Léon Sagy

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Léon Sagy
Léon Sagy maître céramiste.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
AptVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Léon Gaspard SagyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions

Léon Sagy (1863-1939), né et mort à Apt, est un maître faïencier de renommée internationale qui révolutionna sa profession en mettant au point la technique des terres flammées. L'œuvre artistique de ce meilleur ouvrier de France a marqué l'histoire des faïenceries aptésiennes et provençales des XIXe et XXe siècles[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le , son père, céramiste, lui fit faire son apprentissage chez Bernard de La Croix, dans l'une des dernières fabriques industrielles d’Apt[2]. Ce fut chez ce faïencier qui abandonna les formes et les décors traditionnels de la faïence d'Apt, qu'il découvrit l'innovation dans les techniques des arts décoratifs de la fin du XIXe siècle : néo-renaissance, néo-baroque, art nouveau, art japonisant, goût de l'Antique, émaux à l'éponge[1].

À 14 ans, il réalisa et vendit son premier vase[2]. Sa formation finie, il entreprit une tournée qui l'amena chez Massier à Vallauris, Pichon à Uzès et Sicard à Aubagne[1], il refusa de partir pour Rio de Janeiro où Esbérard fils, installait une faïencerie. Il créa son propre atelier au Quai du faubourg de Bellet[2], qui porte maintenant son nom, pour développer ses recherches qui lui permirent de mettre au point la technique des terres flammées[3].

Quai Léon Sagy
Paire de vases Médicis en terre flammée par Léon Sagy

Ce travail d'art inconnu à ce jour, selon sa propre expression, fit sa célébrité[1]. Il lui valut de remporter à Paris, en 1925, le grand prix de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs, en 1926, de recevoir le prix du Ministère des Beaux-Arts, à Digne[3], en décembre 1938, à Nice, il participe à l'exposition artisanale des métiers français, au Savoy Palace où le jury le distingue par un grand prix d'honneur[2], et de se voir remettre toujours à Nice, en 1939, le grand prix du Concours international des industries et nouveautés[2],[3]. Cette récompense lui valut, la même année, d'être reconnu comme premier ouvrier de France[2].

Il avait été nommé officier de l'Instruction publique, en 1934, officier de la légion d'honneur, deux ans plus tard, et accueilli comme membre au comité des arts appliqués de Marseille[2].

Les productions de Léon Sagy sont remarquables par leurs vases et leurs objets décoratifs en terres mêlées, marbrées et flammées. L'exposition qui lui a été consacrée, en 2010, au château de La Tour-d'Aigues a fait découvrir les moules provenant de son atelier du faïencier, ses archives ainsi que ses outils[1]. Sept de ses créations sont au Musée national de Céramique de Sèvres[3].

Il mourut à 76 ans, en 1939, d'une embolie alors qu'il travaillait dans son atelier et son corps ne fut découvert que quelques jours plus tard[2],[3]. Ce maître faïencier s'inscrit dans l'histoire de la faïencerie aptésienne du XXe siècle où se retrouvent des artistes comme Félix Guende, Joseph Bernard, Jean et Pierre Faucon, Antoni Pitot, les frères Julien. Leurs successeurs sont actuellement Luc Jacquel, l'atelier Rigo et Jean-Claude Savali . Atelier Christine Jouval.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Flory, Le premier ouvrier de France est mort devant son chevalet L'Éclaireur du soir, no 39, mai 1939.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]