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Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux

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Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux
Pierre Mignard, Louis François Marie Le Tellier, Marquis de Barbezieux, localisation inconnue.
Fonction
Secrétaire d'État de la Guerre
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
Marie-Thérèse d'Alègre (d)
Louise de Crussol (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Marie-Madeleine Le Tellier de Barbezieux (d)
Louise-Françoise-Angélique Le TellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
signature de Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux
Signature.

Louis-François-Marie Le Tellier de Barbezieux, né à Paris le et mort à Versailles le , est le troisième fils du marquis de Louvois, le secrétaire d'État de la Guerre de Louis XIV.

Louise de Crussol

D'abord secrétaire d'État de la Guerre en survivance (), Barbezieux devint secrétaire d'État en titre après la mort de son père, le [1]. Il se montra selon le Dictionnaire Bouillet « d'abord digne de ce choix, mais il négligea bientôt les affaires pour les plaisirs ». Louis XIV, mécontent de sa conduite, s'en expliquait ainsi à l'archevêque de Reims, son oncle : « Votre neveu a des talents ; mais il n'en fait pas bon usage. Il donne trop souvent à souper aux princes, au lieu de travailler. Il néglige les affaires pour ses plaisirs. Il fait attendre trop longtemps les officiers dans son antichambre ; il leur parle avec hauteur, et quelquefois avec dureté ».

N'ayant pas su gagner la confiance du roi, Barbezieux n'est jamais élevé à la dignité de ministre d'État.

Louis François Marie Le Tellier meurt à Versailles le . Son château de l'Etang, situé entre Saint-Cloud et Versailles, n'était pas parfaitement achevé à sa mort (malgré ses dépenses de 600 000 livres), et fut ensuite acheté à ses enfants par le ministre Michel Chamillart (dont le grand-père, Louis Compaing avait vendu le foncier au marquis de Barbezieux), qui en poursuivit les travaux.

Témoignages contemporains

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Saint-Simon, dans ses Mémoires, en fait un portrait contrasté :

"C’était un homme d’une figure frappante, extrêmement agréable, fort mâle, avec un visage gracieux et aimable, et une physionomie forte ; beaucoup d’esprit, de pénétration, d’activité, de la justesse et une facilité incroyable au travail, sur laquelle il se reposait pour prendre ses plaisirs, et en faisait plus et mieux en deux heures qu’un autre en un jour. Toute sa personne, son langage, ses manières et son énonciation aisée, juste, choisie, mais naturelle, avec de la force et de l’éloquence, tout en était gracieux.

Personne n’avait autant l’air du monde, les manières d’un grand seigneur, tel qu’il eût bien voulu être, les façons les plus polies et, quand il lui plaisait, les plus respectueuses, la galanterie la plus naturelle et la plus fine, et des grâces répandues partout. [...]

Il sentait avec délicatesse toutes les différences des personnes, et avec capacité toutes celles des affaires, de leurs gradations, de leur plus ou moins d’importance, et il épuisait les affaires d’une manière surprenante ; mais orgueilleux à l’excès, entreprenant, hardi, insolent, vindicatif au dernier point, facile à se blesser des moindres choses, et très difficile à en revenir. Son humeur était terrible et fréquente ; il la connaissait, il s’en plaignait, il ne la pouvait vaincre ; naturellement brusque et dur, il devenait alors brutal et capable de toutes les insultes et de tous les emportements imaginables, qui lui ont ôté beaucoup d’amis."[2]

Louis François Marie Le Tellier épouse le Louise de Crussol (morte en 1694), fille d'Emmanuel II de Crussol, duc d'Uzès et Marie-Julie de Sainte-Maure, avec laquelle il a eu une fille :

  • Anne-Catherine-Eléonore (morte le ).

Devenu veuf, il se remaria le avec Marie-Thérèse d'Alègre (morte le ) fille d'Yves d'Alègre, marquis d'Alègre, futur maréchal de France, avec laquelle il eut deux enfants :

Restitution de la façade du côté de l'entrée du château de l'Étang, vers 1705. Ce château a été construit par Barbezieux, mais non achevé à sa mort.

Notes et références

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  1. Thierry Sarmant et Mathieu Stoll, Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres, Paris : Perrin, 2010, p. 576.
  2. duc de Saint-Simon Louis de Rouvroy, Mémoires du duc de Saint-Simon, t. 3, Hachette, (lire en ligne), p. 52–67
  3. Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot … et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987.

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Bibliographie

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Liens externes

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