau   Commercial
mars 2014[2] en cours Franck Legeay   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 515 habitants[Note 2], en diminution de 1,15 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0709599761 0541 2011 3501 4391 6991 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6511 4521 3361 2061 2331 1601 1511 077950
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
877851830709700655689644658
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
656592494447406443504520515
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale offre une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpelés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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