Le Collier de la reine

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Le Collier de la reine
Image illustrative de l'article Le Collier de la reine

Auteur Alexandre Dumas et Auguste Maquet
Genre Roman historique
Pays d'origine France
Date de parution 1849- 1850
Série Mémoires d'un médecin
Chronologie
Précédent Joseph Balsamo Ange Pitou Suivant

Le Collier de la reine est un roman d'Alexandre Dumas, paru dans la presse en 1849 et 1850 (entre les deux la Révolution de 1848), librement inspiré de l'affaire du collier de la reine, escroquerie qui défraya la chronique politique et judiciaire à la cour de Louis XVI dans les années 1780.

Le roman[modifier | modifier le code]

Le roman est d'abord paru sous forme de feuilleton dans La Presse. L'action se passe entre 1784 et 1785.

Ce roman présente un portrait idéalisé de la reine Marie-Antoinette mais il montre aussi la décadence de la haute noblesse à cette époque, celui-ci s'achève sur le « début de la fin » de cette noblesse.

Ce roman est le deuxième de la série des Mémoires d'un médecin, précédé par Joseph Balsamo, suivi par Ange Pitou et La Comtesse de Charny.

Résumé[modifier | modifier le code]

Une obscure descendante des Valois, Mme de la Motte-Valois, vit dans la misère. Elle fait régulièrement appel à différentes personnes de la cour et cela lui permet de s’en sortir. Elle a bien essayé de contacter le roi Louis XVI mais il n’a jamais voulu la recevoir. Un jour Marie-Antoinette vient la voir sans se faire reconnaitre. La jeune femme lui présente alors des parchemins faisant état de sa généalogie et la reine lui promet d’intercéder pour elle et en attendant lui laisse une grosse somme.

Lorsqu’elle se rend compte que c’était la reine en personne elle se rend à Versailles pour essayer de la voir. Elle arrive juste au moment où son témoignage sera très utile à la reine. En effet la reine aurait été vu chez un guérisseur très à la mode et se serait soit disant donné en spectacle. Les espions du roi l’y aurait vu et le témoignage de MMe de la Motte établi que ce ne peut pas être elle puisqu’elle était chez elle au même moment. La reine aurait donc un sosie ce qui pourrait lui faire beaucoup de tort si elle se comporte mal. Grâce à sa présence au moment opportun et à son témoignage, Mme de la Motte acquiert l’amitié de la reine et est admis dans son entourage.

C’est ainsi que la donne a changé pour Mme de la Motte. Jusqu’à présent elle avait eu le cardinal de Rohan pour protecteur. Maintenant qu’elle a les faveurs de la reine, c’est elle qui va pouvoir aider le cardinal à rentrer dans les bonnes grâces de la souveraine. Il est en effet très épris de la reine, mais elle ne veut plus le voir car lors de son mariage il a tenu des produits déplacés sur sa personne.

Mme de la Motte négocie avec la reine l’achat d’un collier très précieux. Le roi avait voulu le lui offrir mais la reine l’a refusé en disant au roi de se servir de son argent pour s’acheter un navire de guerre de plus. Maintenant elle le regrette d’autant plus que le bijoutier est revenu la voir et lui a fait essayer le bijou. Néanmoins, elle ne voudrait pas avoir l’air de changer d’avis en demandant au roi le bijou. Son premier refus lui ayant en effet valu l’éloge de toute la cour.

Elle est donc très contente lorsque le cardinal achète pour elle ce bijou. Néanmoins ne voulant rien lui devoir elle lui rembourse l’acompte qu’il a versé et s’engage à payer les mensualités. Pour la première traite elle demande au ministre des finances de lui trouver l’argent.

Malheureusement le roi lui refuse les crédits.

La reine décide alors de faire rendre le collier et pour cela elle le confie à Mme de la Motte. La jeune femme y voit alors un très bon moyen de s’enrichir et garde le collier qu’elle compte revendre pierre par pierre. Pour ne pas se faire prendre, elle fait un faux en écriture ou elle imite l’écriture de la reine. Elle y demande au bijoutier un délai supplémentaire pour le payement de la mensualité.

Pendant ce temps elle se débrouille pour que le cardinal rencontre le sosie de la reine dans le parc de Versailles. Elle espère ainsi que le cardinal n’osera pas l’accuser lorsque la supercherie sera découverte. Malheureusement les choses ne se passent pas aussi bien et elle finit devant le tribunal.

Contrairement à ses attentes, la reine a décidé de rendre l’affaire publique, ce qui n’est pas un choix judicieux. En effet, même si c’est Mme de la Motte qui est condamnée, le peuple ne peut admettre l’innocence de la reine et cette affaire va encore contribuer à augmenter le ressentiment du peuple et précipiter la révolution.

Les sources[modifier | modifier le code]

Les premiers chapitres du roman, qui mettent en scène un dîner chez le vieux maréchal de Richelieu, sont inspirés d'un texte de Jean-François de La Harpe, La Prophécie de Cazotte[1]. Dans ce passage, le comte de Cagliostro prédit aux différents convives (La Pérouse, la comtesse du Barry, Condorcet ou Gustave III de Suède (le comte de Haga) la fin tragique qui les attend, ainsi que l'exécution de Louis XVI. Cette prolepse jette sur l'intrigue un éclairage tragique, puisque le lecteur sait déjà que les efforts des protagonistes, notamment de la reine, pour prouver leur innocence sont voués à l'échec.

  • Mme Campan, Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, Baudouin, 1823.

Adaptations[modifier | modifier le code]

La trame du roman a été entièrement ou partiellement reprise dans diverses adaptations pour le cinéma et la télévision, qui ont aussi puisé dans les faits historiques :

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Prophétie de Cazotte

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]