DJ Kool Herc

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DJ Kool Herc
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DJ Kool Herc à New York, en juin 2006.

Informations générales
Surnom Kool DJ Herc, Kool Herc, Father of Hip Hop
Nom de naissance Clive Campbell
Naissance (61 ans)
Kingston, Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Activité principale Disc jockey
Genre musical Hip-hop
Années actives Depuis 1967

DJ Kool Herc, de son vrai nom Clive Campbell, né le à Kingston, est un disc jockey américano-jamaïcain, crédité comme celui ayant lancé la musique hip-hop au début des années 1970 dans le quartier du Bronx, à New York. Ses chansons de type hard funk inspirées de James Brown deviennent une alternative à la violence des gangs de rue et à la popularité naissante du disco dans les années 1970. Campbell commencer à isoler une partie des instruments qu'il utilise créant ainsi le « break ».

Il appelle ses danseurs « break-boys » et « break-girls », ou simplement b-boys et b-girls. Le style de DJing de Campbell est rapidement repris par Afrika Bambaataa et Grandmaster Flash. Contrairement à eux, il ne s'engagera jamais dans le hip-hop commercial à ses premières années.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

La 1520 Sedgwick Ave., où Kool Herc vivait avec sa famille, et où il jouait pour la première fois lors d'événements.

Clive Campbell est le premier d'une fratrie de six enfants nés de Keith et Nettie Campbell à Kingston, en Jamaïque. Jeune, il entend parler et assiste aux sound systems de dancehalls dans le quartier, et les paroles des DJs qui accompagnent, connues sous le terme de toasting. Il immigre dans le quartier du Bronx, à New York, avec sa famille, à l'âge de 12 ans en novembre 1967[1] où il résident à la 1520 Sedgwick Avenue.

Ils font face à de grandes difficultés sociales à la suite de la construction du Cross Bronx Expressway par Robert Moses (terminé en 1963, mais continué jusqu'en 1972) ; cette voie de circulation déstabilise des milliers de résidents forcés de partir, menant ainsi à un white flight après la chute des taux d'intérêts dans les quartiers situés à proximité[2]. Plusieurs incendies criminels sont déclenchés afin de récupérer l'argent des assurances. Des gangs de rue violents essentiellement composés de jeunes émergent vers 1968, et prennent contrôle d'une grande partie du Bronx en 1973[3].

Campbell étudie à la Alfred E. Smith Career and Technical Education High School du Bronx, dans laquelle sa taille, sa carrure et son attitude sur les terrains de basketball, lui valent le surnom d'« Hercules ». Il commence à trainer au sein d'un crew de graffiti appelé les Ex-Vandals, sous le surnom de Kool Herc[4]. Herc raconte avoir persuadé son père d'acheter Sex Machine de James Brown, une chanson que peu de ses amis avaient en leur possession, et qu'il voulait leur faire écouter[5]. Lui et sa sœur, Cindy, organisent des fêtes chez eux à la 1520 Sedgwick Avenue[6]. Le premier soundsystem d'Herc se compose de deux platines de mixage connectées à deux amplificateurs et d'un système Shure Vocal Master PA avec deux grandes colonnes de haut-parleurs sur lesquelles il jouait des chansons comme Give It Up Or Turnit A Loose de James Brown, It's Just Begun de The Jimmy Castor Bunch, et Melting Pot de Booker T and the MG's[4].

Années récentes[modifier | modifier le code]

Herc dans le Bronx le 28 février 2009.

Kool Herc participe au film Beat Street (Orion, 1984), dans son propre rôle. Au milieu des années 1980, son père décède, et il devient accro à la cocaïne. « Je ne pouvais pas m'en remettre, alors il a fallu que je me soigne » dit-il à cette période[7].

En 1994, Herc participe à l'album Super Bad de Terminator X et the Godfathers of Threatt[4]. En 2005, il participe à l'ouvrage Can't Stop Won't Stop de Jeff Chang sur le hip-hop. La même année, il apparait sur le clip vidéo Top 5 (Dead or Alive) de Jin, issu de son album The Emcee's Properganda. En 2006, il est impliqué dans la commémoration du hip-hop aux musées de la Smithsonian Institution[8].

Selon le fan blog de DJ Premier[9], le site web du magazine The Source[10] et d'autres sites, DJ Kool Herc tombe gravement malade en début 2011 et semblerait n'avoir aucune mutuelle[11]. Il se fait opérer des reins au St. Barnabas Medical Center[12]. En avril 2013, Campbell récupère.

Discographie[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jeff Chang, Can't Stop Won't Stop: A History of the Hip-Hop Generation, New York, St. Martin's Press,‎ (ISBN 978-0-312-42579-1)
  • (en) Brian Cross, It's Not About A Salary...Rap, Race and Resistance in Los Angeles, New York, Verso,‎ (ISBN 978-0-86091-620-8)
  • (en) Steven Hager, « Afrika Bambaataa's Hip-Hop », Village Voice, New York, Cepeda, Raquel,‎ (ISBN 978-0-571-21159-3)
  • (en) Alex Ogg et David Upshall, The Hip Hop Years, Londres, Macmillan,‎ (ISBN 978-0-7522-1780-2)
  • (en) Shapiro, Peter, Rough Guide to Hip-Hop, Londres, Rough Guides,‎ (ISBN 978-1-84353-263-7)
  • (en) Toop, David, Rap Attack, 3e éd., Londres, Serpent's Tail,‎ (ISBN 978-1-85242-627-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Can't Stop Won't Stop: A History of the Hip-Hop Generation, p. 68–72.
  2. (en) Shapiro, p. IV.
  3. (en) Chang, pp. 48–65. Chang suggests a connection with the rise of the gangs to the assassinations of Martin Luther King, Jr. and Bobby Hutton, and to the decline of the Black Panther party in the face of COINTELPRO activities, among other factors.
  4. a, b et c (en) Shapiro, pages 212–213.
  5. (en) Ogg, p. 13
  6. (en) Louise Roug, « Hip-hop may save Bronx homes », sur Los Angeles Times,‎ (consulté le 30 mars 2016).
  7. (en) Michael A. Gonzales, « "The Holy House of Hip-hop: How the Rec Room Where Hip-hop Was Born Became a Battleground For Affordable Housing », sur New York,‎ (consulté le 30 mars 2016).
  8. (en) Ben Sisario, « Smithsonian's Doors Open to a Hip-Hop Beat », The New York Times, The New York Times Company,‎ (consulté le 30 mars 2016).
  9. (en) « Update-Donations To Kool Herc Via Paypal Now Available », sur djpremierblog.com (consulté le 30 janvier 2010).
  10. (en) « DJ Kool Herc – Health, Condition », sur archive.is,‎ (consulté le 30 mars 2016).
  11. Headlines, Democracy Now, 1 February 2011. Retrieved 1 February 2011.
  12. (en) David Gonzales, « Kool Herc Is in Pain, and Using It to Put Focus on Insurance », The New York Times,‎ (consulté le 16 avril 2011).
  13. (en) Wayne Marshall, « Kool Herc », dans Mickey Hess, Icons of Hip Hop: An Encyclopedia of the Movement, Music, and Culture, Greenwood Publishing Group,‎ (ISBN 978-0-313-33902-8), p. 23.
  14. (en) Ian Wade, « The Chemical Brothers - Dig Your Own Hole - Review », BBC,‎ (consulté le 16 juillet 2015).
  15. (en) Roman Cooper, « Substantial - Sacrifice », HipHopDX,‎ (consulté le 16 juillet 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]