Masaniello

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Portrait par Micco Spadaro, vers 1647

Tomaso Aniello d'Amalfi dit « Masaniello »[1], né le à Naples où il est mort le , est un révolutionnaire napolitain du XVIIe siècle, qui s'insurgea contre la Couronne espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pêcheur, originaire d'une famille amalfitaine, Tomaso Aniello, né vico Rotto al Mercato dans le quartier du Pendino (en), se met en 1647 à la tête du peuple napolitain insurgé contre les receveurs des impôts ; il est conseillé par le juriste Giulio Genoino (en) (vers 1565-1648), un habitué des tensions économico-sociales de la ville, et depuis plus de trente ans un partisan des réformes.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet, Masaniello et ses hommes, pour la plupart des marchands de légumes, assiègent le palais du vice-roi espagnol Rodriguez Ponce de Léon, le forcent à abolir l'impôt sur les denrées et à le reconnaître comme gouverneur. Masaniello est, pendant sept jours, maître absolu dans Naples. Ébloui de sa fortune subite, il devient vite arrogant et cruel, commettant dans la ville des massacres, avant d'être bientôt abandonné des siens et assassiné par des émissaires du vice-roi le .

Cependant, le 22 juillet, l'armurier Gennaro Annese reprend le flambeau de la révolte et proclame la république en octobre suivant.

Article détaillé : République napolitaine (1647).

Postérité[modifier | modifier le code]

Devenu un mythe dans toute l'Europe, et toujours très populaire à Naples aujourd'hui, Masaniello est le héros de plusieurs opéras :

En 1789, paraît à Paris Masaniello ou la révolution de Naples [Hôtel Bouthillier, rue des Poitevins] traduit anonymement de l'allemand du roman d'August Gottlieb Meißner (en) publié en 1784, un écrit qui fait alors écho aux premiers soulèvements parisiens[2].

Il est également le héros du drame d'August Fresenius, intitulée Thomas Aniello (posthume, 1818).

Charles Ribeyrolles a écrit Les Compagnons de la mort, révolte de Masaniello en 1647 (Paris, F. Sartorius, 1863)[3].

En 1997, à Naples, est inaugurée une plaque commémorative sur la façade de sa maison natale, quartier Pendino.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom est parfois[Où ?] orthographié Mazianello.
  2. Catalogue général de la BNF, notice en ligne.
  3. Bibliothèque Hugo - Jussieu Vitrine n° 9 repère 65 — lire en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]