Hector Hanoteau

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Hector Hanoteau
Carolus-duran-portrait-of-hanoteau.jpg

Carolus-Duran, Portrait d'Hector Hanoteau (1870),
localisation inconnue.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Briet à Cercy-la-Tour
Nom de naissance
Hector Charles Auguste Octave Constance Hanoteau
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Distinction
Œuvres réputées
La Mare du village (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hector Hanoteau[1], né le à Decize (Nièvre), et mort le à Briet, commune de Cercy-la-Tour (Nièvre), est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hector Hanoteau voit le jour au sein d'une famille bourgeoise de Decize, neuf ans après la naissance de son frère aîné, le général Adolphe Hanoteau. Son père, Charles Constance Hanoteau, est inspecteur de la navigation et sa mère, Jeanne-Marie Raboué, fille d'un riche propriétaire terrien.

En 1841, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Régis François Gignoux (1816-1882)[2]. Il concourt sans succès pour le prix de Rome de 1849, dont le sujet est Milon de Crotone délivré par les loups.

En 1853, il rend visite à son frère, chef du bureau arabe de Médéah en Algérie, ce qui lui permettra de réaliser quelques œuvres exotiques dans le style orientaliste. Il envoie son Campement arabe sous les murs de Laghouat à l'Exposition universelle de 1855.

En 1860, il épouse Caroline Mouzat, qui meurt l'année suivante.

Hector Hanoteau s'installe à Briet au finage de Cercy-la-Tour et fonde une école de peinture. Il travaille avec ses élèves sur le motif, dans la Nièvre qu'ils parcourent. Parmi ceux-ci se trouvent Louis Marandat, Louis Marion, Gustave Comoy et son ami Paul Martin[3], ainsi que son fils Marcel Adolphe Hanoteau. Il y reçoit des peintres étrangers : Caron, Castagneto, Garcia Y Vasquez, qui préfèrent des écoles plus académiques comme celle-ci, que le contact avec les impressionnistes[4]. Ce petit groupe prendra le nom d'« École de Briet ».

Élu maire de Cercy-la-Tour le , il y restera jusqu'au et sera quelque temps conseiller général du canton de Fours[5] et est nommé chevalier de la Légion d'honneur la même année. Il devient président d'honneur de l'exposition d'art de Nevers en 1872. De 1879 à sa mort, il enseignera la peinture au poète, historien, archéologue et écrivain Louis Mathieu Poussereau (1855-1931) qui fut aussi peintre.

Il fonde L'Aiguillon en 1880, association regroupant les nivernais vivant à Paris, en compagnie de Jean Gautherin, Boisseau, Édouard Pail, Duvivier, et Dalligny.

Ses œuvres La Mare du village, Les Nénuphars et Les Grenouilles sont acquises par l'État et sont conservées à Paris au musée d'Orsay.

Il est inhumé au cimetière de Cercy-la-Tour.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Les Grenouilles (1874), Paris, musée d'Orsay.
  • Bourges : La Haie mitoyenne, huile sur toile , acquis en 1888 par l'État et la ville[6] ;
  • Douai, musée de la Chartreuse : Un coin de parc dans le Nivernais, 1865, huile sur toile ;
  • Laval, musée du Vieux-Château :
    • Nature morte, oranges et grenades, huile sur toile ;
    • Eau dormante, huile sur toile ;
    • Paysage, eau dormante, huile sur toile ;
  • Lille, palais des beaux-arts : Le Vigneron, burin et eau-forte ;
  • Nevers, musée municipal Frédéric Blandin :
    • Le Bon Samaritain, 1850, huile sur toile ;
    • La Nourrice du pauvre, 1863, huile sur toile ;
    • La Tournée du meunier, 1877, huile sur toile ;
    • La Victime du réveillon, 1879, huile sur toile ;
    • La Leçon de piano, ou Deux Têtes d'enfant, ou Deux Têtes d'enfant lisant, 1882, huile sur toile ;
    • Un Chemin à Briet, 1884, huile sur toile ;
    • Char à bœufs, 1884, huile sur toile ;
    • Les Nénuphars, 1885, huile sur toile ;
    • Le Coucher des dindons, 1889, huile sur toile ;
    • Crépuscule, huile sur toile ;
    • Effet de neige, huile sur toile ;
  • Marseille, musée des beaux-arts : Le Paradis des oies, 1864, huile sur toile ;
  • Paris, musée d'Orsay :
    • Baigneuses ou Deux femmes nues, 1858, huile sur toile ;
    • La Mare du village, 1869, huile sur toile[7] ;
    • Les Grenouilles, 1874, huile sur toile ;
  • Valognes, chapelle de l'hospice : Portement de croix - le Christ porte sa croix, 1849, huile sur toile, d'après Véronèse[8] ;

Œuvres exposées au Salon des artistes français[modifier | modifier le code]

  • 1847 : Paysage de la forêt de Compiègne ;
  • 1850 : Le Bon Samaritain, n°1458 ;
  • 1863 : La Nourrice du pauvre, n°880 ;
  • 1864 : Le Paradis des oies, n°917 ;
  • 1865 : Un coin de parc dans le Nivernais, n°1006 ;
  • 1870 : La Mare du village, n°1322 ;
  • 1873 : douze toiles, dont : La Basse-cour ; Le Hangar ; Un Coin de basse-cour ; La Maison des bois ; Le Lavoir ; Le Bois coupé ; Rentrée à la ferme ;
  • 1875 : Les Grenouilles, n°1008 ;
  • 1876 : L'Eau qui rit, Les Biquets ;
  • 1878 : La Tournée du meunier, n°1121 ;
  • 1879 : La Victime du réveillon ;
  • 1886 : Les Nénuphars, n°1158 ;
  • 1888 : La Haie mitoyenne.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1855, Exposition Universelle de Paris : Campement arabe sous les murs de Laghouat ;
  • 1863, première exposition d'art de Nevers ;
  • 1873, Exposition universelle de 1873 à Vienne : La Mare du village, n°320 ;
  • 1886, concours régional de Bourges : La Haie mitoyenne[9] ;
  • Exposition universelle de 1889 ;
  • 1962, « Les Peintres et Sculpteurs de l'Aiguillon » (artistes nivernais résidant à Paris) au musée d'art moderne de la ville de Paris du 17 mars au 17 avril 1962. (La Victime du réveillon ; Deux Têtes d'enfant ; Les Nénuphars ; Le Coucher des dindons ; Char à bœufs) ;
  • 1965, « Trésors des Musées de la Nièvre » à Bourges (Effet de neige) ;
  • 1970, Paysagistes du Morvan au musée Rolin d'Autun, de mai à septembre[10] (La Victime du réveillon) ;
  • 1980, « Le Centenaire de l'Aiguillon » à Nevers (Un chemin à Briet ; Crépuscule ; Les Nénuphars) ;
  • 1988-1989, exposition du 2 novembre 1988 au 10 janvier 1989, Maison de la Culture, Nevers. (Les Nénuphars ; Le Coucher des dindons ; Char à bœufs) ;
  • 1991, exposition au musée de Cosne-sur-Loire, du 1er juillet au 30 septembre 1991, organisation Conservation départementales des musées de la Nièvre. (Effet de neige ; Les Nénuphars) ;
  • 1992, « Hector et Jean William Hanoteau », musée municipal et Ggalerie Jean-Marie Bignolas à Nevers, du 3 octobre au 7 novembre ;
  • 1995, « 150 ans du Musée de Nevers » à la Maison de la Culture de Nevers, du 3 juin au 17 septembre 1995. (La Victime du réveillon ; Deux Têtes d'enfant ; La Tournée du meunier) ;
  • 1995, « Un certain charme nivernais » au musée de Nevers (Crépuscule) ;
  • 1996, « Que la Fête commence », exposition au musée de Nevers, du 20 octobre 1996 au 28 février 1997 ;
  • 1999, exposition au palais ducal de Nevers, « Métiers d'hier en nivernais », du 19 juin au 22 août, organisée par les services du patrimoine de la ville de Nevers (La Tournée du meunier) ;
  • 2001, « Pays, paysages », au musée municipal Frédéric Blandin à Nevers du 1er avril au 3 septembre, et du 2 novembre 1988 au 10 janvier 1989 à la Maison de la Culture de Nevers (Un Chemin à Briet ; Crépuscule ; Nénuphars) ;
  • 2001-2002, « Paysages de Bourgogne, de Corot à Laronze » au musée des beaux-arts de Dijon, du 7 décembre 2001 au 2 janvier 2002 (Char à bœufs ; Effet de neige ) ;
  • 2008, « Looking for Owners : Custody, Research, and Restitution of At Stolen in France during World War I », Jérusalem, Israël (Baigneuses) ;
  • 2013-2014, Hector Hanoteau un paysagiste ami de Courbet, au musée Courbet à Ornans, du 20 décembre 2013 au 4 avril 2014.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1863, médaille d'or de la Ire exposition d'art de Nevers[11] ;
  • 1864, médaille au Salon ;
  • 1868, médaille au Salon ;
  • 1869, médaille au Salon ;
  • 1870, hors-concours au Salon ;
  • 1889, décoré lors de l'Exposition universelle de Paris.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Hector Charles Auguste Octave Constance Hanoteau.
  2. À qui il dédicacera plusieurs toiles.
  3. Qu'il nommera « des Amoignes » pour le différencier des autres Martin, surnom que la postérité retiendra.
  4. Encyclopédie Itau Cultural Groupe Grimm.
  5. Yves Ducroizet, Robert Pommery, « Le Canton de Fours », in La Camosine, les Annales des Pays nivernais, no 154, 2013, p. 10.
  6. Base Archim notice AR013308, cote: F/21/4500B
  7. Photographie de La Mare du village sur le site de la RMN.
  8. Base Arcade:Cote F/21/0035; AN:Notice:AR312231
  9. Le Journal de la Nièvre, 19 mai 1886.
  10. Notice n°19, reproduction p. 13.
  11. Célébrités Decizoises
  12. Vents du Morvan n°26
  13. Poète, historien, archéologue et peintre, élève de (1879 à 1890) (biographie de Louis Mathieu Poussereau).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Soria, « Hector Hanoteau », in L'Illustration, no 2460, 19 avril 1890.
  • Sybille Bellamy-Brown, (Jean-Michel Lienaud Directeur de la publication), Procès-verbaux de l'Académie des Beaux-Arts, en XII volumes; tome VIII, p. 396-403.
  • Collectif, Galeries des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Elysées, Salon de 1879.
  • Collectif, « Hommage à Hector Hanoteau », in Courrier de l'Art, 1890.
  • Anonyme, L'Art contemporain de 1880-1881, Paris Ateliers de reproductions artistiques, 2 vol., non daté.
  • « Hector Hanoteau », in Pays de Bourgogne, no 172.
  • Collectif, « Louis Adolphe et Hector Hanoteau », in Les Annales du Pays Nivernais, Éd. La Camosine, reproduction de La Victime du Réveillon, p. 18 et Le Bon Samaritain, p. 5.
  • Anonyme, « Les Artistes nivernais au Salon de 1876 », in Le Journal de la Nièvre, 16 juin 1876.
  • Louis Jolivet, « Les Artistes nivernais », in Mémoires de la Société Académique du Nivernais, t. XI, p. 73–76.
  • Maurice Bardin, Dictionnaire des peintres, sculpteurs et graveurs nivernais du XVe au XXe siècle, Nevers, 2002.
  • Lucette Desvignes, « Hector Hanoteau, ou la lumière sous le boisseau », in Pays de Bourgogne, no 172, 1996, p. 21-26.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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