Penninghen
| Fondation |
1968 |
|---|---|
| Dates-clés | En 1959, l'Atelier Met de Penninghen et Jacques d'Andon, du nom de ses créateurs, s’installe dans les locaux de l’Académie Julian. En 1968, l'Atelier Met de Penninghen devient l’ESAG Penninghen, école supérieure d’art graphique. En 1972, la formation Architecture Intérieure est ajoutée à la formation Direction Artistique. En 2016, l'ESAG Penninghen devient Penninghen. |
| Type |
Etablissement d'enseignement supérieur technique privé |
|---|---|
| Disciplines |
Direction artistique, Architecture Intérieure, Communication |
| Nom officiel |
Académie Julian Rive Gauche |
| Fondateur |
Guillaume Met de Penninghen et Jacques d'Andon |
| Directeur |
Gilles Poplin |
| Site web |
| Étudiants |
850 |
|---|---|
| Enseignants professionnels |
130 |
| Pays |
France |
|---|---|
| Campus | Académie Julian, 31 rue du Dragon, 75006 Paris le Delta, 16 rue Claude Bernard, 75005 Paris |
| Ville |
Paris |
Penninghen est une école française de direction artistique, d'architecture intérieure et de communication, située à Paris, au cœur du quartier Saint-Germain-des-Prés. Elle est installée dans les locaux de l'académie Julian.
Historique
[modifier | modifier le code]L'école est fondée dans les années 1950 comme un atelier de préparation au concours de l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Sa spécialité des arts appliqués permet de répondre à la demande des métiers liés au design durant les Trente glorieuses[1].
En 1959, Guillaume Met de Penninghen et Jacques d'Andon fusionnent leurs ateliers, et s’installent dans les anciens locaux de l’Académie Julian, 31 rue du Dragon. L'espace est inauguré sous l’égide du représentant du ministre de la Culture André Malraux, Gaëtan Picon.
En 1968, l'Atelier Met de Penninghen devient l’ESAG Penninghen, école supérieure d’art graphique[2].
En 1972, la formation Architecture Intérieure est ajoutée à la formation Direction Artistique.
En 1988, Guillaume Met de Penninghen nomme Alain Roulot, ancien élève, à la direction de l’école. En 1990, l'ESAG Penninghen s’internationalise participant à la fondation de l'AIAS (l’Association internationale des arts indépendants et écoles de design).
En 2015, l'école intègre le groupe d’enseignement supérieur Studialis[3], lui-même racheté par Galileo Global Education[4]. En 2016, Alain Roulot nomme Gilles Poplin, ancien élève diplômé en 1995, à la direction de l'école. L'ESAG Penninghen devient Penninghen et accueille son troisième directeur historique.
En 2020, l'école ouvre un mastère Communication, accessible en deux ans. À la rentrée 2023, la formation Communication est également proposée en cinq ans après le bac. Elle a permis d'augmenter les effectifs de l'école[1].
Campus
[modifier | modifier le code]Depuis la rentrée 2025, 450 élèves de Penninghen (les effectifs de seconde, troisième et quatrième année) étudient sur le campus le Delta, situé dans les anciens locaux de l'école d'ingénieurs AgroParisTech du 5e arrondissement de Paris. Les étudiants se partagent 16 000 m2 - aux côtés de cinq autres écoles appartenant à Galileo[1] - dont deux amphithéâtres de 190 places, deux amphithéâtres de 100 places, un espace bibliothèque, un fab-lab, un atelier de maquettage/façonnage/impression, un studio image photo/vidéo, un studio son, des espaces de détente et de co-working, deux cafétérias, un jardin paysagé de 700m2, une zone neutre ou « safe space » dédiée afin de garantir équilibre et confort physique et émotionnel.
Les élèves de première et cinquième année étudient quant à eux - en majorité - sur le campus historique situé dans les locaux de l'Académie Julian, rue du Dragon.
Cursus et diplômes
[modifier | modifier le code]Penninghen est un établissement d’enseignement supérieur technique privé, déclaré auprès du ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche.
La première année préparatoire est accessible post-baccalauréat, hors Parcoursup, sans exigence de dossier ni d’expérience artistique. Elle est exigeante, avec 27h de cours par semaine et autant de travail personnel. Le dessin d'observation d'après plâtres et modèles vivants constitue un pilier académique fondamental, en particulier lors de la première année préparatoire.
Les élèves ont la réputation de suivre une discipline stricte et une cadence de production importante. Seuls les 60 % des élèves les mieux classés parmi les 300 élèves de première année peuvent poursuivre dans l'une des trois filières proposées [5]: direction artistique, architecture d'intérieur ou communication[1].
Si le titre d’Architecte d’Intérieur, intégré dès 1972 n’a pas changé, ses enseignements ont été adaptés régulièrement aux évolutions sociétales[6], tout comme celui de Graphiste Concepteur, qui progressivement a évolué en titre de Directeur Artistique Image et Média, puis a récemment intégré la dimension de communication de marque[7]. Le diplôme de Penninghen forme des créateurs contemporains capables de penser l’image, l’identité et les stratégies de communication dans leur globalité[8].
En 2026, l’école délivre deux titres certifiés RNCP niveau 7 en Architecture Intérieure[9], et Direction Artistique[10] : option Communication[11] et Marque ou option Image et Média.
Mettant l'accent sur la professionnalisation[12], Penninghen met en place chaque année des partenariats[13] avec des entreprises et marques (Nuxe, Hermès[14], PSG[15],[16], Vitra, Chaumet, L/UNIFORM, AD & Range Rover[17]). Ces workshops pédagogiques impliquant élèves, intervenants extérieurs et enseignants, ont pour vocation d'apporter aux étudiants une opportunité d’intégration concrète et réelle au monde du travail.
Penninghen revendique une insertion professionnelle de 97 % des jeunes diplômés dans les six mois[1]. Cependant, la véracité des calculs statistiques effectuées par les écoles du groupe Galileo est remis en question[18].
Le coût total des cinq années d'études, y compris l'achat du matériel, peut être estimé à 70 000 euros par étudiant[1].
La journaliste Claire Marchal indique, dans un ouvrage publié en , que l'école Penninghen dépasse régulièrement sa capacité d'accueil autorisée de 300 personnes. Les effectifs atteignant 450 étudiants soulèvent des préoccupations quant à la sécurité incendie et à l’environnement de travail des étudiants. La journaliste pointe une dégradation progressive depuis le rachat de l'école par Galileo, la qualifiant de « machine de guerre destinée à presser le citron » en raison de l'augmentation des tarifs et des effectifs[18].
Corps enseignant
[modifier | modifier le code]A Penninghen, sont présents plus de 120 enseignants tous professionnels en exercice pour près de 850 étudiants. Depuis près de 50 ans, chaque génération d'étudiants côtoie des architectes, designers, directeurs artistiques, concepteurs, experts aux profils les plus divers.
Depuis 1968, les étudiants ont reçu les enseignements de chargés de cours en direction artistique comme Etienne Robial (qui a réalisé l'actuel logo de l'école), Gerard Ifert, Jacques-Nathan Garamond, Jacques Auriac, Roman Ciesclewicz, Tadeusz Lewandowski, Peter Knapp, Paul Gabor, Paolo Roversi, Franck Horvat, et pour l’architecture intérieure, ceux de Jean-René Caillette, Michel Mortier, Antoine Philippon, Borja Huidobro, Claude Ducoux ou encore Jean-Pierre Vitrac.
Jury de diplômes
[modifier | modifier le code]L'école invite chaque année un jury de professionnels (une vingtaine de membres par filière) et nomme un parrain de promotion (depuis dix ans) pour partager, rencontrer et échanger avec chaque étudiant de cinquième année, puis ensuite délibérer et signer les diplômes[19].
Anciens élèves
[modifier | modifier le code]L'école compte un réseau de près de 4000 alumni.
- Aurélie Baras, graphiste[20]
- Jacques Bec, décorateur d'intérieur installé au Portugal[21]
- Sophie Bramly, photographe[22]
- Leïla Sy, photographe et réalisatrice[23]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Diane Merveilleux, « Penninghen, l’école d’arts appliqués privée qui fabrique les « machines de guerre » du milieu créatif », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Stéphanie Thiriet, « Penninghen, l’école qui forme les créatifs de demain », sur IDEAT, (consulté le )
- ↑ « L’ESAG-Penninghen rachetée par Studialis », sur L'Etudiant, (consulté le )
- ↑ « La vente de Galileo confirme la bonne tenue du large cap LBO en France », Capital Finance, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Nora Elhajjioui, « Retour sur les Journées Portes Ouvertes de l’école Penninghen », sur JUPDLC, (consulté le )
- ↑ « Dailymotion », sur www.dailymotion.com (consulté le )
- ↑ Charlotte Pierre, « Interview : Faut-il encore séparer les différentes formes de création ? Avec Gilles Poplin, Directeur de Penninghen », sur JUPDLC, (consulté le )
- ↑ « Gilles Poplin : « La création est partout » », sur À Priori(s) (consulté le )
- ↑ « certification RNCP41740 », sur France compétences (consulté le )
- ↑ « certification RNCP42633 », sur France compétences (consulté le )
- ↑ Laurent Calixte, « Dans quelles écoles recrutent les agences de communication les plus réputées ? », sur Le Figaro Etudiant, (consulté le )
- ↑ « Étudiants : "Le monde qui les entoure est le leur !" - Penninghen », Studyrama.com, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ « Le PSG et l'école Penninghen donnent des couleurs à la Ligue des Champions », sur CB News, (consulté le )
- ↑ « Faire ses classes – 1-epok formidable », sur 1-epok-formidable.fr (consulté le )
- ↑ Paris Saint-Germain, « À la Maison - Penninghen // avec Gilles Poplin », sur PSG (consulté le )
- ↑ « Le Paris Saint-Germain s'associe à GOBELINS Paris pour imaginer ses affiches de Ligue des Champions 2026-2027 », sur www.psg.fr, (consulté le )
- ↑ Nicolas Milon, « AD & Range Rover Awards, les lauréats du Student Prize 2026 », sur AD Magazine, (consulté le )
- 1 2 Claire Marchal, « « Les piou-pious, tu les serres, ils couinent un peu au début, mais ça passe ! » : les extraits du livre-enquête sur le groupe Galileo et ses « usines à étudiants » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Stéphanie Thiriet, « Penninghen, l’école qui forme les créatifs de demain », sur IDEAT, (consulté le )
- ↑ « Artiste Aurélie Baras - Tout sur le timbre - La Poste », sur La Poste (consulté le ).
- ↑ Bertrand Fraysse (photogr. Francis Amiand), « Oitoemponto : les princes du goût », Challenges, no 753, , p. 68-70 (ISSN 0751-4417)
- ↑ « Sophie Bramly - Sa bio et toute son actualité - Elle », Elle, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Leïla Sy, la clippeuse de Kery James », sur Africultures, (consulté le )
