Le Mécano de la « General »

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Mécano de la « General »
Titre original The General
Réalisation Buster Keaton
Clyde Bruckman
Scénario Al Boasberg
Charles Smith
Acteurs principaux
Sociétés de production Buster Keaton Comedies
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film burlesque
Durée 94 minutes (R. de 2004)
Sortie 1926

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Mécano de la « General » (The General) est un film américain de 1926, réalisé par Buster Keaton et Clyde Bruckman. En 1989, année de création du National Film Registry, il est le premier film sélectionné par la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique » et est classé au National Film Registry.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Johnnie est le mécano de la locomotive appelée la « General » pour la Western and Atlantic Railroad. Lorsque la guerre de Sécession éclate, Johnnie a toujours du mal à choisir entre son train et Annabelle Lee, son deuxième amour. Comme il ne peut pas s’engager dans l’armée, Annabelle lui refuse son amour. Cependant, lorsque la « General » est volée par des espions de l'Union, avec Anabelle à son bord, Johnnie n'hésite pas à se lancer à la poursuite de son train et de sa fiancée. Après s'être infiltré dans l'armée de l'Union, Johnnie délivre Annabelle. Ils s'enfuient, talonnés par l'armée ennemie. Après de nombreuses péripéties et après avoir défait l'Union en aidant les confédérés, Johnnie reçoit le grade de lieutenant et il retrouve sa fiancée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Buster Keaton et Marion Mack

(Source : 100 classiques du 7e Art[2]).

Production[modifier | modifier le code]

Le sujet du film s'inspire d'un fait authentique de la guerre de Sécession : le raid d'Andrews[2]. La scène de la chute de la locomotive dans la rivière est la plus onéreuse du cinéma muet[3].

Musique[modifier | modifier le code]

Bien que la bande son n'existât pas à la sortie du film, le cinéma muet était rarement silencieux. En effet, un pianiste ou un petit orchestre jouait directement dans la salle, en suivant quelques indications fournies par les producteurs.

En 1987, Carl Davis crée une partition symphonique pour le film.

En 1995, l'universitaire américain Robert Israel, spécialiste de la musique de films muets, arrange l'accompagnement musical de l'époque pour créer une nouvelle bande son diffusée avec les copies du film.

En 1999, Baudime Jam a composé une partition originale pour l'accompagnement en direct du film. Elle a été créée par le Quatuor Prima Vista.

Le Quatuor Prima Vista accompagne Le Mécano de la Générale en ciné-concert.

En 2004, le film est rénové grâce à la technique du numérique en haute définition et le compositeur japonais Joe Hisaishi use de son talent pour créer une bande originale inédite.

Réception critique[modifier | modifier le code]

En 2007, le film a été introduit dans le Top 100 de l'American Film Institute à la 27e place. En 1989, il s'agit du premier film retenu pour constituer le fonds du National Film Registry aux États-Unis.

Le film est classé comme meilleur film de tous les temps selon la presse[Laquelle ?] sur le site « Allociné » à égalité avec Les moissons du ciel de Terrence Malick, Le Dictateur de Charles Chaplin, Les chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, Il était un père de Yasujiro Ozu, L'Éventail de Lady Windermere d'Ernst Lubitsch, E.T. l'extra-terrestre de Steven Spielberg, Les poings dans les poches de Marco Bellocchio, El topo d'Alejandro Jodorowsky, In girum imus nocte et consumimur igni de Guy Debord, Mon oncle de Jacques Tati, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, Kagemusha, l'ombre du guerrier de Akira Kurosawa, et Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog ; ces 14 films ayant obtenu la note critique maximale de 5 étoiles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Frank Barnes = Richard Arlen » selon 100 classiques du 7e Art (à confirmer)
  2. a et b 100 classiques du 7e Art de Taschen (ouvrage collectif), éditions Jürgen Müller, 2008 (ISBN-978-3-8365-0861-2) - volume 1 : 1915-1959, p. 58
  3. 100 classiques du 7e Art, 2008, p. 60

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :