Marie Lucie Nessi

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Marie Lucie Nessi
Marie-Lucie Nessi-valtat.jpg
Portrait présumé de Marie Lucie Nessi,
photographie anonyme non sourcée.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Lucie Nessi
Autres noms
Marie Lucie Nessi-Valtat
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Influencée par

Marie Lucie Nessi-Valtat, née Marie Lucie Nessi à Paris le et morte le à Villiers-le-Bel, est une artiste peintre française[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'André Nessi, de nationalité Suisse, et d'Hélène Koehne, originaire de Seesen dans le Harz, Marie Lucie Nessi fait des études secondaires. Ses parents l'autorisent à entrer dans une école de dessin en 1926[2].

Deux ans plus tard, elle fréquente l'atelier de Louis-François Biloul et d'André Lhote et s'inscrit à l'École nationale supérieure des beaux-arts et l'Académie de la Grande Chaumière. Elle retrouve ses condisciples et amis, Léonard Foujita, Jean Hélion, Moïse Kisling, à la brasserie de La Coupole à Montparnasse.

En vacances à Ouistreham, elle fait la connaissance de Jean Valtat, docteur en stomatologie et fils unique du peintre Louis Valtat, dont la famille est originaire de Troyes, et l'épouse le à Choisel. Son beau-père l'encourage à poursuivre son métier de peintre, mais elle doit réduire ses activités pour seconder son mari dans son travail.

Ils parcourent l'Europe : Rome et Assise en 1932, l'Espagne en 1933 avec Cordoba, Budapest en Hongrie, en 1935, Skoplje en 1938, Londres et Wiesbaden en 1939 et arrête leur pérégrination en 1939, à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, où son mari est mobilisé. En septembre 1940, elle donne le jour à une fille nommée Caroline, puis en septembre 1942 à Élisabeth, enfin à un fils, Louis-André, en août 1944. En 1948, le couple divorce à la demande de son mari.

Elle fonde une fabrique de céramique et se consacre à son art. Les temps n'étant pas favorables au développement artistique, sa famille l'aide. En 1954, elle ferme son atelier de céramique deux ans après le décès de son beau-père, dont sa veuve décide d'assumer seule financièrement les besoins de ses petits-enfants.

Suzanne Valtat, sa belle-mère, qui lui est resté fidèle, lui offre en 1956 une propriété à Mougins, sur la Côte d'Azur.

Nessi peut alors se consacrer à sa peinture, peignant l'été : marines, paysages des environs et des bouquets des fleurs de son jardin, qu'elle produit à un rythme stakhanoviste. L'hiver, elle pose son chevalet au bois de Boulogne ou au parc Monceau à Paris.

En 1958, elle voyage avec ses enfants en Italie, peint quelques tableaux à Venise. Puis elle part en Algérie, peignant Tipasa et le jardin d'essai du Hamma. Elle voyage également au Cameroun pendant un mois, en rapportant des aquarelles et des toiles. Puis de nouveau l'Espagne en 1967 et la Grèce en 1968.

Elle signe un contrat d'exclusivité avec Wally Findlay International Galleries [3] en 1972.

En 1982, elle est victime d'un infarctus puis le , elle est victime d'une hémorragie cérébrale et se retrouve dans l'incapacité de peindre.

Elle meurt le à Villiers-le-Bel[2].

L'Association Nessi-Valtat entretient la mémoire de cette artiste.

Réception critique[modifier | modifier le code]

André Fraigneau écrit : « Nessi est une fille d'Ève qui a gardé la clef du jardin d'Eden, jardin où elle se promène avec son attirail de peintre, et d'où elle nous rapporte de merveilleux tableaux. Bien que ce jardin ressemble beaucoup à notre univers quotidien, nous n'avons pas d'yeux pour le voir. Et Nessi nous ouvre les yeux sur lui. La peinture de Nessi attire immédiatement l'attention parce qu'elle a un don qui dépasse celui du langage : elle a le don de chanter. Elle chante la beauté du monde et ses notes sont si parfaites et si pures qu'elles vont droit au cœur[4] »

Claude Roger-Marx dit à son sujet : « En art disait Degas, on a toujours un père et une mère. Quels ascendants directs donner à Marie-Lucie Nessi ? Claude Monet pour ses paysages, et Renoir pour ses natures mortes. Au premier, elle fait penser pour sa réceptivité au dialogue de la terre et du ciel et aux moindre variations atmosphériques. Au second par sa communion avec l'univers végétal.[réf. nécessaire] »

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Exposition universelle de 1937, où elle obtient une médaille d'argent.
  • 1959 : galerie de Paris à Toulouse, Marie-Lucie Nessi, Peintures, du au .
  • 1960 : galerie des peintres du XXe siècle, Galerie Aymonier, Exposition Peintres Néo-Impressionnistes, Louis Valtat, Cross, Nessi, Seyssaud, Signac, Maximilien Luce, Fer, du au .
  • 1960 : New York, Galerie Félix Vercel, Joie de vivre, du au .
  • 1961 : galerie des peintres du XXe siècle, Aymonier, Marie-Lucie Nessi, du 1er au .
  • 1962 : Locarno en Suisse.
  • 1964 : galerie du Sagittaire à Lyon, Marie-Lucie Nessi, du au .
  • 1967 : galerie Marcel Bernheim, no 33 rue La Boétie à Paris, Nessi, du 6 au .
  • 1971 : galerie du Drap d'Or à Cannes, Nessi œuvres récentes, du au .
  • 1972 : Wally Findlay Galleries à Chicago, Nessi.
  • 1973 : Wally Findlay Galleries à Beverly Hills et Palm Beach, Nessi.
  • 1974 : Wally Findlay Galleries à New York et Beverly Hills, Nessi.
  • 1976 à 1978 : Wally Findlay Gelleries à Chicago, Nessi.
  • 1977 : galerie Wally Findlay à Paris, Nessi, médaille d'argent du grand prix humanitaire de France.
  • 1980 : galerie Wally Findlay à Paris, Nessi.
  • 1981 : galerie Wally Findlay à Paris, hôtel Georges V.
  • 1986 : Wally Findlay Galeries, New York, Marie-Lucie Nessi-Valtat, rétrospective 1950-1980, du au .
  • 1989 : Wally Findlay Galleries, New York, Nessi puis French Post-Impressionnists the New Vanguard.
  • 1990 : Wally Findlay Galleries à Palm Beach, French Post Impressionists, The New Vanguard.
  • 1991 : Wally Findlay Galeries à New York et Palot Beach, exposition de groupe Paintings for Collectors.
  • 1993 : château de Breteuil, Hommage à Marie-Lucie Nessi-Valtat, les 3 et .
  • 1998 : Granville, musée du Vieux Granville, Des peintres au pays des huîtres, du au .
  • 2001 : galerie des Grands Augustins, Paris, Marie-Lucie Nessi-Valtat, juin-juillet, catalogue d'exposition.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]