Max Buchon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Jean Alexandre Buchon.
Portrait de Max Buchon (1855) par Gustave Courbet, musée Jenisch Vevey.

Joseph-Maximilien Buchon, dit Max Buchon, né le 8 mai 1818 à Salins (Jura) où il est mort le 14 décembre 1869, est un poète, romancier et traducteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ancien officier, il fait ses études en Suisse, au collège Saint-Michel de Fribourg, de 1834 à 1837. De retour à Salins, il se consacre à l'écriture, tout en restant lié à la Suisse où il se rend plusieurs fois et qu'il ne cesse de reprendre dans ses romans.

Il est un adepte du fouriérisme et un des premiers représentants du socialisme. Entre 1848 et 1851, Buchon travailla à Salins comme rédacteur du journal Rouge. Il est deuxième adjoint au maire de Salins en 1848. Après le coup d'État de Louis-Napoléon, il est inquiété en tant que républicain et expulsé en Suisse, d'abord à Fribourg, puis à Berne. Il sollicite sa grâce en avril 1856 et l'obtient suite aux interventions du sénateur Tourangin.

Son ami d'enfance Gustave Courbet le place dans son tableau monumental de 1855, L'Atelier du peintre, et donne de lui un portrait (Musée de Vevey).

Buchon traduit aussi en français des œuvres de Jeremias Gotthelf, qu'il fait connaître en France. Sur la suggestion de son ami Champfleury, il publie dans L'Indépendant, un journal de Neuchâtel, une étude sur le réalisme.

Dans ses Scènes de la vie comtoise, il décrit les conditions de vie de la population franc-comtoise du XIXe siècle, restitue le travail et la vie quotidienne du petit peuple des vignerons, bûcherons, marchands de fromage, typographes… dans un langage à la fois savoureux et authentique, qui témoigne d'un profond amour de la province, de ses paysages et de ses gens[1].

Il meurt le 14 décembre 1869 à Salins.

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Poésie et romans
  • Essais poétiques (1839), illustré par quatre dessins de Gustave Courbet[2]
  • Le Val d'Héry (1848)
  • trilogie romanesque composée en Suisse de 1851 à 1856 : Le Gouffre gourmand publié dans la Revue des deux Mondes (1854) ; Le Fils de l'ex-maire (1857) ; Le Matachin (1858). Réunie en 1858 sous le titre Scènes de la vie comtoise.
  • Poésies franc-comtoises, tableaux domestiques et champêtres (1862 ; rééd. 1868)
Études francs-comtoises
  • En Province, scènes franc-comtoises (1858)
  • Salins-les-Bains, ses eaux minérales et ses environs (1862)
  • Noëls et chants populaires de la Franche-Comté (1863)
  • Les Fromageries franc-comtoises (1866)
Traductions

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Préface de Michel Vernus à la réédition des Scènes de la vie comtoise, Sainte-Croix, Presses du belvédère, 2004.
  2. Notice du Catalogue général, BNF, en ligne.
  3. tome 2, éditeur Charles Leidecker

Sources[modifier | modifier le code]