Massa Lombarda

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Massa Lombarda
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région d'Émilie-Romagne Émilie-Romagne 
Province Ravenne 
Code postal 48024
Code ISTAT 039013
Code cadastral F029
Préfixe tel. 0545
Démographie
Gentilé massesi
Population 10 700 hab. (31-12-2010[1])
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 00″ nord, 11° 49′ 00″ est
Altitude Min. 13 m – Max. 13 m
Superficie 3 700 ha = 37 km2
Divers
Saint patron Paolo di Tarso
Fête patronale 25 janvier
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.massalombarda.ra.it/
Carte de la commune

Massa Lombarda (la Mása en dialecte romagnol) est une commune italienne de la province de Ravenne dans la région Émilie-Romagne en Italie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Massa Lombarda est située à 42 km à l’est de Bologne sur la route nationale SS253 qui mène à Ravenne (40 km). Au sud, Imola est à 47 km environ, ainsi que les embranchement à l’autoroute italienne A14 et la route nationale SS9 Via Aemilia.

Les communes voisines sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les territoires de Massa Lombarda étaient principalement couverts de forêts et étaient, au nord, en limite des terres marécageuses de la Valle Padusa (paludes sur la rive droite de Pô di Primaro dans la région de Ferrare).

La première notice sur le territoire date du 16 novembre 767, sur un acte faisant don des terres au monastère, de rite grec, de Santa Maria in Cosmedin de Ravenne qui, en 1235, concèdent à la commune d’Imola une partie du territoire nommé Massa S. Pauli (le terme "massa" indique un ensemble de fonds ou de terres avec au moins une église).

Du Moyen Âge à fin XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1251, fondation d’un centre habité[2] composé d’environ 87 familles provenant de Marmirolo (province de Mantoue), que la commune d’Imola établit sur un territoire désert mais fertile.

En 1264, Massa S. Pauli passa sous la dépendance de Bologne (cité guelfes).

En 1273, le centre habité prend le nom de Massæ Lombardorum.

En 1277, Massa fut pris par les comtes de Cunio[3], puis repris par les bolonais quelques années plus tard. En 1297-98 Massa fut l’unique centre habité à être épargné par l’avancée de la Lega amicorum, constituée par les chefs gibelins de Romagne, menés par Maghinardo Pagani.

Durant le XIVe siècle, Massa Lombarda fut conquis plusieurs fois par des capitaines d’aventure comme Corrado Lando (1358), Giovanni Acuto (1376) et Alberico da Barbiano (1399) qui tous, gouvernaient au nom de l’État pontifical, propriétaire de tout la Romagne. Dans la Descriptio provinciæ Romandiolæ de 1371, Massæ Lombardorum fut classifié comme castrum.

En 1384, Massa Lombarda fut cédé en vicariat apostolique à Bologne.

En 1424, le pays passa à Philippe Marie Visconti qui, dix années plus tard, céda par diplomatie tous ses territoires entre Forlì et Imola au nouveau pape Eugène IV, lequel les confia à la famille guelfe des Manfredi di Faenza.

En 1440, le pape Eugène IV céda toutes les terres du monastère de Santa Maria in Cosmedin, dont Massa, au marquis de Ferrare, Nicolas III d'Este pour 11 000 ducati d'oro.

Du duché de Ferrare à l’État Pontifical[modifier | modifier le code]

Sous la famille d’Este de Ferrare, le pays connu un siècle (1480-1598) de paix et de développement (route, école publique, hôpital) puis, à l’extinction cette famille d’Este, en 1598, Massa Lombarda retourna sous l’État Pontifical de Clément VIII.

Dans la période de mi-XVIe à mi-XVIIe siècle, de graves épidémies firent de nombreuses victimes, à cause de la peste chez les humains et la fièvre aphteuse chez les animaux. En 1688, le pays fut touché par un fort séisme qui causa de gros dégâts. De 1796 à 1815, le pays subit des années d’invasions militaires françaises ou autrichienne, passa de la République cispadane à la République cisalpine, devenant chef-lieu de district, puis retourna à l’État pontifical après la Restauration.

En 1860, Massa Lombarda, après le plébiscite du 11 et 12 mars, fait partie du Royaume d'Italie (1861-1946).

De l’Unité à la libération[modifier | modifier le code]

En 1861, la population comptait 4 995 habitants, de grands travaux d’assainissement permirent la culture de la betterave sucrière, la cité fut raccordée au réseau ferroviaire national et des tronçons furent ouverts en direction des grands centres de Bologne, Ferrare et faenza.

Construction d’écoles communales (1893), d’un nouvel hôpital (1848) et raccordement au réseau électrique (1914).

Au début du XXe siècle, le développement économique se concrétise autour de la culture fruitière (pèche, poire, pomme, prune, tomate) et de la transformation du produit (industrie sucrière, exportation et transformation des fruits en boisson ou en confiture, etc.).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, se trouvant à moins de 10 km du front sur le fleuve Senio, Massa subit de gros dégâts.

De l’après guerre à aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Massa retrouve son essor par le développement de nouveaux établissements travaillant sur les fruits et par l’arrivée de travailleurs étrangers. En 1957, construction des réseaux d’eau potable et de gaz méthane. Au début des années 1970, le secteur agricole subit une certaine crise due à la mécanisation et la fermeture d’établissements vieillissants.

En 1982, le Canal Émilien Romagnol qui traverse le territoire, permis l’irrigation estive et le maintien de l’économie agricole.

Monuments et lieux d’intérêt[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

  • l’église de San Paolo : construite entre 1528 et 1537 sur les ruines d’une église antique.
  • l’église de San Salvatore de 1763, récemment restaurée.
  • le sanctuaire del Trebeghino : du XVIIe siècle.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • La piazza Matteotti ou place centrale de Massa Lombarda enfermée entre les palazzi historiques, dominée par la tour de l’horloge.
  • le Palazzo Comunale (1732-1812) conserve les archives historiques, communales et notariales.
  • la tour de l’horloge terminée en 1756, érigée sur un angle de la place centrale.
  • le Palazzo Bonvicini du XVe siècle, propriété privée récemment restaurée.

Culture[modifier | modifier le code]

  • le complexe culturel communal : bibliothèque, musée "Carlo Venturini" et pinacothèque civique
  • le musée de la culture fruitière : de 1983, témoignage du travail agricole de la Basse Romagne au siècle dernier.

Personnalités liées à Massa Lombarda[modifier | modifier le code]

Fêtes et évènements[modifier | modifier le code]

  • "San Peval d'j Segn" le 25 janvier,
  • "Dindondero d'oro" au printemps
  • "Fête de 'Unità" à Fruges en juin et à Massa Lombarda en juillet
  • "Fête pour la vie"
  • "Riot Fest" mi-juillet
  • "Festival international du folklore" fin juillet
  • "Sagra delle sfogline" fin août
  • "Fête de la reprise et Palio del Timone" première semaine de septembre

Économie[modifier | modifier le code]

  • "Le pays du fruit" : culture, exploitation, récolte, transformation, expédition, etc.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15/06/2004 en cours Linda Errani PD  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Fruges, Villa Serraglio, La Zeppa, Oppio

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Conselice, Imola, Mordano, Sant'Agata sul Santerno

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population en janvier de chaque année[modifier | modifier le code]

1861 1901 1921 1951 1961 1971 1981 1991 2001
4 995 5 910 6 842 8 158 9 532 9 349 9 141 8 513 8 518
2011 - - - - - - - -
10 700 - - - - - - - -

Ethnies et minorités étrangères[modifier | modifier le code]

Selon les données de l’institut national de statistique (ISTAT) au 1er janvier 2010 la population étrangère résidente était de 1 600 personnes. Les nationalités majoritairement représentatives étaient :

Pos. Pays Population
1 Drapeau du Maroc Maroc 370
2 Drapeau de la Roumanie Roumanie 356
3 Drapeau de l'Albanie Albanie 330

Jumelage[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luigi Quadri, Vita massese attraverso i secoli, Tipografia Massa Lombarda, 1909;
  • (anonimo) Marmirolo e Massalombarda, Mantova, Tip. Alce, 1965;
  • Luigi Quadri, Memorie per la storia di Massa Lombarda, Imola, Tip. Galeati, 1970;
  • Mario Tabanelli, Questa è la Massa, Faenza, Lega, 1972.
  • (a cura di) Il Nuovo Giornale di Massa, Massa Antica, supplemento, Anno V, no 11, dicembre 1981;
  • Mauro Remondini, 1945-1980. Cronache di vita massese nei 35 anni del Comune, Aramini, 1984;
  • don Orfeo Giacomelli, Tutte le chiese di Massa Lombarda, opuscolo, 1985;
  • (a cura di) Il Nuovo Giornale di Massa, Passeggiavano col nastrino rosso, supplemento, Anno X, no 12, dicembre 1986.
  • Luigi Quadri, Memorie paesane. Gli uomini più illustri di Massa Lombarda, a cura di Domenica Martini, Comune di M. L., 1989;
  • Lucio Donati, "Vicende architettoniche del complesso carmelitano di Massa Lombarda" in Studi Romagnoli, vol. XLVIII (1997), Cesena;
  • Mauro Remondini, Il paese della frutta. Massa Lombarda 1919-1945., Imola, Grafiche Galeati, 1999;
  • Luigi Mazzolani, Massa Lombarda nell'estimo Friggeri del 1665 e lo sviluppo della proprietà nel tempo, Faenza, Edit Faenza, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Lucio Donati, Origine di Massa Lombarda e del suo territorio, opuscolo, Faenza 2010.
  3. Un centre voisin de Lugo, disparu aujourd’hui.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]