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Kengo Kuma

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Kengo Kuma
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
Ōkurayama (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
隈 研吾Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université de Tokyo
Université Columbia
Université Keiō
Toda Corporation (d)
Nihon Sekkei (d)
Kochi Prefectural Forestry College (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions

Kengo Kuma (隈 研吾, Kuma Kengo?), né le 8 août 1954 dans la préfecture de Kanagawa, est un architecte japonais contemporain de renommée internationale.

Figure majeure de l'architecture écologique, il se distingue par sa volonté d'effacer l'architecture au profit de la nature et de l'environnement, une approche qu'il nomme « anti-objet ». Son style est reconnaissable à l'utilisation sophistiquée de matériaux naturels (bois, bambou, pierre) et à la réinterprétation des traditions japonaise par des techniques modernes.

Il est notamment l'architecte du Stade national (japon) construit pour les jeux olympiques d'été de 2020 à Tokyo. En France, il a conçu la Cité des Arts et de la Culture de Besançon et la Gare de Saint-Denis Pleyel du Grand Paris Express.

Il obtient son diplôme d'architecture en 1979, à l'université de Tokyo. Il poursuivit ensuite ses études à l'université Columbia à New York. En 1987 il fonde le studio Special Design, puis en 1990 son agence d'architecture Kengo Kuma & Associates. Il devient professeur émérite à l'université Keiō de 1998 à 1999.

L'objectif de Kuma est de récupérer la tradition japonaise afin de la réinterpréter au XXIe siècle, tout en accordant une place primordiale à la nature dans ses œuvres. En 1997, il gagne le prestigieux prix de l'Institut architectural du Japon.

Il signera sa première réalisation en France, après avoir remporté le concours pour la future Cité des Arts et de la Culture de Besançon, puis réalisera le FRAC de Marseille et l’étonnant Conservatoire de musique et de danse d’Aix-en-Provence[1] avec sa façade en panneaux d’aluminium anodisé disposés en origami.

En 2016, il remporte un Global Award for Sustainable Architecture, qui récompense son approche des matériaux traditionnels. En effet, Kuma collabore à long terme avec des artisans japonais, perpétuant leurs techniques constructives (bois, terre, papier) tout en les modernisant[2].

En 2019, il a réalisé le nouveau musée Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, consacré à la photographie.

En 2020, il remporte le concours d'architecture visant à l’édification d'une nouvelle galerie protectrice destinée à protéger le portail polychrome de la cathédrale d’Angers[3].

En 2021, son projet initialement retenu pour le futur musée de l'histoire maritime de Saint-Malo est abandonné, faute de financements suffisants.

Son projet est retenu pour le Nouveau stade olympique national de Tokyo des Jeux olympiques d'été de 2020 ainsi que pour la station de métro Saint-Denis Pleyel ouverte au public le 24 juin 2024.

Parmi ses inspirations se trouve le livre Éloge de l'ombre de Junichirō Tanizaki[4].

Philosophie : L'Architecture de l'effacement

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Kengo Kuma s'oppose à la vision occidentale de l'architecture monumentale et massive, qu'il qualifie d'« objets ». Son objectif est de faire disparaître l'architecture au profit de l'environnement, un concept qu'il nomme « anti-objet » ou « architecture de la défaite » (Makeru Kenchiku). Pour y parvenir, il utilise principalement trois procédés :

La fragmentation (Particalization) : Au lieu de grands murs de béton lisses, il décompose les surfaces en petits éléments (lattes de bois, tuiles, pierres). Cela permet à la lumière de traverser la structure et donne une impression de légèreté.

Les matériaux naturels : Il privilégie le bois (cèdre, cyprès), le bambou, la pierre et le papier de riz (washi), cherchant à retrouver la chaleur de l'architecture traditionnelle japonaise.

Le lien intérieur-extérieur : Inspiré par le concept japonais de l'Engawa (la coursive extérieure), il cherche à gommer la frontière entre la maison et la nature environnante [5],[6].

Principales réalisations

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Prix et récompenses

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Liens externes

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Publications

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(en) Anti-Object : The Dissolution and Disintegration of Architecture, Architectural Association Publications, 2008 (ISBN 978-1902902524)

(fr) L'architecture de la défaite, avec une préface d'Augustin Berque, éditions Cécile Defaut, 2017 (ISBN 978-2350183848)

(fr) Une architecture naturelle, Archi-tectural, 2013

Notes et références

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  1. SEMEPA, 50 ans d’urbanisme à Aix-en-Provence, Ed. Prolégomènes, 2011 (ISBN 9782917584330)
  2. Marie-Hélène Contal et Jana Revedin, Sustainable Design 5, Vers une nouvelle éthique pour l'architecture et la ville / Towards a new ethics for architecture and the city, Paris, Éditions Alternatives / Cité de l'architecture & du patrimoine, (ISBN 978 2 072 718 649)
  3. Cathédrale d’Angers : une galerie contemporaine signée Kengo Kuma pour protéger son portail médiéval, Iseult Cahen-Patron, 27.10.2020, Connaissance des arts
  4. Design : Le Japon donne le ton, LEs Echos, le 12 février 2016
  5. (en) Amy Frearson, « Kengo Kuma: "I feel embarrassed by some of my buildings" », sur Dezeen, (consulté le )
  6. (en) Dan Howarth, « "The criteria for architecture is humbleness," says Kengo Kuma », sur Dezeen, (consulté le )
  7. Laurence Boccara, A Aix, le conservatoire clôt le Forum culturel, Les Echos, 13 juin 2013.
  8. « Entre nature et culture : l’architecture de Kengo Kuma », sur Musée départemental Albert-Kahn (consulté le ).
  9. (en) « A Library Devoted to Japanese Novelist Murakami Is Opening in Tokyo », sur AFAR (consulté le )
  10. Auriane Hamon, « SuccessStory : Kiko Milano, la fast beauty conquérante », sur marieclaire.fr,
  11. a b c d e f g et h « Kuma Kengo », sur Kengo Kuma and Associates (consulté le )
  12. (en) « Time magazine names Kengo Kuma world's most influential architect », sur Dezeen, (consulté le )
  13. https://www.quirinale.it/onorificenze/ricerca/insegna/60