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Lamia Ziadé

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Lamia Ziadé
Lamia Ziadé en 2016.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (57 ans)
BeyrouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions
Prix France-Liban (Ma très grande mélancolie arabe (d)) ()
Prix James Tait Black (Ma très grande mélancolie arabe (d)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Ma très grande mélancolie arabe (d), Rue de Phénicie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Lamia Ziadé est une illustratrice et artiste franco-libanaise née le à Beyrouth. Elle vit et travaille en France mais retourne régulièrement au Liban. Le conflit israélo-libanais de 2006 l'incite à écrire son premier roman graphique sur le Liban. Elle consacre ensuite un album au Caire, puis à l'histoire du Proche-Orient au XXe siècle. En 2025, elle publie un roman autobiographique sur son parcours entre le Liban et la France.

Jeunesse et éducation

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Lamia Ziadé naît le à Beyrouth. Elle a sept ans lorsque la guerre civile libanaise éclate en 1975. Elle reste à Beyrouth jusqu’à ses dix-huit ans, et l'obtention de son bac, malgré le conflit. Elle part ensuite poursuivre des études d’arts graphiques à Paris, à l’École supérieure d'arts graphiques Penninghen, tout en revenant régulièrement au Liban, bien que son pays soit enlisé dans la guerre et que la vie y soit difficile[1],[2]. Elle rencontre à Paris son futur mari. Ils ont deux enfants.

Illustratrice

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Le premier travail qu'elle obtient est chez Jean-Paul Gaultier[3]. « Je dessinais tous les imprimés textiles, les foulards, les cravates, les t-shirts et les tissus pour faire les vêtements. J’étais peut être un peu trop jeune pour en profiter pleinement mais c’était fou, spécialement avec Jean-Paul Gaultier. »[1],[2].

Elle devient ensuite freelance, travaillant pour la publicité, le cinéma, la mode et la presse, et dans l’illustration de livres pour enfants. Elle rencontre l’écrivain Vincent Ravalec avec qui elle publie en 2001 un livre érotique, L'Utilisation maximum de la douceur. « Cette expérience a débouché sur d’autres choses, complètement différentes. J’ai arrêté l’illustration pour me diriger vers l’art contemporain. Le galeriste Kamel Mennour m’a contactée et exposée plusieurs fois. J’ai fait des tableaux érotiques, grand format, avec de la matière, du tissu. »[1].

Photographie couleurs d'une voiture cassée sur fond d'immeubles dont l'un est presque détruit
Destructions israéliennes à Tyr, juillet 2006.

Le conflit israélo-libanais de 2006 et l'invasion partielle du Liban la choquent profondément et la décident à écrire Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979, un roman graphique, sur son enfance et sur la guerre civile entre libanais, conservateurs chrétiens et palestino-progressistes musulmans[4],[5],[6].

Elle découvre la chanteuse Asmahan et avec elle l'histoire des divas arabes[2]. Elle retrace cet univers chatoyant dans Ô nuit, ô mes yeux publié en 2015. Il mêle de la même façon textes et images pour décrire le Caire, de l'entre-deux-guerres aux années 1970[7],[8]. Nadia Rabbaa, de Jeune Afrique, estime que « avec ces deux ouvrages, l’auteure se réapproprie l’histoire d’un monde arabe qu’elle connaissait mal. »[2]

Elle réalise en 2016 la pochette de Musique de France, le premier album d'Acid Arab[9].

En 2017, dans Ma très grande mélancolie arabe, un récit illustré, elle retrace l'histoire marquée par la violence du Proche-Orient au XXe siècle[10],[11].

En 2025, elle publie Rue de Phénicie, un récit autobiographique suivant la même forme libre, nommé d'après la rue de Beyrouth du même nom. Elle y revient son parcours tiraillé entre le Liban et la France, et le développement de son identité arabe et de sa conscience politique décoloniale et antisioniste[12],[13].

Récompenses

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Expositions personnelles

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Notes et références

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  1. a b et c Sarah Constantin, « L'univers pop de Lamia Ziadé », Glamour,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d Nadia Rabbaa, « Lamia Ziadé, identités nues d’une Franco-Libanaise », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. « Lamia Ziadé - Ma très grande mélancolie arabe », sur Maison de la poésie (consulté le )
  4. a et b Jabbour Douaihy, « Beyrouth, années de guerre et souvenirs d'enfance », L'Orient littéraire,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Natalie Levisalles, « Sous les obus, l'enfance », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. Marguerite Baux, « La plume magique de Lamia Ziadé sur Beyrouth dévasté » Accès payant, sur elle.fr, (consulté le )
  7. a et b Natalie Levisalles, « Le Caire enchanteur Un récit dessiné de Lamia Ziadé », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. « "Ô nuit, ô mes yeux" de Lamia Ziadé » [audio], sur France Culture, (consulté le )
  9. Bastien Stisi., « Acid Arab x Lamia Ziadé - Musique de France », sur Néoprisme - Artwork & Music, (consulté le )
  10. la rédaction, « Ma très grande mélancolie arabe Lamia Ziadé » Accès payant, sur Télérama, (consulté le ).
  11. Sylvie Tanette, « L’Orient très proche de Lamia Ziadé » Inscription nécessaire, sur https://www.lesinrocks.com/, (consulté le )
  12. « Lamia Ziadé : Le cœur à Beyrouth », sur L'Orient-Le Jour, .
  13. « Pourquoi Lamia Ziadé a fait de « Rue de Phénicie » son livre le plus politique », sur L'Orient-Le Jour, .
  14. (en) Katie Logan, « Do or Despair: Political Action in My Great Arab Melancholy », sur The Markaz Review,
  15. (en) « Celebrating the 2025 James Tait Black Prizes », sur University of Edinburgh
  16. « Avalanche de Noël - Strip tease », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. Joseph Arrouet, « Bye bye Babylone chez Denoël », planetebd.com,‎ (lire en ligne)
  18. Élisabeth Philippe, « “O nuit, ô mes yeux” de Lamia Ziadé : mille et une étoiles », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  19. Christophe Ayad, « Les stars adulées du monde arabe ressuscitées », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  20. Natalia Grigorieva, « Lamia Ziadé - I’m So Glad You Found Me », Paris Art,‎ (lire en ligne)
  21. (en-US) « Smoke Lamia Ziade », sur Galerie Tanit (consulté le )
  22. (en) « Artist Lamia Ziade », sur imagomundicollection.org (consulté le )

Bibliographie

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  • Isabelle Bernard, « L’écriture de terrain de Lamia Zadé », Revue critique de fixxion française contemporaine, no 18,‎ (lire en ligne).
  • (en) Isabelle Bernard, « Le Roman graphique face aux tragédies contemporaines: le cas de Lamia Ziadé et de Zeina Abirached », Nottingham French Studies, vol. 62, no 1,‎ , p. 21–37 (ISSN 0029-4586, DOI 10.3366/nfs.2023.0366, lire en ligne, consulté le ).
  • Carla Calargé, « Cartographies du deuil dans Mon port de Beyrouth de Lamia Ziadé », Contemporary French Civilization, vol. 49, no 1,‎ , p. 21–40 (DOI 10.3828/cfc.2024.2, lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Ghenwa Hayek, « Liban. Mémoires fragmentées d’une guerre obsédante: L’anamnèse dans la production Culturelle francophone (2000–2015) by Carla Calargé », SubStance, vol. 50, no 1,‎ , p. 197–202 (ISSN 1527-2095, DOI 10.1353/sub.2021.0010, lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Alexandra Gueydan-Turek et Carla Calargé, « Ȏ nuit, Ȏ mes yeux by Ziadé, Lamia, and: Le Piano oriental by Zeina Abirached », Nouvelles Études Francophones, vol. 31, no 2,‎ , p. 209–215 (ISSN 2156-9428, DOI 10.1353/nef.2016.0078, lire en ligne, consulté le ).
  • Favro, Laëtitia, Marivat, Gladys et Prolongeau, Hubert, « Survivre à l'effondrement », Lire, no 490,‎ , p. 64-69 (lire en ligne).
  • Claire Le Bras, « Bye bye Babylone. Beyrouth 1975-1979 », A Contrario - Lausanne, no 17,‎ , p. 131-134 (lire en ligne)

Liens externes

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