Martine Mairal

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Martine Mairal
Description de l'image Martine Mairal.png.
Alias
Martín Solanes
Naissance (66 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Activité principale

écrivain, conseil en communication

Presse et édition
Autres activités
Maire-adjoint de Tournecoupe
Conjoint
Jacques Baudouin
Auteur
Langue d’écriture Français

Martine Mairal, née le à Paris est une écrivain et conseillère en communication française. Elle est aussi maire-adjointe de Tournecoupe depuis 2020. Elle est mariée à l'écrivain et éditeur Jacques Baudouin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa passion des mots et de l’écriture a incité Martine Mairal à consacrer ses études universitaires à la littérature française et étrangère, à la linguistique, à la sémiologie et à la rhétorique. Après une maîtrise de Lettres Modernes sur Raymond Roussel[1] (Bordeaux III-1979), elle est entrée aux Éditions Ramsay au côté d’Erik Orsenna en 1980. Depuis, sans cesse guidée par son goût pour l’écrit, elle ne s’est jamais éloignée du monde de l’édition : de nombreux éditeurs (Bouquins, Casterman[2], Bayard, Éditions 1, JC Lattès, Odile Jacob, Calmann-Lévy, Flammarion) ont eu recours à ses talents d’écriture soit en qualité d’auteur, soit comme « plume » ou ghost writer, comme le disent les Américains[3].

Le développement d’une nouvelle gamme de magazines dans les années 80 a offert à Martine Mairal un nouveau champ d’action dans la presse écrite. Recrutée en 1983 par le Groupe allemand Bauer, elle a été l’une des conceptrices du magazine féminin Maxi où elle a été chef de rubrique jusqu’en 1989. Travaillant ensuite en free lance, elle a dirigé et rédigé deux éditions du Guide France Sports Nature (Champérard 1990-91), a croisé sa triple expérience (édition, presse et communication) dans les domaines du marketing éditorial et de la recherche de noms[4], puis a réalisé des campagnes de publi-reportages pour Prisma Presse (Gala, Géo, National Géographic, etc.). Son intérêt soutenu pour l’art contemporain l’a conduite à collaborer ponctuellement avec les équipes de la Fondation Cartier (Vraiment Faux, 1990 et Azur, 1993) et à devenir commissaire adjointe de l’exposition Les couleurs de l’argent au Musée de la Poste (Paris, nov.1991-fév.1992). Plus tard, associant son amour des mots et celui de la haute cuisine, elle a été critique gastronomique pour le Guide Champérard (2004-2006).

Dès 1990, Martine Mairal s’était spécialisée dans la gastronomie et la nutrition. Recrutée par le Dr Frédéric Saldmann au sein de son agence Équitable, elle a conçu et rédigé un grand nombre de recommandations stratégiques, d’outils de gestion de crise et de communication pour les plus grandes marques françaises et étrangères de l’agro-alimentaire (Eurial, Lactalis, Nestlé, Seb, etc.), de la distribution (Carrefour, Auchan, Monoprix, etc.), de l’industrie pharmaceutique (Sanofi, Roche) et des collectives (Confédération Boulangers-Pâtissiers, EPI, CNPO, CIDIL, CIV, UPPIA, etc.). Son expérience de ces domaines[4] devenus prioritaires dans les habitudes de consommation des Français l’a conduite à devenir Conseil en Communication indépendante, position qui lui a permis de poursuivre son activité d’écrivain sous son propre nom.

Après le Livre du Baiser[5], une anthologie de poèmes amoureux parue aux Éditions 1 (2000), Martine Mairal a publié en 2003 son premier roman, L’Obèle[6], une autobiographie imaginaire de Marie de Gournay, fille d’alliance de Montaigne (Flammarion). Très remarqué lors de sa parution[7] et salué par la critique[8], ce premier roman a été traduit en allemand[9] et a obtenu en 2004 le Prix du Rotary, le Prix du Livre et du Vin de Saint-Émilion, et le Prix littéraire de Saumur[10]. Son second roman, Loin de moi[11], histoire d’un astronaute qui se retrouve seul dans l’espace, lui a été inspiré par la théorie des catastrophes de René Thom. Elle a ensuite publié deux romans policiers dont l’action se déroule à Majorque, Quand la lune sera bleue (2008)[12], suivi de Par le sang de l’ermite[13] (2012), tous deux sous le pseudonyme de Martín Solanes (Flammarion)[14].

Installée dans le Gers depuis 2015 avec son mari, l’écrivain et éditeur Jacques Baudouin, Martine Mairal y poursuit ses activités d’écrivain et de conseil. Elle s’est rapidement investie dans la vie locale : aujourd’hui 1ère adjointe au Maire de son village, Tournecoupe, elle participe activement aux commissions Périscolaire, Culture et Tourisme de la Communauté de Communes des Bastides de Lomagne (CCBL) auquel il appartient. En juin 2021, elle est candidate aux élections départementales du Gers pour le canton Fleurance-Lomagne.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le Livre du Baiser[5], anthologie, Éditions 1, 2000
  • L’Obèle[6], roman, Flammarion, 2003
  • Loin de moi[11], roman, Flammarion, 2005
  • Quand la lune sera bleue[12], Flammarion, 2008
  • Par le sang de l’ermite[13], Flammarion, 2012

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Martín Mairal », sur Babelio (consulté le )
  2. « Martin SOLANES - Fiches livres », sur fichesauteurs.canalblog.com, (consulté le )
  3. « Livres reçus », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 8, no 1,‎ , p. 168–173 (lire en ligne, consulté le )
  4. a et b « Martine Mairal », sur Evene.fr (consulté le )
  5. a et b Martine Mairal, Le livre du baiser, Éd. 1, (ISBN 978-2-86391-966-8, lire en ligne)
  6. a et b Martine Mairal, L'Obèle, Éd. France loisirs, (ISBN 978-2-7441-7161-1, lire en ligne)
  7. « Fille de Montaigne », sur LExpress.fr, (consulté le )
  8. Pierre Billard, « Le coup de foudre de Marie de Gournay », Le Point,‎  :

    « « En inventant une langue et en enrichissant l’Histoire, Martine Mairal réussit à inscrire dans la marge de la vie de Montaigne la liaison torride d’une femme avec un livre dont l’auteur avançait : « Je suis moi-même la matière de mon livre. » »

  9. Martine Mairal et Martine Mairal, Ich, Montaignes letzte Liebe: Roman, Dt. Taschenbuch-Verl, coll. « dtv », (ISBN 978-3-423-24495-4, lire en ligne)
  10. « Quand le vin rencontre la littérature … », sur Zone Littéraire (consulté le )
  11. a et b Martine Mairal, Loin de moi, Flammarion, (ISBN 978-2-08-068629-9, lire en ligne)
  12. a et b Martín Solanes, Quand la lune sera bleue, Flammarion, coll. « Suites majorquines , 1; Flammarion noir », (ISBN 978-2-08-069072-2, lire en ligne)
  13. a et b Martín Solanes, Par le sang de l'ermite, Flammarion, coll. « Suites majorquines , 2; Flammarion noir », (ISBN 978-2-08-069073-9, lire en ligne)
  14. « Dossier: Crimes en terres étrangères | Revue Alibis » (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]