Ligne 119 (Infrabel)

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Ligne
119
Ligne de Luttre à Châtelet
Image illustrative de l’article Ligne 119 (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Luttre, Viesville, Thiméon, Gosselies, Jumet, Gilly, Châtelet
Historique
Mise en service 1876 – 1880
Fermeture 1953 – 1992
Caractéristiques techniques
Longueur 21,0 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Anciennement à voie unique

La ligne 119, était une ligne de chemin de fer belge qui reliaient les gares de Luttre et de Châtelet de 1880 à 1953. Elle était utilisée par des trains de voyageurs et de marchandises. Le dernier tronçon est fermé en 1992 et démonté en 1995.

Depuis 1998, l'ancienne ligne ferroviaire est progressivement aménagée en « voie lente » du Réseau RAVeL de la Région wallonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une demande de concession pour un chemin de fer de Luttre à Châtelineau par Gosselies est déposée le 7 juin 1860 par Messieurs Leborgne, Pickering et Cnie[1].

Le Chemin de fer de Luttre à Châtelineau est concédé par l'arrêté royal du 21 juillet 1866 à la Compagnie des chemins de fer des bassins houillers du Hainaut, fondée à l'initiative de Simon Philippart. Le tracé passe par Luttre, Gosselies, Jumet, Gilly et Châtelineau. Le cahier des charges prévoit notamment : une mise en service au plus tard le 21 décembre 1869, et la construction d'une nouvelle station à la gare de bifurcation de Luttre située sur la ligne de Bruxelles à Charleroi[2]. En 1868, le traité d'affermage conclu avec la Société générale d'exploitation de chemins de fer est approuvé par l'assemblée générale de la compagnie concessionnaire[3]. Les difficultés financières de ces sociétés amènent à la reprise de la ligne par les chemins de fer de l’État belge.

La ligne ouvre par sections entre 1876 et 1880 : de Luttre à Gosselies le 1er juin 1876 ; de Châtelineau à Gilly-Sart-Allet le 22 septembre 1876 ; Gilly-Sart-Allet à Jumet le 26 mars 1879 et l'ouverture de Jumet à Gosselies le 5 août 1880 permet la mise en service de la totalité de la ligne[4].

L'ensemble de la ligne est fermée au trafic voyageurs le 4 octobre 1953[4].

La fermeture du trafic marchandises intervient par sections : de Luttre à Thiméon le 4 octobre 1953 (déferrée en 1957) ; de Jumet à Thiméon le 16 septembre 1985 (déferrée en 1988) ; de Gilly-Sart-Allet à Jumet le 25 août 1989 (déferrée en 1990) ; de Gilly-Sart-Allet à Châtelet le 24 septembre 1992 (déferrée en 1995)[4].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Nœuds ferroviaires[modifier | modifier le code]

À la gare de Luttre avec les lignes : 118, 122 et 124. Gare de Jumet : ligne 121. Embranchement de Noir-Dieu (BK 16,5) ligne 131. Gare de Châtelet : avec les lignes : 130, 138 et 140A[4].

Gares et haltes[modifier | modifier le code]

Outre les gares d'origine et d'aboutissement (Luttre (BK 0,0) et Châtelet (BK 21,0)), la ligne comportait six gares : Viesville (BK 3,6), Thiméon (BK 5,6), Gosselies (BK 6,9), Jumet (BK 10,9), Hamendes (BK 13,9), Gilly-Sart-Culpart (BK 17,3) et Gilly-Sart-Allet (BK 18,1), et quatre haltes : La Carosse (BK 8,1), Chef-Lieu (BK 9,2), Malavée (BK 10,1) et Houbois (BK 12,0)[4].

Après le chemin de fer[modifier | modifier le code]

En 1997 la Région wallonne fait une priorité de l'aménagement d'une « voie lente » de son Réseau RAVeL sur la plateforme de la ligne 119[5].

Galerie de photos vestiges de la ligne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site DIGMAP Record from KBR lire (consulté le 5 avril 2012).
  2. Annuaire spécial des chemins de fer Belges, V. Devaux et Cie, 1869, p. 111 intégral (consulté le 5 avril 2012).
  3. Belgique, Moniteur belge : journal officiel, 1969 p. 832 intégral (consulté le 5 avril 2012).
  4. a b c d et e Archive, Chemins de fer belges : 119 Luttre - Gosselies - Châtelet lire (consulté le 5 avril 2012).
  5. Site lesoir.be Guy Ittelet, Une percée urbaine pour le réseau Ravel Les priorités hennuyères définies, article du 11 avril 1998 lire (consulté le 5 avril 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]