Jules Andrieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Andrieu.
Ne doit pas être confondu avec Jules Andrieu (1816-1874, photographe).
Jules Andrieu
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
Jersey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de

Jules Louis Andrieu, né le à Paris et mort le à Jersey, est une personnalité de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Employé de préfecture, il dirige de 1863 à 1870, un cours secondaire pour les ouvriers. Il publie Histoire du Moyen Âge (1866) et Philosophie et Morale (1867). Il collabore à La Tribune Ouvrière, publiée par l'Association internationale des travailleurs. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé chef du personnel de l'Hôtel de Ville de Paris. Aux élections complémentaires au Conseil de la Commune le 16 avril, il est élu par le Ier arrondissement au second tour de scrutin avec 1.836 voix. Il siège à la commission Exécutive et à la Commission des Services publics, dont il devient le Délégué. On le chargea du décret ordonnant la démolition de la maison d'Adolphe Thiers mais abandonna la mission à Fontaine. Membre de la Minorité au conseil de la Commune, il vote contre la création du Comité de Salut public. Il contre-signa l'arrêté réquisitionnant le pétrole. Le 28 avril, il déclara lors d'un discours : " Non seulement nous ne sommes pas des insurgés, mais nous sommes plus que des belligérants, nous sommes des juges. Eh bien, je crois qu'il y aurait un grand danger à réclamer un titre inférieur à notre qualité véritable."

Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Angleterre où il enseigne le latin et la littérature française. Après l'amnistie de 1880, le ministère Gambetta le nomme vice-consul de France à Jersey, où il meurt en 1884.

Il a laissé des Notes pour servir à l'histoire de la Commune de Paris en 1871.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Chiromancie. Études sur la main, le crâne, la face, J. Taride (1860)
  • Histoire du Moyen Âge (1866)
  • Philosophie et morale, 1, rue Baillif (1867)
  • Notes pour servir à l'histoire de la Commune de Paris de 1871, Payot (1971), rééd. Spartacus (1984), rééd. Libertalia (éditions) (février 2016), présentation de Maximilien Rubel et Louis Janover

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Clère, Les Hommes de la Commune[1], Édouard Dentu, Paris,
  • Paul Delion, Les membres de la Commune et du Comité central, Alphonse Lemerre, Paris, 1871

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lire la version numérisée sur le site Gallica.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]