Meiringen

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Meiringen
Meiringen
Vue de la Bahnhofstrasse de Meiringen.
Blason de Meiringen
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Berne Berne
Arrondissement administratif Interlaken-Oberhasli
Maire Oskar Linder
NPA 3860
N° OFS 0785
Démographie
Population
permanente
4 622 hab. (31 décembre 2018)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 43″ nord, 8° 11′ 11″ est
Altitude 595 m
Superficie 40,59 km2
Divers
Langue Allemand
Localisation
Localisation de Meiringen
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Meiringen
Liens
Site web www.meiringen.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Meiringen est une commune suisse du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif d'Interlaken-Oberhasli.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Brienz, Brienzwiler, Grindelwald, Hasliberg, Innertkirchen, Lungern, Schattenhalb

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend dans trois vallées. La partie nord de la commune correspond à la vallée de l'Aar (affluent du Rhin) sur la rive droite de laquelle se trouve le village de Meiringen. La partie sud correspond au bassin du ruisseau Pfennibach, affluent du Reichenbach (ou Rychenbach) qui se jette dans l'Aar un peu en aval de Meiringen-village après avoir traversé la commune de Schattenhalb. La partie centrale correspond à la vallée du Wandelbach, autre affluent de l'Aar[3].

La limite communale passe au sud par plusieurs sommets notables : le Wildgärst (2891 m), le Wellhorn (3191 m), le Klein Wellhorn (2700 m) et le Tschingel[4] (2326 m).

Transports[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la ligne ferroviaire du Zentralbahn InterlakenCol du BrünigLucerne et au départ de la ligne de chemin de fer vers Innertkirchen.

Un téléphérique relie le village de Meiringen à la station de ski du Hasliberg[5].

La commune est au départ des routes vers le col du Brünig en direction de Sarnen et Stans, le col du Grimsel en direction de Gletsch et le col du Susten en direction de Göschenen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo aérienne (1956)

Le nom de la localité est mentionné pour la première fois en 1234 sous la forme Magiringin, mais l'occupation remonte sans doute au Haut Moyen Âge, avec une première église du IX° ou X° siècle. Une église Saint Michel est mentionnée en 1234, mais l'église actuelle date du XV° siècle. Un château fort est construit au XIII° siècle, le château de Restiturm[6].

Meiringen a depuis le XIII° siècle été la principale localité de la vallée : centre du bailliage impérial de Hasli au XIII° siècle ; du district d'Oberhasli sous la juridiction de Berne, puis dans le canton d'Oberland de la République helvétique (1798-1803), puis dans le canton de Berne rétabli en 1803.

Patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

Curiosités naturelles[modifier | modifier le code]

Meiringen est connue pour les gorges de l'Aar et les chutes du Reichenbach.

Musée Sherlock Holmes[modifier | modifier le code]

Plaque de Sherlock Holmes.

Outre les ruines du château de Restiturm[7], on trouve à Meiringen un musée consacré à Sherlock Holmes. En effet, c'est dans les chutes que ce dernier disparaît après s'être battu avec le professeur Moriarty[8], sous les yeux de l'homme de main de ce dernier, le Colonel Sebastian Moran. Cependant, à la suite des récriminations des lecteurs, le héros sera ressuscité par Arthur Conan Doyle en 1894[9]. Une plaque apposée près des chutes du Reichenbach rappelle cette histoire romanesque.

L'église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'emplacement du sanctuaire primitif a été occupé, apparemment, depuis le IXe siècle déjà. Mais les premiers actes écrits fiables relatifs à un sanctuaire remontent à la consécration de l'église, le . L'édifice fut agrandi au XIIIe siècle et devait être de style roman tardif. Depuis les années 1272 jusqu'au moment de la Réforme (1528), l'église de Meiringen, et sa petite congrégation de lazaristes, vécut sous la coupe du couvent d'Interlaken. Différentes crues de l'Aar détruisirent le premier sanctuaire au XIVe siècle. et au XVe siècle. On décida ensuite de reconstruire l'église nettement un peu plus à l'écart du cours du fleuve et un peu plus haut. C'est la situation actuelle du sanctuaire dont les bases du chœur ont été bien identifiées (XVe siècle). Les fouilles entreprises lors des restaurations de cette église ont montré qu'au moins trois édifices s'étaient succédé au même endroit : une première chapelle avec une abside simple aux Xe et XIe siècles, une église provenant de l'agrandissement de la chapelle, ceci au XIIe siècle, puis un nouvel agrandissement au XIIIe siècle. L'édifice actuel a été bâti par l'architecte bernois Abraham Dünz l'Aîné en 1683-1684 : c'est une église-halle avec un chevet à trois pans. Une double rangée de piliers en bois (12 piliers en tout) subdivisent l'espace des 3 parties. Les fenêtres hautes, baroques, des collatéraux dispensent une lumière généreuse dans l'édifice. Les collatéraux sont plafonnés de bois à l'horizontale, alors que la nef est voûtée, également de bois. À l'origine, toutes ces structures en bois étaient peintes et polychromes (piliers en faux marbre noir, voûte peinte en bleu avec un semis d'étoiles). Toute cette polychromie fut éliminée lors des restaurations. La chaire est de style Renaissance tardif. Les fonts baptismaux datent du milieu du XIVe siècle. Les orgues : à la fin du XVIIIe siècle, l'orgue est réintroduit dans les édifices réformés bernois. Le premier orgue de l'église St-Michel de Meiringen remonte à 1789 (facteur d'orgues bernois Johann Suter). L'orgue fut rénové en 1889, puis en 1943 et enfin reconstruit, en 1973, dans le buffet original par le facteur d'orgues autrichien Rieger (instrument de 36 jeux).

Le dessert meringue[modifier | modifier le code]

Le confiseur italien Gasparini créa au XVIIe siècle un dessert fait de sucre et de blanc d'œuf qu'il nomma « Meringue ». Une tradition locale, jamais reprise officiellement, attribue ce nom à une déformation du nom historique de Meiringen Magiringin, datant de 1274.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Meirigen vers 1890
  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Données relevées sur Google Maps.
  4. Le Tschingel : ne pas confondre avec le Tschingelhorn, à Lauterbrunnen.
  5. « Les chutes du Reichenbach et le funiculaire », sur swissvisite.ch
  6. Pages anglaise et allemande : Restiturm. Le mot allemand Turm signifie « tour »
  7. « Château de Restitum », sur swisscastles.ch
  8. Arthur Conan Doyle, « Le dernier problème », Les Mémoires de Sherlock Holmes,‎
  9. (en) « Sherlock Holmes Society of London », sur sherlock-holmes.org.uk

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Die St. Michaelskirche von Meiringen, Kirchgemeinde Meiringen, plaquette historique éditée par la paroisse, Verlag Pauli Druck, Meiringen, 1984 et 1998, 32 pages, préfaces de Toni Aebi (1984) et Marianne Blatter (1998) [texte uniquement en allemand].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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