Léon Bureau

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Léon Bureau
Description de cette image, également commentée ci-après

Médaillon de Léon Bureau, sur son caveau au cimetière Miséricorde, par de Boishéraud.

Naissance
Nantes, Drapeau de la France France
Décès
Nantes, Drapeau de la France France
Autres activités
Distinctions

Léon Jacques Bureau est un armateur français, né à Nantes, le , et mort dans la même ville, au 15 rue Gresset, le [1]. Il est reconnu pour son grand intérêt et son travail pour les langues et dialectes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'armateur Louis-Marcellin Bureau (1795-1895) et de Lucie Rozier (1810-1873), Léon est issu d'une famille d'armateurs nantais : Louis Bureau & Fils[2]. Ils sont cinq frères : Louis Edouard (botaniste, 1830-1918), François Émile (armateur, 1832-1902), Étienne (armateur, 1845-1941), Léon et Louis (1847-1936).

Après ses études au collège Saint-Stanislas, il prend la mer, en 1852, à la découverte du monde, sur le Rama. C'est sur ce trois-mâts, durant la traversée, qu'il a ses premiers contacts avec le Breton parlé par des marin originaires de Batz-sur-Mer. Il parcourt l'Inde, pendant six ans, où il apprend divers dialectes (tamil, hindoustani, birman, cinghalais…)[3]..

De retour à Nantes, vers 1860, où il va demeurer définitivement, il mène deux carrières de front : armement et construction navale, avec sa famille, et des recherches en ethnographie et linguistique.

Il épouse Marie Lallié (1841-1915) en 1862, à Nantes, sœur d'Alfred Lallié, dont il aura quatre filles : Anna (1863-1942), épouse de Camille Guillet de La Brosse ; Henriette (1864-1955), épouse de Jean Babin-Chevaye ; Madeleine (1867-?), épouse de Maurice Bureau ; et Paule, épouse d'Emmanuel Naudin[4].

Avec son frère et Mr Baillergeau, ils créent Bureau Frères & Baillergeau[5] (1893 à 1903), en 1893 afin de profiter de la prime à la navigation pour la construction de voiliers de commerce à coque acier[6], dont il est l'instigateur, et qui prendra fin en 1903.

En 1892, il est élu président du Syndicat nantais des Industries maritimes, et assure ses fonctions jusqu'à sa mort.

Léon Bureau et ses écrits s'éteignent dans l'oubli.

Caveau de Léon Bureau au cimetière Miséricorde, à Nantes.

Très catholique, il se consacra aux œuvres de bienfaisance et fonda plusieurs associations.

Le Breton[modifier | modifier le code]

C'est à bors d'un de ses voyages dans l'océan Indien, à bord du Le Rama, que Léon Bureau côtoie pour la première fois un muletier nommé Yves Monfort, natif du village de Kermoisan de Batz-sur-Mer, qui lui fait découvrir les rudiments de sa langue maternelle, le breton du pays guérandais, dont le breton de Batz-sur-Mer fut le dernier vestige[3].

Sa famille possédant une résidence à Penchâteau au Pouliguen, lors ses séjours de villégiatures balnéaires, il met à profit son temps libre pour y étudier ce dialecte en perdition qui n'est plus parlé, à l'époque, que par quelque 1 300 paludiers locaux. Il écoute attentivement et note tout ce qu'il entend, réunissant une quantité impressionnante de témoignages[3].

De ses investigations, il crée deux dictionnaire et une grammaire (jamais édités et, aujourd'hui, disparus sauf une mince partie publié par Émile Ernault), basés sur la collecte d'expressions rédigées dans un tout nouveau langage phonétique mis au point par Karl Richard Lepsius. Ses travaux lui permettent de participer à l'Exposition universelle de 1878[7].

Hommages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Léon Bureau sur geneanet.org
  2. « Les voiliers Cap-Horniers de Nantes en 1902 : Louis Bureau et Fils », sur voiliersnantais.free.fr (consulté le 2 mars 2013)
  3. a, b et c Hubert Chémereau, « Léon Bureau - Armateur nantais aux sources du breton du pays de Guérande », sur karrikell.over-blog.com,‎ (consulté le 22 avril 2016)
  4. « Léon Bureau (Léon Jacques BUREAU) », sur gw1.geneanet.org (consulté le 2 mars 2013)
  5. (en) + (fr) « Pavillon des Compagnies Maritimes Françaises », sur pavillon.houseflag.free.fr (consulté le 2 mars 2013)
  6. « Histoire du Belem : 1896, la naissance », sur 3mats.net (consulté le 2 mars 2013)
  7. « Léon Bureau, armateur nantais aux sources du breton du pays de Guérande » [PDF], sur docs.google.com,‎ (consulté le 2 mars 2013)
  8. « Léon Bureau », sur Picasa Albums,‎ (consulté le 2 mars 2013)
  9. « LES VOILIERS CAP-HORNIERS DE NANTES EN 1902 », sur voiliersnantais.free.fr (consulté le 14 mai 2013)
  10. « Le retour de Belem à Nantes - Nouveaux paysages urbains - le site de Chantiers (2012) » [PDF], sur archives.nantes.fr,‎ (consulté le 22 avril 2016), p. 21

Sources[modifier | modifier le code]

  • Yves Rochcongar, "Capitaines d'industrie à Nantes au XIXe siècle", éditions MeMo, Nantes, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]