Les Cahiers de Malte Laurids Brigge

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Les Cahiers de
Malte Laurids Brigge
Auteur Rainer Maria Rilke
Pays Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Genre Roman autobiographique
Version originale
Langue allemand
Titre Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge
Éditeur Insel Verlag
Lieu de parution Leipzig
Date de parution 1910
Version française
Traducteur Maurice Betz
Éditeur Émile-Paul frères, éditeurs
Lieu de parution Paris
Date de parution 1926
Nombre de pages 269

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge) est un roman, en grande partie autobiographique, de l'écrivain austro-hongrois Rainer Maria Rilke, paru en 1910 chez Insel à Leipzig.

L’œuvre se présente sous la forme d’un journal intime, divisé en deux cahiers de notes, où le protagoniste consigne ses réflexions. Accusant plusieurs traits en commun avec Rainer Maria Rilke lui-même, le héros s’avère une sorte de double lyrique et idéalisé de l’écrivain.

Résumé[modifier | modifier le code]

Jeune intellectuel, dernier descendant d’une noble famille danoise déchue, Malte Laurids Brigge vit seul dans le dénuement à Paris. Souvent malade, il doit assez souvent rester reclus dans sa chambre et tue le temps en développant ses réflexions sur la misère, la peur, l’abandon de la part d’autrui et la recherche de Dieu. Insensiblement, le passé surgit au milieu de ses pensées. Il raconte ainsi son enfance, évoque les amis et les proches qu’il a perdus, des personnalités historiques et littéraires qu’il a croisées. Il rend compte également de certains événements fantastiques dont il a été témoin. Être sensible, lucide, mais écorché vif par son lourd passé et son présent misérable, il est d’humeur changeante. Il note pêle-mêle ses rêves, ses joies, mais aussi ses peines, ses angoisses et ses désespoirs. Pourtant, son discours s’élève souvent vers des interprétations vastes et profondes de l’existence, non exemptes d’élans poétiques.

Quand sa santé le lui permet, il déambule dans les rues de la capitale française. Il aime suivre au hasard un inconnu dans une rue, dans un café. Il s’attache au personnage, tente de deviner ses pensées, ses préoccupations jusqu’à ressentir ses tourments. À d’autres moments, des objets tout simples, les ruines d’une maison qu’on s’occupe à raser, une fleur écrasée dans une fissure du trottoir, suscitent sa pitié et d’étranges rêveries. Au début de l’hiver, la mort des mouches est le thème qui le conduit à l’étude de la mort, de la mort des hommes devenue aujourd’hui si médiocre et impersonnelle.

Les dernières pages du deuxième cahier offrent une sorte de parabole de l’Enfant prodigue : un enfant abandonne sa maison, les siens, parce qu’il ne veut pas être aimé de cet amour qui asservit ses semblables et les place sous le harnais des habitudes. Il est à la recherche d’un amour secret, inconnu sur terre, et cause à la fois de son exaltation et de son insatisfaction. Mais en se détachant du joug du quotidien, il évite de ressembler aux spectres humains qui l’entourent. Il accepte plutôt d’affronter la mort et de la surmonter pour accéder, tel le poète, à une réalité supérieure où la mort devient un élément positif, un complément de la vie.

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge est offert par Michel Aumont à Julien Boisselier dans le long métrage Clara et moi réalisé par Arnaud Viard en 2004 (source : générique).

Liens externes[modifier | modifier le code]