L'Adieu au roi (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'Adieu au roi
Titre original Farewell to the King
Réalisation John Milius
Scénario John Milius
Acteurs principaux
Sociétés de production Cine Location Services
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure
Durée 112 minutes
Sortie 1989

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Adieu au roi (Farewell to the King) est un film d'aventure américain réalisé par John Milius en 1988, d'après le roman homonyme de Pierre Schoendoerffer.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre du Pacifique, deux officiers anglais sont parachutés dans la jungle de Bornéo dans le but d'obtenir l'aide de tribus indigènes dans le conflit qui les oppose avec l'armée japonaise. Ils sont capturés par une tribu de chasseurs de têtes et sont conduits à leur chef. Ils découvrent avec stupeur que le chef n'est autre qu'un soldat américain nommé Learoyd, qui a déserté l'armée et qui s'est proclamé roi de la tribu. Une amitié naît entre ces hommes mais l'attaque des Japonais va amener la tribu à combattre pour leur survie...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film fut tourné à Bornéo (Bau, Kuching, Sarawak), qui est aussi le lieu revendiqué de l'action du film[1] ,[2].

Postproduction[modifier | modifier le code]

Selon Milius, le film fut son meilleur film, mais aurait été mis complètement "en morceaux" par les producteurs du studio[3]. Parmi les coupures dont s'est plaint Milius, un passage où Learoyd envisageait d'unifier les tribus Dayak en suscitant une grève du sexe par les femmes :

[Le film] fut saboté. Comme d'habitude, j'ai eu des bâtons dans les roues, mais avec le temps, ce film apparaît comme un de mes meilleurs. D'une certaine façon - je ne sais pas comment - je pense que ce film est plus sensuel que tout ce que j'ai fait depuis Big Wednesday... Les producteurs - Al Ruddy et Andre Morgan - qui sont mainteant des amis - ont été trompé par les responsables d'Orion. Ces derniers ont à l'époque divisé pour mieux reigner et nous ont monté les uns contre les autres. Ils [Ruddy et Morgan] auraient adoré remonter le film comme ils le souhaitaient... On auraient tous adoré le remonter et le sortir[4].

Mike Medavoy, l'ancien agent de Milius qui dirigeait Orion Pictures à cette époque, écrivit en 2002 que :

Malheureusement, divers événements empéchèrent L'Adieu au roi d'être un succès. Il y avait ces discussions interminables entre Al et John, et entre John et nous au sujet du montage du film. John m'en voulut pendant des années, mais nous sommes de nouveau des amis proches. A la fin, le film ne marchait tout simplement pas. Peut être le public n'était il pas non plus prêt à voir un soldat blanc qui devenait roi d'une tribu indigène de Bornéo. C'est un de ces film d'Orion qui ne rapporta pas d'argent, mais dont nous sommes rétrospectivement tous fiers de l'avoir fait[5].

Réception[modifier | modifier le code]

Le site d'agrégation de critiques Rotten Tomatoes rassembla rétrospectivement 11 critiques et attribua une quote de 55% au film[6].

Roger Ebert donna au film 3 étoiles sur 4. Ebert nota en particulier Nolte pour son jeu d'acteur, et sa capacité d'habiter le rôle plutôt que de simplement le jouer[7].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le réalisateur John Milius est aussi connu pour avoir été le co-scénariste du film Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola. Les thématiques des deux films apparaîssent proches, et le récit de Pierre Schoendoerffer peut expliquer comment celui de Joseph Conrad a pu être transposé dans le contexte d'une guerre moderne.
  • La proposition du Capitaine Niguel Fairbourne de se faire l'instrument de la justice coutumière, en tuant l'enfant qu'un des chef de la tribu a eu avec une femme d'une autre tribu, décédée entretemps, pour éviter une confrontation générale entre les deux tribus, fut réalisée en son temps par le colonel Thomas Edward Lawrence "Laurence d'Arabie". Il procéda effectivement à l'exécution d'un homme afin de ne pas rompre la solidarité des tribus au sein de la Révolte arabe, ce qui permit notamment peu après de remporter la victoire à la bataille d'Aqaba en juillet 1917. "Laurence d'Arabie" est cité quelques instants plus tard dans le film L'Adieu au roi dans un autre contexte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Los Angeles Times, November 8, 1987, K4: The Wild Man of Hollywood Meets the Wilds of Borneo Relinked 2014-07-01
  2. (en)New York Times, February 26, 1989, H15: In the Wilds of Borneo, Legend Takes Root
  3. (en) Ken Plume, "Interview with John Milius", IGN Film, 7 May 2003 accessed 5 January 2013
  4. Segaloff, Nat, "John Milius: The Good Fights", Backstory 4: Interviews with Screenwriters of the 1970s and 1980s, Ed. Patrick McGilligan, Uni of California 2006 p 305
  5. Medavoy, Mike with Josh Young, You're Only as Good as Your Next One, Astria, 2002 p 174-175
  6. http://www.rottentomatoes.com/m/farewell_to_the_king/ Rotten Tomatoes Flixster
  7. (en) Roger Ebert, « Farewell to the King »,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]