Maurice Zermatten

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Maurice Zermatten, né le à Suen près de Saint-Martin (Valais) et mort le à Sion, est un écrivain suisse francophone[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille paysanne, fils d’instituteur, Maurice Zermatten est le cadet d'une famille de neuf enfants. Il passe son enfance dans son village de Suen (il évoque cette époque dans Les Sèves d'enfance, récit paru en 1968). Il étudie à l’école normale, puis à l’université de Fribourg.

Dès 1937 il enseigne au Collège de Sion jusqu'à la retraite. À partir de 1952, il est également chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Il publie son premier roman, Le Cœur inutile en 1936.

Maurice Zermatten se marie avec Hélène Kaiser de Fribourg. Père de six enfants, il est le père de Jean Zermatten. Il accomplit une carrière militaire le conduisant au grade de colonel.

Maurice Zermatten a également présidé la Société suisse des écrivains à la fin des années 1960. En 1969, on lui reproche d’avoir collaboré à la traduction de l’ouvrage Défense civile, distribué par le Conseil fédéral à tous les ménages suisses et visant à renforcer l’esprit civique de la population.

Il se consacre à de nombreux genres littéraires comme le roman, le récit, le conte, la nouvelle, le théâtre, l’essai ou la biographie.

Maurice Zermatten décrit le roman comme « un genre complet où l'auteur crée des personnages, une histoire, un environnement. C'est une fiction qui traduit une réalité tant que l'on puise son imagination dans la vie. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Maurice Zermatten a publié environ 120 ouvrages, dont la moitié de romans.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Cœur inutile, 1936
  • Le Chemin difficile, 1936
  • La Colère de Dieu, 1940
  • Le Sang des morts, 1942
  • Christine, roman, 1944
  • L'Esprit des Tempêtes, 1946
  • Le Jardin des Oliviers, 1951
  • La Montagne sans étoiles, 1956
  • Le Lierre et le Figuier, 1957
  • La Fontaine d'Aréthuse, 1958
  • Le Bouclier d'or, 1961
  • Le Cancer des solitudes, 1964
  • Pays sans chemin, 1966
  • Les Sèves d'enfance, 1968
  • Une Soutane aux orties, 1971
  • La Porte blanche: roman, 1973
  • Un Amour à Grenchen-Nord, 1978
  • L'Homme aux herbes, Denoël, Paris, 1980
  • A l'Est du Grand Couloir, Denoël 1983
  • Ô vous que je n'ai pas assez aimée, 1990

Tous ses romans portent le sceau de souvenirs autobiographiques.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • "La toile d'Araignée
  • Les mains pures
  • Isabelle de Chevron
  • Les Cheveux d'Absalon
  • La Rose noire de Marignan
  • La Louve
  • Le Bisse en croix
  • Adélaïde de Chermignon
  • La Colombe et les Vautours
  • Les Pèlerins de la Gemmi

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • La belle Amphélise de Morestel, Lucerne-Zurich, Leo Wunderle, 1947
  • Contes des Hauts-Pays du Rhône, LUF Fribourg, 1938 /Éditions Slatkine, 1999
  • L'été de la Saint-Martin, 1962
  • Le Pain noir LUF Fribourg 1945
  • Contes à mes enfants
  • L'Été de la Saint-Martin Paul Thierrin, Bienne 1962
  • Contes et Légendes de la montagne valaisanne, Denoël Paris 1984
  • Les Fiancés de la Neige, Valmedia, Savièse 1990
  • Le Diable à l'Âme, Cabédita 1992

Critiques littéraires[modifier | modifier le code]

Maurice Zermatten a consacré des ouvrages à Charles-Ferdinand Ramuz, Rainer Maria Rilke, Gonzague de Reynold et Léon Savary.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les corrections ont été faites grâce au Journal inédit de Maurice Zermatten et les archives familiales

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Micha Grin, L'univers romanesque de Maurice Zermatten. Une ardente expression de la vie, Cabedita, 1995. Morceaux choisis introduits par Micha Grin

Liens externes[modifier | modifier le code]