Hector Hanoteau

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Hector Hanoteau
MarcelHanoteau-HectorHanoteau.jpg
Portrait d'Hector Hanoteau peint par son fils Marcel Hanoteau en 1887
Fonctions
Conseiller général de la Nièvre
-
Maire de Cercy-la-Tour (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Cercy-la-TourVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Autres informations
Maître
Distinction
Œuvres principales
La Mare du village (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hector Hanoteau, né le à Decize et mort le à Briet, commune de Cercy-la-Tour en France, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hector Hanoteau voit le jour au sein d'une famille bourgeoise de Decize, neuf ans après la naissance de son frère aîné, le général Adolphe Hanoteau. Son père, Charles Constance Hanoteau, est inspecteur de la navigation et sa mère, Jeanne-Marie Raboué, fille d'un riche propriétaire terrien.

En 1841, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Régis François Gignoux (1816-1882)[1]. Il concourt sans succès pour le prix de Rome de 1849, dont le sujet est Milon de Crotone délivré par les loups.

En 1853, il rend visite à son frère, chef du bureau arabe de Médéah en Algérie, ce qui lui permettra de réaliser quelques œuvres exotiques dans le style orientaliste. Il envoie son Campement arabe sous les murs de Laghouat à l'Exposition universelle de 1855.

En 1858, il peint, en collaboration avec son ami Gustave Courbet, Baigneuses dites aussi Deux femmes nues (musée d'Orsay)[2].

En 1860, il épouse Caroline Mouzat, qui meurt l'année suivante.

Hector Hanoteau s'installe à Briet au finage de Cercy-la-Tour et fonde une école de peinture. Il travaille avec ses élèves sur le motif, dans la Nièvre qu'ils parcourent. Parmi ceux-ci se trouvent Louis Marandat, Louis Marion, Gustave Comoy et son ami Paul Martin[3], ainsi que son fils Marcel Adolphe Hanoteau. Il y reçoit des peintres étrangers : Caron, Castagneto, Garcia Y Vasquez, qui préfèrent des écoles plus académiques comme celle-ci, que le contact avec les impressionnistes[4]. Ce petit groupe prendra le nom d'« École de Briet ».

Tombe d’Hector Hanoteau à Cercy-la-Tour.

Élu maire de Cercy-la-Tour le , il le restera jusqu'au et sera quelque temps conseiller général du canton de Fours[5] et est nommé chevalier de la Légion d'honneur la même année. Il devient président d'honneur de l'exposition d'art de Nevers en 1872. De 1879 à sa mort, il enseignera la peinture au poète, historien, archéologue et écrivain Louis Mathieu Poussereau (1855-1931) qui fut aussi peintre.

Il fonde L'Aiguillon en 1880, association regroupant les Nivernais vivant à Paris, en compagnie de Jean Gautherin, Émile-André Boisseau, Édouard Pail, Albert Duvivier et Dalligny.

Ses œuvres La Mare du village, Les Nénuphars et Les Grenouilles sont acquises par l'État et sont conservées à Paris au musée d'Orsay.

Il est inhumé au cimetière de Cercy-la-Tour.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Les Grenouilles (1874), Paris, musée d'Orsay.
  • Bourges : La Haie mitoyenne, huile sur toile , acquis en 1888 par l'État et la ville[6] ;
  • Douai, musée de la Chartreuse : Un coin de parc dans le Nivernais, 1865, huile sur toile ;
  • Laval, musée du Vieux-Château :
    • Nature morte, oranges et grenades, huile sur toile ;
    • Eau dormante, huile sur toile ;
    • Paysage, eau dormante, huile sur toile ;
  • Lille, palais des beaux-arts : Le Vigneron, burin et eau-forte ;
  • Nevers, musée municipal Frédéric Blandin :
    • Le Bon Samaritain, 1850, huile sur toile ;
    • La Nourrice du pauvre, 1863, huile sur toile ;
    • La Tournée du meunier, 1877, huile sur toile ;
    • La Victime du réveillon, 1879, huile sur toile ;
    • La Leçon de piano, ou Deux Têtes d'enfant, ou Deux Têtes d'enfant lisant, 1882, huile sur toile ;
    • Un Chemin à Briet, 1884, huile sur toile ;
    • Char à bœufs, 1884, huile sur toile ;
    • Les Nénuphars, 1885, huile sur toile ;
    • Le Coucher des dindons, 1889, huile sur toile ;
    • Crépuscule, huile sur toile ;
    • Effet de neige, huile sur toile ;
  • Marseille, musée des beaux-arts : Le Paradis des oies, 1864, huile sur toile ;
  • Paris, musée d'Orsay :
    • Baigneuses ou Deux femmes nues, 1858, huile sur toile ;
    • La Mare du village, 1869, huile sur toile[7] ;
    • Les Grenouilles, 1874, huile sur toile ;
  • Valognes, chapelle de l'hospice : Portement de croix - le Christ porte sa croix, 1849, huile sur toile, d'après Véronèse[8] ;

Œuvres exposées au Salon des artistes français[modifier | modifier le code]

  • 1847 : Paysage de la forêt de Compiègne ;
  • 1850 : Le Bon Samaritain, n°1458 ;
  • 1863 : La Nourrice du pauvre, n°880 ;
  • 1864 : Le Paradis des oies, n°917 ;
  • 1865 : Un coin de parc dans le Nivernais, n°1006 ;
  • 1870 : La Mare du village, n°1322 ;
  • 1873 : douze toiles, dont : La Basse-cour ; Le Hangar ; Un Coin de basse-cour ; La Maison des bois ; Le Lavoir ; Le Bois coupé ; Rentrée à la ferme ;
  • 1875 : Les Grenouilles, n°1008 ;
  • 1876 : L'Eau qui rit, Les Biquets ;
  • 1878 : La Tournée du meunier, n°1121 ;
  • 1879 : La Victime du réveillon ;
  • 1886 : Les Nénuphars, n°1158 ;
  • 1888 : La Haie mitoyenne.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1855, Exposition Universelle de Paris : Campement arabe sous les murs de Laghouat ;
  • 1863, première exposition d'art de Nevers ;
  • 1873, Exposition universelle de 1873 à Vienne : La Mare du village, no 320 ;
  • 1886, concours régional de Bourges : La Haie mitoyenne[9] ;
  • Exposition universelle de 1889 ;
  • 1962, « Les Peintres et Sculpteurs de l'Aiguillon » (artistes nivernais résidant à Paris) au musée d'art moderne de la ville de Paris du au . (La Victime du réveillon ; Deux Têtes d'enfant ; Les Nénuphars ; Le Coucher des dindons ; Char à bœufs) ;
  • 1965, « Trésors des Musées de la Nièvre » à Bourges (Effet de neige) ;
  • 1970, Paysagistes du Morvan au musée Rolin d'Autun, de mai à septembre[10] (La Victime du réveillon) ;
  • 1980, « Le Centenaire de l'Aiguillon » à Nevers (Un chemin à Briet ; Crépuscule ; Les Nénuphars) ;
  • 1988-1989, exposition du au , Maison de la Culture, Nevers. (Les Nénuphars ; Le Coucher des dindons ; Char à bœufs) ;
  • 1991, exposition au musée de Cosne-sur-Loire, du 1er juillet au , organisation Conservation départementales des musées de la Nièvre. (Effet de neige ; Les Nénuphars) ;
  • 1992, « Hector et Jean William Hanoteau », musée municipal et Ggalerie Jean-Marie Bignolas à Nevers, du au  ;
  • 1995, « 150 ans du Musée de Nevers » à la Maison de la Culture de Nevers, du au . (La Victime du réveillon ; Deux Têtes d'enfant ; La Tournée du meunier) ;
  • 1995, « Un certain charme nivernais » au musée de Nevers (Crépuscule) ;
  • 1996, « Que la Fête commence », exposition au musée de Nevers, du au  ;
  • 1999, exposition au palais ducal de Nevers, « Métiers d'hier en nivernais », du au , organisée par les services du patrimoine de la ville de Nevers (La Tournée du meunier) ;
  • 2001, « Pays, paysages », au musée municipal Frédéric Blandin à Nevers du 1er avril au , et du au à la Maison de la Culture de Nevers (Un Chemin à Briet ; Crépuscule ; Nénuphars) ;
  • 2001-2002, « Paysages de Bourgogne, de Corot à Laronze » au musée des beaux-arts de Dijon, du au (Char à bœufs ; Effet de neige ) ;
  • 2008, « Looking for Owners : Custody, Research, and Restitution of At Stolen in France during World War I », Jérusalem, Israël (Baigneuses) ;
  • 2013-2014, Hector Hanoteau un paysagiste ami de Courbet, au musée Courbet à Ornans, du au .
  • 2015, « Sur les traces d’Hector Hanoteau. Peintres paysagistes en Nivernais », au musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1863, médaille d'or de la Ire exposition d'art de Nevers[11] ;
  • 1864, médaille au Salon ;
  • 1868, médaille au Salon ;
  • 1869, médaille au Salon ;
  • 1870, hors-concours au Salon ;
  • 1889, décoré lors de l'Exposition universelle de Paris.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À qui il dédicacera plusieurs toiles.
  2. Hector Hanoteau, un paysagiste ami de Courbet, Musées en Franche-Comté.
  3. Qu'il nommera « des Amoignes » pour le différencier des autres Martin, surnom que la postérité retiendra.
  4. Encyclopédie Itau Cultural Groupe Grimm.
  5. Yves Ducroizet, Robert Pommery, « Le Canton de Fours », in La Camosine, les Annales des Pays nivernais, no 154, 2013, p. 10.
  6. Base Archim notice AR013308, cote: F/21/4500B
  7. Photographie de La Mare du village sur le site de la RMN.
  8. Base Arcade:Cote F/21/0035; AN:Notice:AR312231
  9. Le Journal de la Nièvre, 19 mai 1886.
  10. Notice n°19, reproduction p. 13.
  11. Célébrités Decizoises
  12. Vents du Morvan n°26
  13. Poète, historien, archéologue et peintre, élève de (1879 à 1890) (biographie de Louis Mathieu Poussereau).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sybille Bellamy-Brown, (Jean-Michel Lienaud, directeur de la publication), Procès-verbaux de l'Académie des Beaux-Arts, en XII volumes; tome VIII, p. 396-403.
  • Anonyme, « Les Artistes nivernais au Salon de 1876 », in Le Journal de la Nièvre, .
  • Collectif, Galeries des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Elysées, Salon de 1879.
  • Collectif, « Hommage à Hector Hanoteau », in Courrier de l'Art, 1890.
  • De Soria, « Hector Hanoteau », in L'Illustration, no 2460, .
  • Anonyme, L'Art contemporain de 1880-1881, Paris, Ateliers de reproductions artistiques, 2 vol., non daté.
  • « Hector Hanoteau », in Pays de Bourgogne, no 172.
  • Collectif, « Louis Adolphe et Hector Hanoteau », in Les Annales du Pays Nivernais, Éd. La Camosine, reproduction de La Victime du Réveillon, p. 18 et Le Bon Samaritain, p. 5.
  • Louis Jolivet, « Les Artistes nivernais », in Mémoires de la Société Académique du Nivernais, t. XI, 1902, p. 73–76.
  • Lucette Desvignes, « Hector Hanoteau, ou la lumière sous le boisseau », in Pays de Bourgogne, no 172, 1996, p. 21-26.
  • Maurice Bardin, Dictionnaire des peintres, sculpteurs et graveurs nivernais du XVe au XXe siècle, Nevers, 2002.
  • Didier Maranski, Louise-Anne Périchon, Gwladys Seabra, Sur les traces d'Hector Hanoteau. Peintres paysagistes en Nivernais, Catalogue de l'exposition présentée au musée de la Faïence et des Beaux-Arts de Nevers, 2015 (ISBN 978-29515319-8-7).
  • Yves Ducroizet, Hector Hanoteau, Éditions Cerciacum, 2016 (ISBN 978-2-9542858-4-9).

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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