Ligne de Châtelaine (bif) à la frontière vers Bellegarde

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Ligne de
Châtelaine (bif) à la frontière vers Bellegarde
Ligne de Genève à La Plaine (frontière)
image illustrative de l’article Ligne de Châtelaine (bif) à la frontière vers Bellegarde
Une rame RABe 522 au voisinage de la gare de Satigny.
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Villes desservies Genève, Meyrin, La Plaine
Historique
Mise en service 1858
Électrification 1956 – 2014
Concessionnaires PLM (1858 – 1902)
CFF (depuis 1902)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 151
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 25 kV – 50 Hz
Nombre de voies Double voie
Signalisation ECTS 1 et KVB
Trafic
Propriétaire CFF
Exploitant(s) SNCF
CFF
Trafic TER (SNCF)
Trains Regio (CFF)
TGV
Fret

La ligne de Châtelaine (bif) à la frontière vers Bellegarde est une ligne de chemin de fer suisse qui relie Genève à la frontière française vers Lyon.

Elle est empruntée par les trains à destination de la France (TGV, Fret, TER Rhône-Alpes) et une desserte péri urbaine entre Genève et La Plaine ou Bellegarde.

Bien qu'elle soit la propriété des CFF elle était équipée au standard français. Jusqu'en 2014 la ligne était électrifiée en 1500 V continu et BAL SNCF.

Dans le cadre du projet Léman Express, la ligne a été ré-électrifiéé en 25 kV - 50 en même temps que la section Bellegarde - La Plaine de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière) en France. La signalisation a été également changée et mise au standard suisse (ECTS 1).

Histoire[modifier | modifier le code]

Schéma résumant les évolutions liées à la ré-électrification en 2014 et à la suppression du goulot d'étranglement vers la bifurcation de Châtelaine.

La ligne est mise en service le et était à l'origine concédée à la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) comme une section de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière).

Le , une convention internationale entre la France et la Suisse est signée et permet au canton de Genève de racheter la section entre La Plaine et Genève-Cornavin. Cette convention est approuvée en France par une loi le 28 décembre 1909[1] et est promulguée par décret le 19 janvier 1910[2]. Le canton procède au rachat de la section avec effet au 1er janvier 1913. Ce rachat donne lieu à une convention entre le PLM et les chemins de fer fédéraux suisses, afin que les trains en provenance de France puisse atteindre la gare de Genève-Cornavin[3].

La ligne est électrifiée en 1500 Volts courant continu dans les années 1950, la mise en service a lieu le .

La création de la gare de Genève-Aéroport en 1987 nécessite de modifier la ligne[4] : les deux voies principales à ciel ouvert sont ré-électrifiées en 15 kV 16,7 Hz pour le trafic CFF à destination de l'aéroport, le trafic SNCF utilise un nouveau tronçon à voie unique passant en dessous, le tunnel de Châtelaine. Des jonctions de secours sont prévues, avec sections de séparation, entre 1500 V continu, et 15 kV alternatif, en cas d'incident sur voies CFF ou dans le tunnel de Châtelaine.

Le 15 juillet 2014, mise hors tension de la ligne avec la fin définitive de la tension 1500 V à Genève, la ligne est ré-électrifiée le 25 août en 25 000 V ~ 50 Hz, moyennant six semaines de fermeture complète, en vue de la mise en service du CEVA et du Léman Express[5],[6]. La bifurcation vers Genève aéroport est également modifiée afin d'éliminer le goulot d’étranglement de la voie unique entre la bifurcation et la gare de Vernier.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Exploitation[modifier | modifier le code]

Au départ et à l'arrivée de Genève, la ligne voit transiter les trains Genève - Paris de Genève qui poursuivent en France via la gare de Bellegarde et la ligne du Haut-Bugey, et les trains Genève - Chambéry - Grenoble - Valence qui passent par Culoz via Bellegarde.

Un train Regio relie Genève à La Plaine, ce train fut nommé Rhône Express Régional de 1994 et 2014 et exploité à l'aide d'un matériel particulier, les CFF Bem 550.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « N° 1053 - Loi qui autorise la ratification de la convention signée, le 18 juin 1909, entre la France et la Suisse, au sujet de la reconstruction et de l'exploitation de diverses voies ferrées intéressant les deux pays ; approuvant une convention provisoire passée par le ministre des travaux publics, des postes et des télégraphes avec la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, et concédant à cette compagnie, au titre d'intérêt général, une ligne de chemin de fer allant de Frasne à la frontière suisse, vers Vallorbe ; approuvant une convention provisoire passée par le ministre des travaux publics, des postes et des télégraphes avec la compagnie des chemins de fer de l'Est et autorisant cette compagnie à participer à la formation du capital nécessaire à l'établissement, en territoire suisse, de la ligne de Moutiers à Granges et à Longeau : 28 décembre 1909 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 1, no 24,‎ , p. 2321 - 2324 (lire en ligne).
  2. « Décret qui approuve la convention, signée le 18 juin 1909, entre la France et la Suisse relative à l'amélioration des voies d'accès au Simplon : 10 janvier 1910 », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 20,‎ , p. 618 - 619 (lire en ligne).
  3. « Loi approuvant une convention passée entre les chemins de fer fédéraux et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée pour la circulation des trains de cette dernière compagnie sur la ligne de Genève à La Plaine et leur admission dans la gare de Genève-Cornavin : 8 août 1913 », Journal officiel de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, no 220,‎ , p. 7431 - 619 (lire en ligne).
  4. « Archive chantier : La ligne Cornavin - Aéroport », sur https://www.snotpg.ch (consulté le 21 décembre 2017)
  5. « Brochure CFF sur la réouverture de la ligne. », sur http://www.bellegarde01.fr (consulté le 18 décembre 2017)
  6. Olivier Carmelle et Véronique Pont-Carmelle, La ligne du Haut-Bugey : de “l'intérêt local” au Paris-Genève, La Roche-Blanche, La Regordane, , 2e éd. (1re éd. 2006) (ISBN 2906984663 et 978-2-906984-90-5, présentation en ligne), p. 186

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Chaintreau, Jean Cuynat, Georges Mathieu, Les Chemins de fer du PLM, La Vie du Rail et La Régordanne, 1993.
  • Bernard Collardey, « Lyon - Genève, un axe très fréquenté », dans Rail Passion no 121, novembre 2007,pp. 42-66.

Articles connexes[modifier | modifier le code]