Marie-Célie Agnant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Marie-Célie Agnant
Image dans Infobox.
Marie-Célie Agnant en 2019.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Genres artistiques
Distinctions
Prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue française ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Prix littéraire Desjardins ()
Prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue française ()
Prix Gros Sel ()
Prix Alain-Grandbois ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Marie-Célie Agnant est une écrivaine québécoise née à Port-au-Prince (Haïti) Elle vit au Québec depuis 1970.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Célie Agnant arrive à Montréal en 1970. Après avoir enseigné le français et travaillé comme traductrice et interprète pendant plusieurs années, elle se consacre à plein temps à l'écriture.

Son enfance a été hantée par le règne de Duvalier. Elle a dit de cette époque dans le cadre d'un entretien avec Thomas C. Spear : « L’enfance sous Duvalier, c’est la peur et le désespoir du silence[1]. »

Auteure de poèmes, de romans et de nouvelles, elle publie aussi des romans de littérature d'enfance et de jeunesse. Conteuse et ayant une pratique théâtrale, elle a rencontré le Bread and Puppet Theatre du Vermont en 1980, troupe avec laquelle elle a collaboré[2].

Ses textes, où elle aborde les thèmes de l’exclusion, de la solitude, du racisme et de la condition des femmes, ont été traduits en plusieurs langues


Lucie Lequin, professeure en études françaises à l'Université Concordia, a écrit à propos de l'œuvre et des thématiques abordées par Marie-Célie Agnant : « [Elle] construit une œuvre qui parle de l’humain – principalement des femmes – accablé par la vie et l’incapacité d’oublier. C’est que le poids de cette mémoire surchargée ne laisse jamais indemne. Néanmoins, au-delà de cet héritage lourd à porter, les femmes, sous la plume d’Agnant, en quête d’elles-mêmes, tentent de se reconstruire, ou pas, dans un monde décomposé, parfois putréfié, qui laisse peu de place à l’humain. De diverses façons, certaines d’entre elles sont enlisées dans leur cimetière intérieur, d’autres cherchent une neutralité tout aussi aliénante, tandis que certaines refusent le renoncement à soi et se battent pour leur soi, "debout dans la lumière, à affronter les coutelas" (Femmes au temps des carnassiers). Celles-ci veulent "vivre dans la dignité, vivre en femmes debout"[2]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Recueil de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Silence comme le sang, Montréal, Remue-Ménage, 1997. (ISBN 2-89091-156-X)
  • Nouvelles d'Ici, d'Ailleurs et de Là-bas. Montréal, Ed. Pleine Lune, 2017

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Balafres, Centre international de documentation et d'information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA), 1994. (ISBN 2-920862-82-0)
  • Et puis parfois quelquefois... (poèmes), Montréal, Mémoire d'encrier, 2009. (ISBN 978-2-923713-15-1)
  • Femmes des terres brûlées, Lachine, Éditions de la Pleine Lune, 2016. (ISBN 9782890244504)

Littérature jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Alexis d'Haïti, Montréal, Hurtubise, 1999; réédition, Hurtubise HMH, coll. « Atout » no 30, 2006. (ISBN 2-89428-897-2)
  • Le Noël de Maïté, Montréal, Hurtubise, 1999. (ISBN 2-89428-370-9)
  • Alexis, fils de Raphaël, Montréal, Hurtubise, 2000; réédition, Hurtubise HMH, coll. « Atout » no 47, 2006. (ISBN 978-2-89428-937-2)
  • Vingt petits pas vers Maria, Montréal, Hurtubise, 2001. (ISBN 2-89428-539-6)
  • Maria, Maria, Maria, Montréal, Hurtubise, 2001. (ISBN 2-89428-539-6)
  • L'Oranger magique, Montréal, Les 400 coups, 2003. (ISBN 2-89540-138-1)
  • La Légende du poisson amoureux, Montréal, Mémoire d'encrier, 2003. (ISBN 9782923153070)
  • La Nuit du Tatou : un conte aymara de la forêt péruvienne, Montréal, Les 400 coups, 2008. (ISBN 978-2-89540-382-1)
  • Un petit bonheur tout rond, Ed. Bouton d'Or Acadie, Nouveau Brunswick, 2019

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Créer, penser, informer, sous la direction de Micheline Cambron, Université de Montréal, 2005. (ISBN 2-923356-00-4)

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas C. Spear, « 5 questions à Marie-Célie Agnant », sur ile-en-ile.org, 1 décembre 2009 (mis à jour) 26 octobre 2020 (consulté le )
  2. a b c d e et f Thomas C. Spear, « Marie-Célie Agnant », sur ile-en-ile.org, 11 octobre 2001-(mise à jour) 4 janvier 2021 (consulté le )
  3. « Les prix d'excellence de la SODEP », sur Sodep (consulté le )
  4. ?, « Marie-Célie Agnant, lauréate du prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec », sur pleinelune.qc.ca, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Boucher et Thomas C. Spear (dir.), Paroles et silences chez Marie-Célie Agnant : l'oublieuse mémoire d'Haïti, Éd. Karthala, Paris, 2013, 202 p. (ISBN 978-2-8111-0954-7)
  • (de) Beatrice Schuchardt, Räume der Verdrängung, Räume der Vertreibung im Werk Marie-Célie Agnants, in: Gesine Müller, Susanne Stemmler, éds., Raum, Bewegung, Passage. Postkoloniale frankophone Literaturen, Gunter Narr, Tübingen, 2009 (ISBN 9783823365150), p. 165 - 182.
  • Florence Ramond Jurney, « Entretien avec Marie-Célie Agnant », The French Review, vol. 79, no 2,‎ , p. 384-394.
  • Patrice J. Proulx, « revue de Le Livre d'Emma », The French Review, vol. 76, no 6,‎ , p. 1250-1251.
  • Antje Ziether, « Migration, imagination, poétique. Le paradigme transnational chez Marie-Célie Agnant », Études littéraires 46.1, 2015, p. 105-118.

Liens externes[modifier | modifier le code]