Serge Quadruppani

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Serge Quadruppani
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Serge Quadruppani à New Delhi en

Naissance (64 ans)
La Crau, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Serge Quadruppani, né le à La Crau (Var), est un journaliste, romancier, essayiste, traducteur et éditeur littéraire libertaire[1] français, auteur notamment de romans policiers et traducteur de la série des Commissaire Montalbano d'Andrea Camilleri.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste, Serge Quadruppani est un des quatre enfants élevés par sa mère seule. Élève du lycée d'Hyères il est renvoyé durant son année de Terminale, mais se présente au baccalauréat en candidat libre et est reçu avec la mention « Très bien ». Il est ensuite admis en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris, mais le quitte avant la deuxième année.

Il entre alors dans la marginalité et fait ses premières expériences militantes, tout en exerçant des métiers divers. Il se met à écrire et à traduire au cours des années 1980.

Activités littéraires[modifier | modifier le code]

Entre 1991 et 1994, Il publie aux Éditions Métailié une trilogie de romans noirs : Y, Rue de la Cloche et La Forcenée. Des deux premiers, Jean-Patrick Manchette dit qu'« ils annoncent probablement une nouvelle période du polar français agressif et critique », et que c'est ce qu'il a « lu de plus intéressant ces dernières années »[2]. En 1995, il initie avec Jean Bernard Pouy et Patrick Raynal, la série de romans Le Poulpe, dont il écrit le n° 2 Saigne-sur-Mer. Il a également créé la collection « Alias » au Fleuve noir.

Parallèlement, il commence sa carrière de traducteur avec des œuvres de Stephen King et Philip K. Dick, ainsi qu'avec les mémoires de Margaret Thatcher. Depuis 1999, il a accentué son travail de traducteur en faisant connaître en France des auteurs italiens tels que Valerio Evangelisti, Sandrone Dazieri, Massimo Carlotto, Marcello Fois, Giuseppe Montesano et Eraldo Baldini. Il est également l'un des traducteurs en français des romans d'Andrea Camilleri, et notamment ceux de la série des Commissaire Montalbano, dans lesquels il est fait un usage important du dialecte et des régionalismes siciliens.

En tant qu'éditeur, il a été, aux éditions Anne-Marie Métailié, directeur de la collection aujourd'hui disparue « Italies » et est toujours responsable de la « Bibliothèque italienne ». Pour Fleuve noir, il a dirigé les anthologies Portes d’Italie en 2001 (dix-huit nouvelles d’auteurs italiens), puis Bleu, blanc, sang en 2002 (vingt-cinq nouvelles d’auteurs français).

En mars 2011, il reçoit le prix des lecteurs Quais du polar-20 minutes pour son roman Saturne[3].

Activités journalistiques[modifier | modifier le code]

Durant les années 1980, il publie deux livres d'enquête : sur Roger Knobelspiess (1986 et sur la politique de l'antiterrorisme en France (1989), à une époque où il est inséré dans la mouvance de l'ultra gauche.

De La Banquise à Mordicus

En 1983, il participe avec Gilles Dauvé et une dizaine de personnes à la création de la revue La Banquise, dont il devient directeur de publication pour les derniers numéros.

La même année, un article intitulé « Ami(e)s pédophiles, bonjour! » paraît dans le n°2 de cette revue. Serge Quadruppani replace aujourd'hui cet article dans le contexte de l'époque et explique qu'il s'agissait d'une provocation pour moquer l'hystérie moralisatrice qui régnait en 1983 à la suite d'une affaire de satyres[réf. nécessaire]. Il écrivait alors : « (...) combien de meurtres commis par des pédophiles auraient pu être évités, si la pédophilie, "épisode particulier des relations adultes-enfants" était moins dramatisée ? [...] Un pédagogue libéral américain n'explique-t-il pas que le principal traumatisme que subit l'enfant "victime" d'un satyre provient de ses parents qui en font tout un plat, alors que lui, s'il n'y a pas eu violence, aurait plutôt tendance à s'en foutre ? »[4].

Le dernier numéro de La Banquise paraît en 1986. En 1988, avec Gilles Dauvé, Serge Quadruppani fonde Le Brise-glace (1988-1990) avant de participer à la création du mensuel Mordicus (1990-1994).

Après l'expérience du bar La Bonne descente (1994-1997), Serge Quadruppani s'éloigne de l'ultra gauche. En 1997, il publie ainsi plusieurs articles dans la revue antifasciste No pasaran.

Collaborations à des médias traditionnels

Entre 1988 et 1996, il a collaboré, d'abord régulièrement puis épisodiquement, à la revue La Quinzaine littéraire.

De 1998 à 2000, il a publié des chroniques et des nouvelles dans un quotidien génois, Il Secolo XIX et, en 2007-2008, a écrit pour divers journaux italiens : Il Manifesto, L'Unità, Liberazione. Il publie aussi sur un site italien voué à la « littérature de genre » et à la « culture d'opposition » (carmillaonline.com).

Il a collaboré à partir de sa création en 2008 à Siné Hebdo, dans lequel il a publié Les Furieuses, un roman sous forme de feuilleton hebdomadaire[5].

Depuis 2010, il publie articles et fictions sur le site Article11[6] et dans le bimestriel homonyme.

En février 2011, il publie un essai, La Politique de la peur, dans lequel il dénonce l'idéologie de sécurité et son danger pour la démocratie[7].

Il écrit aussi occasionnellement pour Le Monde diplomatique.

Engagements et prises de position[modifier | modifier le code]

Sur son site personnel, il écrit: « Depuis l’âge de 20 ans, mes convictions me situent au carrefour de ce qu’on appelle aujourd’hui les "libertaires" et les "ultra-gauche"[8] ». Il se sert du roman noir pour aborder de grandes questions de société[9] et dénonce volontiers dans ses ouvrages la répression policière, les staliniens et ce qu'il perçoit comme les excès de la lutte anti-terroriste.

Pour Cesare Battisti

Dans les années 2000, Serge Quadruppani apporte publiquement son soutien à Cesare Battisti menacé d'extradition. Au-delà de ce cas particulier, il dénonce notamment la remise en question de la « doctrine Mitterrand » qui accordait l'asile en France aux Italiens engagés dans les violences des années de plomb, en échange de leur renoncement à la lutte armée[10] et voit dans l'arrestation de Battisti un « coup électoraliste »[11]. Dans un article du Monde diplomatique de juillet 2008, il regrette l'occultation par les média de la répression judiciaire « exorbitante » qui s'est abattue sur les milieux d'extrême gauche italiens dans les années 1970, ainsi que l'oubli de la responsabilité de certains milieux fascistes liés au pouvoir politique dans l'expression de la violence de ce qui fut, selon lui, « le plus vaste mouvement social anticapitaliste après la seconde guerre mondiale »[12].

Lettre ouverte à Zidane (2006)

En juillet 2006, à la suite de l'accueil accordé par Jacques Chirac à l'équipe de France de football après la Coupe du monde dans la finale de laquelle Zinédine Zidane a été exclu pour un coup de tête, il écrit une « Lettre ouverte à Zinedine Zidane », publiée par Libération, dans laquelle il demande une amnistie pour les émeutiers de novembre 2005 ainsi que pour les manifestants des mouvements anti-CPE et contre les lois Fillon[13],[14].

En février 2008, il signe un « Appel pour la libération des prisonniers d’Action directe »[15].

Médias et terrorisme

En 2008 encore, il dénonce l'attitude de la presse et du pouvoir politique français, qui assimile les actes de sabotage (sans victimes) contre les lignes de la SNCF à du terrorisme. Il voit dans cette affaire la fabrication d'un « épouvantail médiatique »[16],[17]. Au moment de la libération de Julien Coupat le 28 mai 2009, il dénonce les mass médias : « On peut quand même s'interroger sur cette tendance récurrente de ce qui se prétend "le quatrième pouvoir" à se faire porte-parole de l'Intérieur. Directement dépendantes de cette oligarchie financière dont Sarkozy est le fondé de pouvoir, les directions des grands journaux sont tout naturellement portées à relayer la parole du gouvernement ou celle de ses opposants institutionnels[18] ».

En juin 2015, il signe une « lettre collective d'auto-dénonciation individuelle en faveur des inculpés de Tarnac », dans laquelle les signataires affirment être l'auteur du livre L'Insurrection qui vient[19],[20], qui est au cœur de l'affaire de Tarnac, impliquant notamment Julien Coupat que les enquêteurs soupçonnent d'avoir écrit l'ouvrage[21].

Pour les cinq de Villiers-le-Bel

Il est signataire, en juin 2010, d'une tribune très controversée parue dans le journal Libération, appelant au renversement de la police qualifiée d'« armée d'occupation », intitulée Pour les cinq de Villiers-le-bel[22]. Pour Philippe Bilger, cette tribune « ne relève même plus de l'extrême-gauche ni d'un gauchisme sulfureux », mais ne vise « à rien moins qu'à légitimer les tentatives de meurtre »[23].

État d'urgence en France en 2015

Le 24 novembre, plusieurs intellectuels français publient dans Libération une tribune appelant à manifester le 29 novembre à Paris malgré l'interdiction. Ils notent que « C’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière », dénoncent la « mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière [...] S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police [...] nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester ». Parmi les signataires : Serge Quadruppani, Frédéric Lordon, Hugues Jallon, Éric Hazan, Jacques Fradin, Ivan Segré, Nathalie Quintane, Pierre Alféri, François Cusset[24].

Réforme El Khomri du code du travail

En mars 2016, dans le cadre des manifestations contre la « loi Travail », Serge Quadruppani signe une tribune, avec entre autres Pierre Alféri, Jérôme Baschet, Eric Hazan et Frédéric Lordon, diffusée par des médias alternatifs et relayée sur les réseaux sociaux, mais passée entièrement sous silence par les mainstreams. Cette tribune soutient le mouvement d'occupations des places (qui prendra la forme de Nuit debout) et les actions de rue : « […] les prochaines dates sont le 24 et surtout le 31 mars, avec la proposition, ce jour-là, de rester dans la rue et d’occuper des places. Mais nous avons appris ces dernières années que les occupations de places à elles seules ne suffisent pas à bloquer le fonctionnement des institutions. Le risque qu’elles contiennent est de se contenter d’exister, d’attendre leur évacuation ou leur épuisement. À notre sens, elles doivent donc plutôt servir de base depuis lesquelles prendre les lieux d’où les "représentants du peuple" prétendent pouvoir le gouverner, et à l’occasion le matraquer. Mairies, conseils divers, assemblées soi-disant régionales ou nationales, tout cela mérite d’être investi, repris, assiégé ou bloqué. Nous devons viser le blocage organisé du pouvoir politique. Il est donc crucial que soit défendu publiquement, dans ces jours, le bien-fondé du recours à l’action de rue. […][25],[26] »

La polémique avec D. Daeninckx sur le négationnisme[modifier | modifier le code]

Accusé par Didier Daeninckx de soutenir la liberté d'expression des négationnistes, notamment de Robert Faurisson, Serge Quadruppani a signé un texte diffusé en 1993 dans les revues et les milieux de gauche et libertaires, qualifiant les négationnistes comme « ennemis ». En 1996, il revient sur ses anciennes erreurs dans Libertaires et ultra-gauche contre le négationnisme, contribution clairement anti-négationniste publiée aux éditions antifascistes Reflex.

Un texte de 1997 cosigné par un grand nombre d’auteurs, dont Pierre Vidal-Naquet, le dédouane de l’accusation de négationnisme. La revue La Banquise, que Quadruppani codirigeait, écrivait déjà que Faurisson était « indéfendable » en raison de son « argumentation antisémite ».

Par la suite, plusieurs écrivains dont Quadruppani et Maurice Rajsfus finissent par accuser Didier Daeninckx de « tirer contre son propre camp » et de faire des « procès en sorcellerie »[27]. En août 2009, il est présent aux obsèques de Thierry Jonquet au funérarium du cimetière du Père-Lachaise avec d'autres (amis dont d'anciens membres de la LC et de la LCR) et y prononce quelques phrases en hommage à un écrivain largement engagé contre l'antisémitisme[réf. nécessaire].

Publications[modifier | modifier le code]

Éditions Anne-Marie Métailié[modifier | modifier le code]

La trilogie
Autres
  • Les Alpes de la Lune (littérature « générale »), mars 2000.
  • Le Plagiat sous le pseudonyme Andrea Gandolfo, 2001.
  • Corps défendant, 2001.
  • La nuit de la dinde, 2003, prix du Roman du Var 2003 et prix Interlycées professionnels de Nantes 2004.
  • Vénénome (littérature « générale »), janvier 2005.
  • Au fond de l’œil du chat (roman noir), octobre 2006.
  • Avec Maruzza Loria A la table de Yasmina (fiction avec recettes de cuisine) 2009 rééd. revue et corrigée

Autres éditeurs[modifier | modifier le code]

  • Tir à vue, Série noire, 1993.
  • Comment je me suis noyé, Série noire, 1995.
  • Saigne-sur-Mer, (éditions Baleine, série Le Poulpe), 1995.
  • Tonton tué, Souris Noire/Syros, 1996.
  • Le Sourire contenu, Fleuve noir, 1998.
  • Je te dirai tout (roman érotique), éditions Blanche, 1998.
  • Colchiques dans les prés, Babel Noire/Actes Sud, 2000.
  • Avec Maruzza Loria: Yasmina, sept récits et cinquante recettes de Sicile aux saveurs d’Arabie, éditions Noésis, janvier 2003 - rééd. Éditions Métailié, 2009.
  • La Révolution ne sera pas télévisée, nouvelles, Éditions La Mauvaise Graine,2003
  • Il y a quelqu’un dans la maison (roman policier pour enfants), éditions Souris Noire/Syros, mars 2005.
  • Nausicaa Forever (science-fiction), éditions Le Rocher, avril 2005.
  • J’ai jeté mon portable (roman noir pour ados et autres), Rat Noir/Syros, octobre 2007.
  • Saturne (Roman noir), Le Masque/J.C. Lattès, septembre 2010. Prix 2011 des lecteurs Quais du polar-20 minutes. Réédition Folio policier no 668, 2012
  • La Politique de la peur (essai), Le Seuil/collection Non Conforme, février 2011
  • La Disparition soudaine des ouvrières (Roman noir), Le Masque/J.C. Lattès, septembre 2011. Réédition Folio policier no 701, 2013
  • Madame Courage (roman noir), Le Masque/J.C. Lattès, septembre 2012. Réédition Folio policier no 723, 2014

Coécriture et divers[modifier | modifier le code]

  • Matinée tranquille au café de l'oncle Peppino, nouvelle, in anthologie Noirs complots (dir. Pierre Lagrange), publication avril 2003
  • Le Chouan de Saint-Domingue avec B. Gilles, Presses de la Renaissance, 1979.
  • Des permanents de parti politique, Métailié, 1979.
  • La Malandrine avec B. Gilles, 1980.
  • Les Infortunes de la vérité, Orban, 1981.
  • Catalogue du prêt-à-penser français depuis 1968, Balland, 1983.
  • Un coupable idéal, Roger Knobelspiess, Maurice Nadeau, 1986.
  • L’Antiterrorisme en France, La Découverte, 1989.
  • Collectif, Libertaires et « ultra-gauche » contre le négationnisme, préf. Gilles Perrault, ill. Tony Johannot, contributions de Pierre Rabcor, François-Georges Lavacquerie, Serge Quadruppani, Gilles Dauvé, en annexe : Les Ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis (mai 1992), Paris, Réflex, 1996.

Traductions[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Toucher le fond - Sur les attentats djihadistes des 7, 8 et 9 janvier à Paris et leurs suites, Article 11, 1er juin 2015, lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Christine Blais, « Serge Quadruppani : il traduttore », dans La Presse (Montréal), 27 mai 2013, texte intégral.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Depuis l’âge de 20 ans, mes convictions me situent au carrefour de ce qu’on appelle aujourd’hui les "libertaires" et les "ultra-gauche" », Serge Quadruppani, « Daeninckx, ou la calomnie pour vocation », Samizdat, 2 octobre 2005.
  2. Jean-Patrick Manchette, « Chroniques », éditions Payot & Rivages, coll. « Noir », Paris, 2003, p. 354-356.
  3. « Quai du polar, à Lyon : grand succès pour l'édition 2011  », par Cécile Mazin, le lundi 28 mars 2011, sur le site actualitte.com
  4. Texte de l'article sur Les Profiteurs du Grand Bazar (Amnistia.net)
  5. « "Siné Hebdo chiera tranquillement dans les bégonias" », Frédérique Roussel, Libération, 2 septembre 2008.
  6. «Serge Quadruppani », sur le site article11.info
  7. Ian Brossat, L'Humanité, 29 mars 2011.
  8. Daeninckx, ou la calomnie pour vocation
  9. Sud Ouest, jeudi 7 décembre 2006, page 2-11
  10. « Contre l’extradition de Cesare Battisti et de tous les autres réfugiés italiens », Serge Quadruppani, 2004-2005
  11. « Un «coup électoraliste» », Didier Arnaud et Fabrice Tassel, Libération, 19 mars 2007.
  12. « En Italie, le « polar » ressuscite les années de plomb », Serge Quadruppani, Le Monde diplomatique, juillet 2008, page 27.
  13. « Lettre ouverte à Zinedine Zidane », Serge Quadruppani, publiée le 28 juillet 2006 sur son site.
  14. « Grâce maigre », Pierre Marcelle, Libération, 14 juillet 2006.
  15. « Appel pour la libération des prisonniers d’Action directe », tribune libre, L'Humanité,23 février 2007.
  16. « Extrême gauche : on fabrique un épouvantail médiatique », Serge Quadruppani, 18 novembre 2008, Rue89
  17. « Fictions du terrorisme, par Christian Salmon », Le Monde, 5 décembre 2008.
  18. « Julien Coupat : six mois pour rien ? Oh que non !  », Rue89, 28 mai 2009.
  19. Causeur, « Tarnac, la diversion qui revient - Causeur » (consulté le 7 mai 2016).
  20. « Je suis l’auteur de «L’insurrection qui vient» », sur Libération.fr, Libération,‎ (consulté le 7 mai 2016).
  21. Voir par exemple les réquisitions du Parquet de Paris le 12 décembre 2012, rapportées par Laurent Borredon, « Dernier épisode : ascenseur vers le renvoi », tarnac.blog.lemonde.fr, 8 août 2014.
  22. Pour les cinq de Villiers-le-Bel, liberation.fr
  23. Quand Libé fait l'apologie de la violence à Villiers-le-Bel, Philippe Bilger, 25 juin 2010
  24. Collectif, « Bravons l'état d'urgence, manifestons le 29 novembre », Libération,‎ (lire en ligne).
  25. « Pourquoi nous appuyons la jeunesse », lundi.am, no 53,‎ (lire en ligne).
  26. http://bellaciao1.rssing.com/browser.php?indx=4610309&item=13444.
  27. « Série noire chez les auteurs de polars », Jacques Moran, L'Humanité, 5 juillet 2001.