Kira Mouratova

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Kira Mouratova
Muratova.jpg
Kira Mouratova en 2006.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
OdessaVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Кіра Георгіївна МуратоваVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Kira Gueorguievna Korotkova
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Mère
Natalia Isaakovna Scurtu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Liste détaillée
People's Artist of Ukraine (en)
Médaille commémorative de l'anniversaire des 1500 de Kiev (en)
People's Artist of the Ukrainian SSR (d)
Ordre du prince Iaroslav le Sage
Prix national Taras Chevtchenko ()
Berliner Kunstpreis ()
Prix Alexandre Dovjenko ()
Ordre de l'Amitié ()
Médaille d'anniversaire des 20 ans de l'indépendance de l'Ukraine (d) ()
Q20165300 ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Kira Gueorguievna Mouratova (en ukrainien : Кіра Георгіївна Муратова ; transcription anglophone : Kira Muratova) est une réalisatrice, scénariste et actrice roumaine puis soviétique et enfin ukrainienne, née Korotkova le à Soroca en Bessarabie roumaine et morte le à Odessa (Ukraine)[1].

C'est une personnalité remarquée du cinéma soviétique et du cinéma ukrainien[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kira Mouratova est née le à Soroca dans la Bessarabie alors roumaine (actuellement en Moldavie) et soviétique à partir de 1940. Elle est diplômée du Institut fédéral d'État du Cinéma (VGIK) de Moscou en 1962 et se met à travailler pour le studio d'Odessa. Après la réalisation d'un court métrage, Au bord du ravin abrupt (У крутого яра), elle réalise avec Alexandre Mouratov Notre pain quotidien (1964).

En 1967, son premier grand film, Brèves rencontres (Короткие встречи), épinglant ouvertement la bureaucratie soviétique, est peu apprécié par la censure soviétique[3]. Son film suivant, Longs adieux (Долгие проводы) est lui censuré jusqu'en 1987[4].

Par la suite, l'activité créatrice de la réalisatrice sera partiellement bridée jusqu'au début de la Perestroïka, en 1986. Avec la ressortie de ses films précédemment censurés, en 1987, la popularité de Kira Mouratova grandit, en URSS, comme à l'étranger[5]. Elle est ainsi membre du jury lors de la Mostra de Venise 1990.

Cette notoriété lui permettra de continuer à réaliser y compris pendant les années de crise succédant à la dislocation de l'Union soviétique. Elle signe alors certains de ses meilleurs films, comme Le Syndrome asthénique (Астенический синдром), primé au Festival de Berlin, 1990[3]. En 1994, elle reçoit un Léopard d'honneur au Festival international du film de Locarno. À partir de 1997, elle participe pleinement au renouveau des cinémas russe et ukrainien. En 1997, son œuvre est récompensé par le prix national Taras Chevtchenko. En 2002, elle reçoit le prix Alexandre Dovjenko pour sa contribution au développement du cinéma ukrainien.

En 2004, Kira Mouratova est décorée de l'Ordre de l'Amitié par le président de la Fédération de Russie[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice et scénariste
Comme actrice
Comme monteuse

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de la réalisatrice ukrainienne Kira Mouratova à 83 ans », sur la-croix.com (consulté le 7 juin 2018).
  2. (en) Bonnie G. Smith, The Oxford Encyclopedia of Women in World History, vol. 1, Oxford University Press, (ISBN 9780195148909, lire en ligne), p. 290
  3. a et b Atlas du cinéma, André Z. Labarrère, coll. Encyclopédies d'aujourd'hui, Le Livre de poche, Paris, 2002, (ISBN 2-253-13015-X)
  4. Jean Loup Passek et collaborateurs, , Dictionnaire du cinéma, Paris, Éditions Larousse, 1991, p. 462 (ISBN 2-03-512307-0)
  5. Biographie de Kira Mouratova sur le site kinoglaz.fr.
  6. (ru) Vladimir Poutine, « Указ Президента РФ от 19.10.2004 no 1336 «О награждении орденом Дружбы Муратовой К.Г.» », sur kremlin.ru,‎ (consulté le 28 juin 2015)
  7. Kira Mouratova, la beauté du chaos, par Eugénie Zvonkine, Cahiers du cinéma, n° 661, novembre 2010, p. 72

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugénie Zvonkine, Kira Mouratova. Un cinéma de la dissonance.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]