L'Homme blessé (Courbet)

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L'Homme blessé
The Wounded Man.jpg
Artiste
Date
Technique
Dimensions (H × L)
81,5 × 97,5 cm
Localisation
Numéro d’inventaire
RF 338Voir et modifier les données sur Wikidata

L'homme blessé est un tableau peint entre 1844 et 1854 par Gustave Courbet. Il mesure 81,5 × 97,5 cm et est conservé au musée d'Orsay à Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette peinture fait partie des nombreux autoportraits de Courbet. Elle a été peinte en 1844 et représentait à l'origine l'artiste assoupi, plus jeune, une femme penchée sur son épaule. En 1854, après une rupture amoureuse, Courbet reprend son œuvre, remplace la femme par une épée et ajoute une tache de sang au niveau du cœur.

Courbet conservera cette huile jusqu'à sa mort en 1877. Après avoir fait partie de la collection de Juliette Courbet, la sœur de Gustave, L'Homme blessé est acquis par l'État lors d'une vente aux enchères à l'Hôtel Drouot, à Paris. Dans un premier temps, l'œuvre est exposée au musée du Louvre, puis, en 1986, elle est réaffectée au musée d'Orsay[1].

Courbet réalise une copie (79,5 x 99,5 cm) de ce tableau en 1866, actuellement exposée au Kunsthistorisches Museum de Vienne[2].

Description[modifier | modifier le code]

Adossé à un arbre, un homme, les yeux clos semble assoupi. Il tient dans sa main un morceau du manteau qui le recouvre. La tache de sang sur sa chemise, au niveau du cœur et l'épée à son côté, fait penser à un duel qui aurait mal tourné.

Dans une lettre à son ami Proudhon, il explique : « La vraie beauté ne se rencontre que dans la souffrance (…). Voilà pourquoi mon duelliste mourant est beau »[3].

Analyse[modifier | modifier le code]

En scannant la toile, on s'est aperçu que trois tableaux se sont en fait succédé. On distingue une première œuvre de laquelle ne reste qu'une tête de femme. La seconde représentait deux amants, dont l'un d'eux est Gustave Courbet plus jeune, en 1844. La troisième, est le chef-d’œuvre que l'on connaît : Courbet, blessé, adossé au pied d'un arbre[4].

Plusieurs hypothèses ont été soulevées pour expliquer cette juxtaposition :
  • l'époque, la toile était chère et pour faire des économies, Courbet aurait repeint sur sa propre toile.
  • après que sa compagne, Virginie Binet, l'a quitté en 1851, emmenant son fils, Courbet lui envoie un message en la supprimant de la peinture, en ajoutant une épée et une tache de sang sur sa chemise. Il devient l'homme amoureux agonisant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Catalogue du musée d'Orsay », sur Musée d'Orsay (consulté le 8 novembre 2014)
  2. Der Verwundete, notice du musée Belvédère, en ligne.
  3. « Un homme doublement blessé », sur Artips (consulté le 8 novembre 2014)
  4. Émission télévisés d'Art d'Art, 2008, Froggies.

Liens externes[modifier | modifier le code]