Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

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Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
Auteur Philip K. Dick
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Version originale
Langue Anglais américain
Titre Do Androids Dream of Electric Sheep?
Éditeur Doubleday
Lieu de parution New York
Date de parution 1968
ISBN original 0-345-40447-5
Version française
Traducteur Serge Quadruppani
Éditeur Champ Libre
Collection Chute libre
Date de parution 1976
Lieu de parution Paris
Type de média Livre papier
Nombre de pages 249
ISBN 2-85184-066-5

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?[1] (titre original : Do Androids Dream of Electric Sheep?) est un roman de science-fiction écrit par Philip K. Dick en 1966[réf. souhaitée] et publié deux ans plus tard aux États-Unis. Il fut publié en français pour la première fois en 1976 par les éditions Champ Libre, dans la collection « Chute libre ».

Œuvre majeure dans la bibliographie de son auteur, elle marqua le début de sa reconnaissance par le public américain grâce à son adaptation cinématographique par Ridley Scott en 1982, avec le film Blade Runner. Le roman a d'ailleurs été réédité par la suite sous le titre Blade Runner.

Résumé[modifier | modifier le code]

1992, la Terre, dévastée par une guerre nucléaire, n'est plus habitée que par les rares humains qui ont choisi de ne pas émigrer sur Mars.

Dans ce monde dévasté, l'on tâche d'oublier le vide de son existence ou l'on cherche à tout prix un lien d'empathie. Aussi, laisse-t-on allumé son poste de TV en permanence, regardant l'émission de variété de l'ami Buster, présentateur toujours impeccable, toujours frais et jovial, ayant toujours quelque chose à dire, inépuisable et pourtant jamais ennuyeux apparemment. Par ailleurs, le mercerisme est une religion où l'individu cherche à ressentir la "Passion" d'un nouveau Christ, appelé Mercer, par le biais d'un appareil appelé boîte à empathie. Lorsqu'on y est connecté, l'on ressent violemment, jusqu'à en être physiquement affecté, le chemin de croix de Mercer, brutalisé et lapidé.

Par ailleurs, la plupart des espèces animales ont disparu dans le cataclysme si bien que leur simple possession est devenue, non seulement un signe de richesse,, mais aussi un signe d'empathie, érigée en qualité absolue et une réelle source de bien-être pour des Terriens vivant isolés.

Rick Deckard est l'un de ces hommes qui continuent à vivre sur Terre. Chasseur d'androïdes à San Francisco, il rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai. Aussi, lorsque son supérieur lui apprend que des androïdes Nexus 6 se sont illégalement enfuis de Mars vers la Terre, il espère aussitôt que la récompense offerte pour leur capture va lui permettre de réaliser son rêve.

À l'aide du test de Voigt-Kampff, basé sur l'empathie, dont les androïdes sont censés être dépourvus, Rick Deckard entreprend alors de démasquer les androïdes fugitifs. Il se rend tout d'abord chez Rosen, le fabricant des androïdes Nexus 6, qui ne croit pas en l'efficacité du test de Voigt-Kampff. Afin de mettre celui-ci en défaut, il demande à Rick Deckard de réaliser le test sur sa nièce, Rachel Rosen.

En réalité cette dernière n'est autre qu'un modèle « Nexus 6 », mais Deckard découvre la supercherie grâce à son expérience. Pourtant, il ne retire aucune satisfaction personnelle de cet épisode et s'interroge en voyant la détresse de Rachel. Peu après, celle-ci s'offre à lui, car elle espère, de même que son oncle, que Rick ne pourra plus ainsi tuer d'androïde et qu'il ne s'opposera donc plus au développement de la firme.

Toutefois, Deckard poursuit sa traque et à la fin tue tous les Nexus revenus illégalement sur terre. Une fois débusqués, ceux-ci sont comme affolés et n'offrent guère de résistance: Il s'agit plutôt d'une exécution que d'un combat acharné.

Parallèlement, on suit la vie de John R. Isidore, un « spécial », un humain trop atteint par les radiations pour avoir le droit de se reproduire ou d'émigrer sur Mars. Il vit dans un immeuble abandonné et se sent terriblement seul. Or, les trois derniers Nexus-6 viennent se réfugier dans son immeuble. Il les rencontre et on se rend compte alors de la froideur et du manque total de compassion de ces derniers.

Grâce à ses primes, Rick parvient à s'acheter une chèvre noire ce qui le comble, lui et son épouse, de bonheur. Toutefois pour se venger de l'élimination des Nexus, et pour lui faire ressentir une grande peine, Rachel parvient à précipiter dans le vide la chèvre de Rick depuis le toit où elle était parquée.

En accomplissant sa mission, Rick Deckard n'aura de cesse de se demander ce qui différencie l'Homme de l'androïde et ce qui fait son humanité. Ce questionnement atteint son paroxysme lorsqu'il couche avec Rachel.

Témoignage de l'auteur[modifier | modifier le code]

« Ce livre a été écrit alors que je connaissais une période de stabilité exceptionnelle. Nancy et moi avions une maison, un enfant et pas mal d'argent. Tout allait bien. À ce moment-là, j'opposais la chaleur de Nancy et la froideur des gens que j'avais connus auparavant. Je commençais à élaborer ma théorie de l'humain contre l'androïde, cet humanoïde bipède qui n'est pas d'essence humaine. Nancy m'avait révélé pour la première fois quel pouvait être le portrait d'un être humain vrai : tendre, aimant, vulnérable. Et je commençais donc à opposer cela à la façon dont j'avais grandi et été élevé. »

[réf. souhaitée]

Hommages et références[modifier | modifier le code]

  • La maison d’édition française Les Moutons électriques, spécialisée dans la science fiction, a choisi ce nom en hommage à Philip K. Dick ;
  • le logiciel Electric Sheep (en), un logiciel libre économiseur d'écran pour Unix, Mac OS/X et Windows, tient son nom du titre anglophone du roman (Do Androids Dream of Electric Sheep?) ;
  • le titre japonais d'un épisode de la série animée de Pokémon s'est inspiré du titre japonais du roman et qui se nomme コイルは電気ネズミの夢を見るか!? (Romaji : Koiru wa denki nezumi no yume o miru ka!?), ce qui donne en français : Les Magneti rêvent-ils de souris électriques !? ;
  • le titre américain de l'épisode 6 de la saison 2 de Kyle XY est aussi une référence au nom anglophone du roman : Does Kyle dream of electric fish? ;
  • l'anime Medabots y fait également référence : dans la version américaine de l'épisode 23, Metabee, le robot héros de la série, déclare « You know, just last night, I dreamt of electric sheep ! » ;
  • le titre américain de l'épisode 4 de la saison 3 de Fringe est aussi une référence au nom anglophone du roman : Do Shapeshifters Dream of Electric Sheep ? ;
  • L'épisode 9 de la saison 3 de The Americans se nomme : Do Mail Robots Dream of Electric Sheep ? ;
  • le titre du double album de UNKLE, Do Androids Dream of Electric Beats?, est inspiré du roman de K. Dick ;
  • le jeu vidéo Megaman 10 contient un personnage robotique, "Sheepman", qui se réfère au titre du roman ainsi que le thème électronique du niveau de celui-ci
  • dans l'anime japonais Psycho-Pass, l'un des protagonistes Choe Gu-sung cite "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" en pensant qu'il s'agit d'une œuvre de William Gibson. C'est son allié Shogo Makishima qui le corrigera et lui conseillera de lire Philip K. Dick ;
  • le titre américain de l'épisode 13 de la saison 5 de My Little Pony, Friendship is Magic est une référence au nom du roman : Do Princesses Dream of Magic Sheep? ;
  • les moutons électriques sont cités dans La Vie, l'Univers et le Reste, de Douglas Adams, dans un poème de Marvin :

Ainsi couché jusqu'aux aurores
Je compte les moutons électriques
Jamais ne rêve l'androïde
Car dès qu'il entre en transe y's tord.
Oh ! Que je déteste la nuit !

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La version française a connu plusieurs titres : Robot Blues en 1976 (éditions Champ Libre, coll. « Chute libre »), Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? en 1979 et enfin Blade Runner en 1982.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]