Ligne 120 (Infrabel)

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Ligne
120
Ligne de Luttre à Trazegnies
Image illustrative de l’article Ligne 120 (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Luttre, Pont-à-Celles, Courcelles, Trazegnies
Historique
Mise en service 1879
Fermeture 1914 – 1934
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 120
Longueur 8,0 km
Écartement standard (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne 120, de Luttre à Trazegnies, est une ligne ferroviaire belge du réseau Infrabel dans la province de Hainaut. La ligne fait 8,0 km de long.

Historique[modifier | modifier le code]

La ligne est mise en service le 13 novembre 1879 par les Chemins de fer de l'État belge[1]. Elle doit constituer une voie d'accès aux hauteurs ouest de Charleroi, riches en charbonnages et industries.

Le trafic espéré ne se manifeste pas et dès 1914, la ligne est fermé aux voyageurs[réf. nécessaire]. En 1930, les derniers trains la parcourent de bout en bout et les rails sont démantelés en 1934. Une petite section à la sortie de Luttre est conservée jusqu'en 1982 car elle sert d'amorce à la ligne industrielle 249 desservant Courcelles-Fosses.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale[2], afin de mettre à quatre voies la ligne 124, le tracé de la ligne 119 est altéré avec la réalisation d'un saut-de-mouton prévu pour deux voies partant de la ligne 120 dont la voie est reposée sur près de 900 m. À cette époque, le canal Charleroi-Bruxelles passe entre les lignes 120 et 124 à cet endroit, ce qui justifiera la construction d'un haut pont métallique sur ce raccordement, à proximité de celui enjambant la ligne 124[3].

L'usage de cette ligne sera à nouveau de courte durée, l’État décidant d’interrompre purement et simplement la ligne 119 entre Luttre et Thiméon pour ne pas avoir à construire un coûteux pont sur la nouvelle section du canal. La section réutilisant les emprises de la ligne 120 est néanmoins restée en service jusqu'en 1982 pour desservir une décharge au niveau de l'ancien canal[2]. Après le déclassement de cette ligne, l'amorce à la sortie de Luttre jusqu'au pont de la rue du Parvis est conservé comme tiroir pour la manœuvre et le garage des trains. Ce vestige de la ligne 120 est électrifié.

Correspondance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (nl) Paul Kevers, « Belgische spoorlijnen : Lijn 120 », sur users.telenet.be (consulté le ).
  2. a et b (nl) « Van Trazegnies naar Luttre : het nieuwe baanvak van lijn 119 », sur Railations (consulté le ).
  3. Institut Géographique National (Belgique), « B5-Charleroi-2606 (photographie aérienne) », sur cartesius.be, (consulté le ).
  4. « Ligne 50 : Charleroi Beaux-Arts - Luttre SNCB » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur infotec.be.
  5. a et b « Ligne 51 : Luttre SNCB - Monceau/s/Sambre Moulin » (version du 4 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur infotec.be.
  6. « Ligne 64 : Gosselies - Pont-à-Celles - Obaix - Buzet - Rêves » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur infotec.be.
  7. « Ligne 66 : Frasnes-lez-Gosselies - Rêves - Pont-à-Celles » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur infotec.be.
  8. « Ligne 43 sud : Monceau - Trazegnies - Coucelles-Sud » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur infotec.be.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]